Coller du revêtement en pierre naturelle sur des murs intérieurs neufs

   Un revêtement collé est constitué de plaques de pierres naturelles fixées sur une surface plane et stable au moyen de mortier-colle de type « colle à carrelage » ou bien grâce à un adhésif.

   Au mur comme au sol, à l'intérieur ou à l'extérieur, en local sec ou humide, la pose collée de dalles en pierre doit tenir compte de multiples paramètres pour prévenir les désordres et assurer la durabilité de l'ouvrage.

   Avant de choisir un mortier-colle ou un adhésif, il faut considérer la nature et l'état du support, les propriétés du revêtement, la dimension des carreaux ainsi que les contraintes liées à la situation et la destination de l'ouvrage.

   Le mortier-colle ou l'adhésif utilisé doit bénéficier d'une Certification CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) qui donne un avis technique favorable ou non à ces produits et qui les classe selon la destination de l'ouvrage (locaux secs, moyennement humides ou humides).
Sommaire :
Mortiers-colles Adhésifs Support Revêtement Outils Préparation Pose Parties courbes Joints Entretien Liens utiles




          Les prescriptions techniques d'exécution sont éditées par le CSTB :
- Cahier N° 3522 : Certification « CERTIFIÉ CSTB » des colles à carrelage
- DTU 52.2 : Pose collée de revêtements céramiques et assimilés – Pierre Naturelle
- Cahier N° 3528 : Pose collée de revêtements céramiques et assimilés – Pierres naturelles – En rénovation de murs intérieurs dans les locaux EB+ privatif au plus
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Vous noterez qu'il existe un classement des locaux en fonction de leur exposition à l'humidité :
EA (locaux secs ou faiblement humides) comme les chambres ou les couloirs de circulation
EB (locaux moyennement humides) comme les cuisines
EB+ privatifs (locaux humides à usage privatif) comme les salles d'eau privatives intégrant un receveur de douche et/ou une baignoire.
Les cabines de douches ou salles de bains à caractère privatif dans certains locaux recevant du public (hôtels, résidences de personnes âgées, hôpitaux)
EB+ collectifs : (locaux humides à usage collectif) comme les douches collectives des stades, des gymnases ou des piscines. Les sanitaires et les cuisines collectifs dont les parois sont lavées au jet d'eau sous haute pression

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   Concernant la pierre, les critères doivent correspondre aux spécifications de la norme XP B 10-601 : Prescriptions générales d'emploi des pierres naturelles. Dans le cas d'un revêtement collé, l'aptitude du matériau à être débité en revêtement mince et sa porosité sont à contrôler.

Les mortiers-colles

   Les mortiers-colles sont classés en 3 classes de performances C1, C2 et C2S, définies dans les documents attachés à la certification CSTB des colles à carrelage.

   Un mortier-colle "amélioré" classé C2 présente, après durcissement, une adhérence et une résistance au cisaillement plus élevées qu'un mortier-colle "normal" classé C1.

   Un mortier-colle "amélioré déformable" classé C2S est un mortier-colle de classe C2 présentant par ailleurs des caractéristiques de déformabilité. Il possède deux sous-catégories : S1 = déformable et S2 = hautement déformable.

   Des caractéristiques optionnelles, portant sur le comportement du produit lors de sa mise en oeuvre, peuvent compléter ces caractéristiques fondamentales :
- Un produit de caractéristique E (Extended open time) présente un temps ouvert allongé (c'est-à-dire supérieur à 30 minutes), le temps ouvert étant le délai maximum d'attente avant la pose d'un carreau une fois le mortier-colle appliqué sur le support.
- Un mortier-colle F (Fast) est à durcissement rapide.
- Un produit G est un produit fluide formulé pour avoir une viscosité plus faible ce qui augmente son pouvoir mouillant, c'est à dire son aptitude une fois appliqué sur le support à "mouiller" l'envers du revêtement.
- Un produit T (Thixotroph) est formulé pour limiter, voir empêcher, le glissement au mur des carreaux entre le moment où le carreau est appliqué et celui où le mortier-colle fait sa prise.
Ce tableau indique la classe de mortier-colle à utiliser en fonction de la hauteur de façade (H), de la porosité de la pierre et de la surface des éléments (S). Pour les enduits à base de plâtre et les cloisons de carreaux de plâtre on pourra utiliser un adhésif plutôt qu'un mortier-colle (voir tableau adhésif).

La classe du mortier-colle (C1, C2, C2S) doit être indiquée sur le sac :
* Sans autres indications s'il n'y a pas de caractéristiques optionnelles.
* Suivie d'une ou plusieurs lettres – E, F, G ou T, c'est l'indication des caractéristiques optionnelles du produit.

