Coller du revêtement en pierre naturelle sur des murs extérieurs neufs

   Un revêtement collé est constitué de plaques de pierres naturelles fixées sur une surface plane et stable au moyen de mortier-colle de type « colle à carrelage » ou bien grâce à un adhésif.

   A l'extérieur, sur support neuf, la pose collée de dalles en pierre doit tenir compte de multiples paramètres pour prévenir les désordres et assurer la durabilité de l'ouvrage.

   Avant de choisir un mortier-colle ou un adhésif, il faut considérer la nature et l'état du support, les propriétés du revêtement, la dimension des carreaux ainsi que les contraintes liées à la situation et la destination de l'ouvrage.

   Le mortier-colle ou l'adhésif utilisé doit bénéficier d'une Certification CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) qui donne un avis technique favorable ou non à ces produits et qui les classe selon la destination de l'ouvrage (locaux secs, moyennement humides ou humides).
Sommaire :
Mortiers-colles Support Revêtement Outils Préparation Pose Parties courbes Joints Entretien Liens utiles



              Les prescriptions techniques d'exécution sont éditées par le CSTB :
- Cahier N° 3522 : Certification « CERTIFIÉ CSTB » des colles à carrelage
- Cahier N° 3266 : Revêtements de murs extérieurs en carreaux céramiques ou analogues (pierres naturelles) collés au moyen de mortiers-colles en travaux neufs
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   Les support neufs recevant la pierre collée sont les suivants :
* Les bétons banchés.
* Les murs maçonnés d'enduit sur gobetis ou d'enduit à deux couches projeté mécaniquement avec un dosage global en liant ≥ 350 kg/m³ de sable sec et un dosage en ciment ≥ 250 kg/m³.
* Les murs enduit d'une monocouche d'imperméabilisation faisant l'objet d'un Certificat CSTBat, c'est à dire possédant des caractéristiques mécaniques de classes E ≥ 4 et R ≥ 4 .
E4 (Module d'élasticité à 28 jours) compris entre 7 500 et 14 000 MPa.
R4 (Résistance à la traction par flexion à 28 jours) compris entre 2,0 et 3,5 MPa.
Attention : sur tous les autres supports extérieurs : parpaings ou moellons bruts, gobetis, enduits non dressés ou grattés, la pose collée est interdite. Sont exclus également les enduits pelliculaires (épaisseur ≤ 3 mm)
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   Concernant la pierre, les critères doivent correspondre aux spécifications de la norme XP B 10-601 : Prescriptions générales d'emploi des pierres naturelles. Dans le cas d'un revêtement collé à l'extérieur, l'aptitude du matériau à être débité en revêtement mince, sa porosité et sa résistance au gel en fonction de son exposition, sont à contrôler.

Les mortiers-colles

   Les mortiers-colles sont classés en 3 classes de performances C1, C2 et C2S, définies dans les documents attachés à la certification CSTB des colles à carrelage.

   Pour la pose collée en extérieur, les mortiers-colles de classe C1 sont interdits.

   Il faudra donc utiliser des mortiers-colles de classes C2 et C2S présentant des caractéristiques de déformabilité. Ce dernier, possède deux sous-catégories : S1 = déformable et S2 = hautement déformable.

   Pour les façades de plus de 6 m, toute la surface - de 0 à 28 m maximum - doit être réalisée avec un mortier-colle classé C2 S1 ou S2 Façade.

   Des caractéristiques optionnelles, portant sur le comportement du produit lors de sa mise en oeuvre, peuvent compléter ces caractéristiques fondamentales :
- Un produit de caractéristique E (Extended open time) présente un temps ouvert allongé (c'est-à-dire supérieur à 30 minutes), le temps ouvert étant le délai maximum d'attente avant la pose d'une dalle une fois le mortier-colle appliqué sur le support.
- Un mortier-colle F (Fast) est à durcissement rapide.
Attention : en extérieur, l'emploi des mortiers-colles à durcissement rapide est limité à la réalisation des petites surfaces : bandeaux, tableaux, …
- Un produit T (Thixotroph) est formulé pour limiter, voir empêcher, le glissement au mur des carreaux entre le moment où le carreau est appliqué et celui où le mortier-colle fait sa prise.

Ce tableau indique la classe de mortier-colle à utiliser en fonction de la hauteur de façade (H), de la porosité de la pierre et de la surface des éléments (S).
N.B. : Pour les parties d'ouvrage en retrait de la façade comme les balcons, la hauteur se calcule à partir du sol du balcon.

La classe du mortier-colle, C2 S1 ou S2 , S2 " Façade ", doit être indiquée sur le sac :
* Sans autres indications s'il n'y a pas de caractéristiques optionnelles.
* Suivie d'une ou plusieurs lettres – E, F ou T, c'est l'indication des caractéristiques optionnelles du produit.


Le support du revêtement

   La surface du support au moment de la pose doit être propre et dépoussiérée, et ne pas ressuer l'humidité.

La tolérance de planéité du support est de 5 mm sous la règle de 2 m.

   Sur béton banché - Les produits de démoulage doivent être compatibles avec le mortier-colle. Dans le cas contraire, le béton doit être décapé, soit dès le démoulage à l'eau haute pression, soit par piquage, sablage ou lavage très haute pression (400 bars minimum) - Toujours sur béton durci.

   Vous devez également corriger tous les éventuels défauts de surface :
     * Les trous sont rebouchés avec le mortier-colle (épaisseur de 5 mm maximum).
     * Les parties plus importantes, par ragréage effectué au moyen de produits adaptés et compatibles avec le mortier colle et la pierre.
     Dans tous les cas, respectez un délai de séchage de 24 heures au moins avant de procéder à la pose du revêtement.

   Sur béton banché, le délai de séchage à respecter après achèvement du gros-oeuvre est de :
     - 2 mois pour les bâtiments jusqu'au RdC + 3 étages.
     - 3 mois au-delà de 3 étages.

  Sur maçonnerie enduite, la pose peut être effectuée après un délai d'attente du séchage de l'enduit de 3 semaines.

Le revêtement en pierre

Les matériaux sont des pierres naturelles non gélives (résistantes au gel) :

Les calcaires, le grès, la quartzite, le gneiss, le granit, le basalte, la diorite, le porphyre.
   Sont exclus, les matériaux fissiles comme les schistes (ardoises) ainsi que les marbres cristallins (sauf s'ils peuvent justifier de leur tenue à la décohésion granulaire).

   Une " fiche d'identité de la pierre " doit être communiquée par le fournisseur (carrière ou revendeur). Elle indique notamment les caractéristiques d'aspect et les valeurs de trois essais d'identité du matériau (masse volumique apparente, porosité, vitesse de propagation du son) renouvelés obligatoirement tous les deux ans.
Voir notre rubrique :  Demandez la fiche

   Les éléments doivent respecter des tolérances de fabrication de ± 0,5 mm sur toutes les dimensions.

   En extérieur, la résistance au gel d'une pierre est une donnée importante à ne pas négliger. Selon sa position dans la façade et le niveau d'exposition au gel de votre région, la pierre choisie pourra ou non être posée.

   Vous devez pour cela connaître le nombre de cycles de résistance au gel de la pierre et le classement au gel de votre canton. Nous pouvons vous renseigner sur ce dernier point - Voir notre rubrique :  Zones de gel

Ce croquis indique l'emplacement et le nom des éléments de revêtement dans la façade



Selon sa position dans la façade, la résistance au gel de la pierre naturelle devra correspondre à ces critères:

Élévation
Zones A et B = aucune restriction - Zone C = ≥ 12 cycles - Zone D = ≥ 24 cycles

Bandeau et appui de balcon
Zone A = ≥ 12 cycles - Zone B = ≥ 24 cycles - Zone C = ≥ 48 cycles - Zone D = ≥ 48 cycles

Appui de fenêtre
Zone A = ≥ 12 cycles - Zone B = ≥ 12 cycles - Zone C = ≥ 24 cycles - Zone D = ≥ 48 cycles

Soubassement
Zone A = ≥ 12 cycles - Zone B = ≥ 12 cycles - Zone C = ≥ 48 cycles - Zone D = ≥ 96 cycles

Couronnement d'acrotère
Zone A = ≥ 12 cycles - Zone B = ≥ 24 cycles - Zone C = ≥ 48 cycles - Zone D = ≥ 96 cycles
Pour rappel :

* Zone A - Gel très faible : pas plus de deux jours ayant atteint une température inférieure à - 5° C
* Zone B - Gel faible : pas plus de quatre jours ayant atteint une température inférieure à - 6° C
* Zone C - Gel modéré : pas plus de dix jours ayant atteint une température inférieure à - 10° C
* Zone D - Gel sévère : plus de dix jours ayant atteint une température inférieure à - 10° C
(calculs basés sur la moyenne annuelle des 30 dernières années)
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   Certains mortiers de collage ou de jointoiement peuvent tacher la pierre. Pour éviter ce désagrément, qui peut se révéler irréversible, n'utiliser que des produits qui spécifient clairement leur comptabilité avec la pierre naturelle.