Les adhésifs

   Concernant les adhésifs, il existe 2 classes de performances : D1 et D2, définies dans les documents attachés à la certification CSTB.

   Un adhésif classé D2 présente une adhérence et une résistance au cisaillement plus élevées qu'un adhésif "normal" classé D1.

   Des caractéristiques optionnelles portant sur le comportement du produit lors de sa mise en oeuvre peuvent compléter ces caractéristiques fondamentales :
- Un produit de caractéristique T est formulé pour limiter le glissement au mur des carreaux entre le moment où le carreau est appliqué et celui où l'adhésif à effectué sa réaction.
- Un produit de caractéristique TE présente la même résistance au glissement, avec en plus, un temps ouvert allongé (c'est-à-dire supérieur à 30 minutes).

Ce tableau indique la classe d'adhésif à utiliser en fonction de la hauteur de façade (H), de la porosité de la pierre et de la surface des éléments (S).

La classe de l'adhésif (D1 ou D2) doit être indiquée sur le récipient :
* Sans autres indications s'il n'y a pas de caractéristiques optionnelles
* Suivie d'une ou plusieurs lettres – T ou TE , c'est l'indication des caractéristiques optionnelles du produit.

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Attention - mortiers-colles ou adhésifs :
On ne colle pas du revêtement en pierre sur des enduits pelliculaires (épaisseur ≤ 3 mm)

Le support du revêtement

   La surface du support au moment de la pose doit être propre et dépoussiérée, notamment les blocs de béton cellulaire qui doivent être soigneusement brossés.
Le support ne doit pas ressuer l'humidité et présenter des trous importants ou des joints creux dont le rebouchage ne peut être assuré par le produit de collage.
Lorsque cela est nécessaire, le rebouchage est effectué la veille de la pose. Pour les fissures de 3 à 10 mm, passez un enduit - Pour des fissures inférieures à 3-4 mm, la colle carrelage les comblera.

   Si le support est poreux, appliquez une couche de primaire d'accrochage. Et dans le cas où le mur serait en trop mauvais état, doublez-le avec des plaques de plâtre.
   Nous traitons, dans une autre rubrique la pose de revêtement, en rénovation ; c'est à dire, collés sur un ancien carrelage ou sur une ancienne peinture - cette opération demande un soin particulier. Voir :
Pose collée de revêtements en pierres naturelles – En rénovation

   Les tolérances du support sont les suivantes :
* La planéité ne doit pas dépasser 7 mm sous la règle de 2 m pour un support en béton brut et 5 mm sous la règle de 2 m pour tous les autres supports.
* Le faux aplomb, mesuré sur une hauteur de 2,50 m ne doit pas excéder 5 mm.
Un délai de séchage est à respecter avant la pose de revêtement en fonction du type de support neuf

Le revêtement en pierre

Les matériaux sont des pierres naturelles, à l'exclusion des matériaux fissiles comme les schistes (ardoises) :

Les calcaires, le grès, le travertin, le marbre, la quartzite, le gneiss, le granit, le basalte, la diorite, le porphyre.

Les éléments doivent respecter des tolérances de fabrication de ± 0,5 mm sur toutes les dimensions.

   Certains mortiers de collage ou de jointoiement peuvent tacher la pierre. Pour éviter ce désagrément, qui peut se révéler irréversible, n'utiliser que des produits qui spécifient clairement leur comptabilité avec la pierre naturelle.

   En pierre naturelle posée au mortier-colle le format des éléments est limité à 0,36 m² ; soit 60 x 60 cm en carré ou, par exemple, 50 x 35 cm en rectangle.
On peut trouver bien d'autres formats standards ou différents selon les fournisseurs :
* Des "plaquettes" carrées de 30,5 x 30,5 cm - Epaisseur 10 mm , couramment proposés en marbre, granit et pierre froide (très dure).
* Des dalles carrées ou rectangulaires : 15 x 15 cm - 20 x 25 cm - 25 x 40 cm - 33 x 60 cm - 60 x 60 cm - En épaisseur 20 mm (le rapport longueur sur largeur des dalles rectangulaires est généralement limité à 2).
* Des dalles appareillées selon un calepin précis, du "sur mesure".
   La masse maximale du revêtement (1 mètre carré x l'épaisseur en mètre des dalles x la densité du matériau en kg/m3) ne doit pas excéder les limites suivantes :
      * 40 kg/m² pour la pose avec mortier-colle.
      * 30 kg/m² pour la pose avec adhésif.


   Il est donc important de connaître la densité de la pierre, en kilogramme par mètre cube. Elle doit vous être communiquée par le fournisseur du matériau.
Voir notre rubrique consacrée à ce sujet : Demandez la fiche technique (la masse volumique)

   Comme on a pu le voir, la porosité du matériau détermine le choix du mortier-colle ou de l'adhésif. Il est donc important de connaître cette valeur. Elle doit vous être communiqué par le fournisseur du matériau.
Voir notre rubrique consacrée à ce sujet : Demandez la fiche technique (la porosité)

   Pour des raisons évidentes d'entretien, la finition adoucie ou polie (pour les matériaux qui peuvent l'être) est conseillée. Dans le cadre d'une restauration ou par choix, on pourra trouver les finitions bouchardée/ciselée, layée ou bossagée. Dans ce dernier cas, attention au respect du poids du revêtement, la bosse générée lors de l'éclatement doit être prise en compte.

Les outils nécessaires


   Voici les outils de base utiles à la pose de votre revêtement. Le platoir cranté (ou denté) peut être remplacé par un couteau à enduire et une spatule crantée. Un niveau laser remplacera avantageusement le bon vieux niveau à bulle...
Mètre Crayon Règle Niveau Platoir cranté
Maillet Scie sur table Auge Truelle Eponge
   Vous noterez que la largeur des dents du platoir ou de la spatule à une importance. Elle permet de garantir la bonne tenue du revêtement en fonction de ses dimensions.
Ce critère joue également sur la consommation du mortier-colle ou de l'adhésif.
Le tableau ci-dessous précise le type de denture à utiliser compte tenu du format ; ainsi que la consommation minimale en mortier-colle et adhésif. Il précise, en outre, la nécessité ou non de pratiquer un double encollage (face du mur + dalle)


Double encollage

La préparation du chantier

Pour que le revêtement soit posé de niveau :
   Faites une simulation de pose en partant du plafond, sans oublier l'épaisseur des joints, c'est à dire 3 à 5 mm
(Attention les joints nuls sont interdits)

Les découpes de niveau se font toujours sur les dalles situées au bas du mur car elles sont moins visibles.

   Tracez au cordeau un trait de niveau à la hauteur du dernier carreau entier du bas (cette opération peut être réalisée plus aisément avec un niveau laser).

   Fixez solidement un tasseau horizontal sur ce repère, c'est le support de la deuxième assise de dalles, point de départ de la pose.
Avant de fixer ce tasseau au moyen de vis ou de clous, assurez-vous qu'aucun tuyau ou câble électrique ne soient noyés dans l'épaisseur du mur.


La pose du revêtement

Respectez tout d'abord quelques principes :


   La température du support et la température ambiante sont à surveiller. Ne collez pas un revêtement par une température inférieure à 5 °C ou bien dans une atmosphère trop chaude, c'est à dire supérieure à 30°C

   Si vous utilisez un mortier-colle : veillez à bien respecter les consignes de préparation :
* La bonne proportion de l'eau de gâchage
* Le temps de repos de la pâte et son remalaxage juste avant utilisation
* La durée pratique d'utilisation
   Il est préférable de réaliser le gâchage du produit au malaxeur électrique lent (500 tr/min maximum). Toutefois, un gâchage manuel est toujours possible, mais pour des petites quantités.

   Si vous utilisez un adhésif : la pâte, prête à l'emploi, est malaxée directement dans son récipient.
Pour une meilleure conservation, il est conseillé de refermer soigneusement le pot après prélèvement de la pâte.
Dans le cas ou une peau se formerait à la surface du produit (ouverture prolongée), il faut l'enlever et remalaxer le produit.
Si le pot reste ouvert plus de 6 h, le produit ne doit plus être utilisé.

De manière générale, la surface encollée en une fois ne doit pas entraîner un dépassement du temps ouvert du produit de collage (délai maximum entre l'encollage du support et la pose des dalles) :
* Avec les mortiers-colles à durcissement normal et les adhésifs, la durée du temps ouvert est de 15 à 20 min
* Avec les mortiers-colles à durcissement rapide, la durée du temps ouvert est de 5 à 10 min.
   Commencez par travailler un pan de mur, ne tournez pas autour de la pièce. Appuyez les premières dalles sur le tasseau fixé de niveau, en commençant par le centre.
Appliquez le produit de collage sur le support à l'aide du platoir denté ou d'un couteau à enduire et une spatule crantée.
L'outil tenu sous un angle d'environ 45°, étirez horizontalement ou verticalement la colle sur le support en une couche d'épaisseur régulière. N'enduisez pas plus de 1 mètre carré à la fois afin que la colle ne sèche pas avant que vous n'ayez pu disposer toutes les dalles de revêtement.

   En cas de double encollage, répartissez de la même façon le produit sur le contre-parement de la pierre, mais dans le sens opposé à celui du support mural.

   Appuyez sur la dalle afin de bien écraser la colle - vérifiez son aplomb au niveau. Pour bien régler votre dalle, vous pouvez vous aider du maillet de carreleur (en évitant de frapper sur les coins des dalles pour ne pas les casser).
Afin de garantir une épaisseur de joint régulière, insérez des croisillons aux angles des dalles en vérifiant bien leur position.

   Aux extrémités du mur, les découpes d'ajustement des dalles sont réalisées à la scie sur table, équipée d'un disque "diamant" adapté à la dureté du matériau : pierre, marbre, granit,...



   Il faut respecter un temps de séchage adapté avant d'enlever le tasseau pour effectuer les découpes précises et le collage des dalles de la première assise.
Au fur et à mesure de votre avancée, essuyez les bavures de colle ou d'adhésif avec une éponge légèrement humide avant que la colle n'ait le temps de prendre.

   Pour une ouverture (porte ou fenêtre), la meilleure méthode consiste à organiser l'appareillage à partir de son axe. S'il y a deux ouvertures, partez de l'axe médian entre elles. Si une porte ou une fenêtre est très proche d'un mur, partez du centre de l'espace compris entre son encadrement et l'angle opposé en cherchant la coupe idéale autour de l'ouverture. Procédez de même pour les assises.



   Pour les angles sortants, vous pouvez choisir de poser les joncs de finition proposés dans le commerce. Il en existe de différentes formes, en différentes matières (plastique, alu, ...).
Une autre solution, plus traditionnelle, consiste à réaliser des angles en " bec d'oiseau ", c'est à dire des coupes chanfreinées à 45°, réalisées dans l'épaisseur de la dalle. Il faut, dans ce cas, laisser un plat de 5 mm afin de ne pas fragiliser l'arête et aussi pour faciliter la réalisation d'un joint de finition net et chanfreiné.



Les parties courbes

   Il faut apporter un soin particulier et respecter certaines règles concernant les parties courbes (colonnes, murs cintrés,...).
En pierre naturelle, il est possible de réaliser des segments de forme courbe, mais ce type de fabrication représente généralement un coup important. Il est donc plus courant de poser des facettes droites qui épousent la forme arrondie.
Mais, attention, pour une bonne tenue, leur longueur est limitée selon le rayon de la partie courbe.

Ce dessin précise la largeur maximale des éléments de revêtement autorisée en fonction du rayon de courbure du support.


La pose des facettes se fait toujours par double encollage en bain plein, sans vide d'air autour de la pièce.
Les joints de finition

   Les pierres naturelles sont posées avec des joints d'au moins 2 mm de large - les joints nuls sont interdits.
En aucun cas, le revêtement ne doit venir en butée contre le sol et le plafond, il faut respecter, à ces endroits, un joint d'au moins 5 mm.
Les éventuels joints de fractionnement ou de dilatation du support doivent être répercutés dans l'épaisseur du revêtement.

   Avec un mortier-colle à durcissement normal, le jointoiement peut intervenir dès le lendemain ; par temps froid ou humide, ce délai peut être allongé.
Avec un mortier-colle à durcissement rapide, le jointoiement peut intervenir 3 à 6 h après la pose.
Dans le cas d'emploi d'un adhésif et de revêtement poreux en pierre naturelle de porosité ouverte ≤ 2 %, le jointoiement est réalisé dès le lendemain.

   Dans le cadre d'une recherche plus traditionnelle, avec une pierre rustique, à gros grain ou encore bossagée, vous pouvez réaliser des joints au mortier de chaux
, cela donnera un aspect plus granuleux, plus adapté qu'un joint à carrelage lisse. Dans ce cas, le joint devra faire au moins 5 mm pour faciliter la mise en place du mortier.

Joints au mortier de chaux hydraulique ou de chaux aérienne

   La chaux hydraulique offre une meilleur résistance au détriment d'une prise à coeur très lente, la chaux aérienne sèche rapidement mais est plus fragile. L'un convient mieux à la maçonnerie, l'autre à la décoration (un mélange des deux est possible).

Fabrication du mortier à la chaux :
• Joints fins : mélangez environ 1 volume de chaux avec deux volumes de sable tamisé fin (0-2 mm).
• Joints larges : mélangez environ 1 volume de chaux avec trois volumes de sable gros (entre 0-3 et 0-6 mm)
• Ajoutez l'eau pour obtenir une consistance plastique - Plus liquide dans le cas des joints fins - Plus épaisse dans le cas de joints larges.

   Humidifiez la pierre si celle-ci est poreuse ou si le temps est très sec ; remplissez les joints en utilisant une spatule en prenant soin de garnir le joint jusqu'au fond, sans laisser de vides.
Pour éviter les rayures sur les pierres tendres ou adoucies, vous pouvez utiliser une petite raclette souple en matière plastique.
   Les pierres sont nettoyées soigneusement à l'éponge et à l'eau claire au au fur et à mesure de l'avancement des joints, et dans tous les cas, avant que le mortier n'ait complètement fait sa prise.


La réalisation au mortier à joint

   Ce mortier, prêt à l'emploi et d'aspect lisse, s' adapte mieux au joints fins ainsi qu'aux marbres et aux granits.

Fabrication du mortier à joint :
• Versez en pluie la poudre dans l'eau.
• Travaillez le mélange à la truelle jusqu'à avoir supprimé tous les grumeaux.
• La colle doit avoir la consistance finale d'une épaisse pâte à crêpes et s'écouler de la truelle.
• Laissez reposer le mélange une demi-heure environ avant son utilisation.

   Le respect du dosage en eau du mortier de jointoiement permet d'obtenir les caractéristiques optimales et, si vous avez opté pour un joint coloré, de garantir une couleur du joint homogène d'une gâchée à l'autre.

   Remplissez les joints en utilisant une spatule en prenant soin de garnir le joint jusqu'au fond, sans laisser de vides.
Pour éviter les rayures sur les pierres tendres, adoucies ou polies, vous pouvez utiliser une petite spatule souple en matière plastique (voir paragraphe précédant).

   Après un séchage d'environ une heure, nettoyez un à un les joints à l'éponge humide, en la rinçant très fréquemment, sans appuyer et en diagonale pour ne pas creuser.
Quand toutes les dalles ont été nettoyés et que l'eau a séché, munissez-vous d'un chiffon sec et propre et frottez les carreaux un à un pour supprimer la couche de laitance qui subsiste en surface.

L'entretien de votre revêtement en pierre

   A la fin du chantier, il est important de bien laisser sécher le revêtement durant une période de une à trois semaines. Au cours de cette période de séchage, veillez à bien ventiler la pièce. Avec certaines pierres il peut se produire des phénomènes d'efflorescences (cristaux de sel solubles qui traversent les pores de la pierre et se cristallisent en surface après évaporation, en formant des taches blanchâtres à brunâtres) ; dans ce cas, seul un nettoyage à l'éponge légèrement humidifiée dans de l'eau claire est conseillé.

   Concernant l'entretien courant, lavez le revêtement à l'éponge humidifiée à l'eau claire. Si un détergent est nécessaire, pour des taches grasses par exemple, utilisez un savon neutre de type " savon de Marseille " en paillettes dilué à raison d'un demi verre (12 cl) pour 10 litres d'eau ou bien encore un " savon noir ".
Attention : tout excès de savon forme une pellicule inesthétique à la surface du revêtement. En outre, il est absolument déconseillé d'utiliser des détergents contenant des acides (même dilués), du chlore, de l'eau de javel, des produits abrasifs gras siliconés, les vernis, les solvants. Ils peuvent causer des dégradations irréversible dans la pierre.

   Une autre solution est offerte après pose et séchage complet du revêtement en pierre naturelle, c'est l'application d'un produit hydrofuge ou anti-tâche adapté.
Il est souhaitable de faire un essai préalable sur une petite surface.
Il est à noter également que, pour une parfaite efficacité, ce type de traitement est à renouveler régulièrement (tous les deux ou trois ans selon le produit, le matériau et son exposition)

Pour plus d'informations sur l'entretien et le détachage de la pierre naturelle, vous pouvez consulter nos rubriques

                                      Comment nettoyer les façades ou bien encore Comment nettoyer les sols


Liens utiles - Produits

   Le site Weber propose des produits de bonne qualité théoriquement distribués par tous les bons vendeurs de matériaux.
Cela ne veut pas dire qu'il n'en existe pas autres d'aussi bonne qualité, bénéficiant de la certification CSTB (rappelez-vous...).

Demandez conseil à votre revendeur en vous assurant surtout de la comptabilité des produits avec la pierre naturelle.

Le site Weber





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