   Lorsqu'il s'agit de la pose collée de pierre naturelle en extérieur, l'épaisseur des pierres est limitée à 20 mm (2 cm), au delà, vous devrez agrafer les dalles au support.

   Les formats limites des dalles sont également définis :
* 0,20 m² pour les pierres de porosité > 5 % (avec une tolérance de ± 10 %, soit 0,22 m² maxi).
   Quelques formats courants qui peuvent varier selon les fournisseurs : 44 x 44 cm - 33 x 60 cm.
* 0,11 m² pour les carreaux de porosité ≤ 5 % (avec une tolérance de ± 10 %, soit 0,12 m² maxi).
   Quelques formats courants qui peuvent varier selon les fournisseurs : 33 x 33 cm - 25 x 40 cm.
   Dans tous les cas, la masse maximale du revêtement (1 mètre carré x l'épaisseur en mètre des dalles x la densité du matériau en kg/m3) ne doit pas excéder 40 kg/m² .

   Il est donc important de connaître la densité de la pierre, en kilogramme par mètre cube. Elle doit vous être communiquée par le fournisseur du matériau.
Voir notre rubrique consacrée à ce sujet : Demandez la fiche technique (la masse volumique)

   Comme on a pu le voir, la porosité du matériau détermine le choix du format. Il est donc important de connaître cette valeur. Elle doit vous être communiqué par le fournisseur du matériau.
Voir notre rubrique consacrée à ce sujet : Demandez la fiche technique (la porosité)

   Pour l'extérieur, la finition polie brillant (pour les matériaux qui peuvent l'être) est déconseillée, car son aspect ne résisterait pas aux intempéries. La finition la plus courante est "adoucie" (poncée, lisse au toucher).
Dans le cadre d'une restauration, ou par choix, on pourra trouver les finitions bouchardée/ciselée, layée ou bossagée. Dans ce dernier cas, attention au respect du poids du revêtement, la bosse générée lors de l'éclatement doit être prise en compte.
   Attention également aux matériaux très clairs, qui, selon l'exposition de la façade, peuvent générer un effet d'éblouissement par temps ensoleillé.

Les outils nécessaires


   Voici les outils de base utiles à la pose de votre revêtement. Le platoir cranté (ou denté) peut être remplacé par un couteau à enduire et une spatule crantée. Un niveau laser remplacera avantageusement le bon vieux niveau à bulle...
Mètre Crayon Règle Niveau Platoir cranté
Maillet Scie sur table Auge Truelle Eponge
   Vous noterez que la largeur des dents du platoir ou de la spatule à une importance. Elle permet de garantir la bonne tenue du revêtement en fonction de ses dimensions.
Ce critère joue également sur la consommation du mortier-colle ou de l'adhésif.
Le tableau ci-dessous précise le type de denture à utiliser compte tenu du format ; ainsi que la consommation minimale en mortier-colle.


Double encollage


Préparation du chantier

   Faites un plan d'appareillage "à l'échelle" de votre façade, sans oublier l'épaisseur des joints (5 à 12 mm).
Attention, les joints nuls sont interdits et ne doivent en aucun cas être inférieurs à 5 mm et plus les joints sont larges, plus le revêtement supporte les sollicitations de la façade.


   Entre chaque assise, décalez les joints verticaux d'une longueur au moins égale à 1/3 de la longueur d'une pierre. La plus courte distance entre un joint vertical et l'arête d'un angle rentrant ou sortant est de 20 cm.


   Sur le plan que vous réalisez faites figurer les portes et fenêtres, les linteaux et appuis, le soubassement et le bandeau.

Dans les encadrements de baies, prévoyez l'épaisseur du tableau en retour ; et celle des sous-linteaux et voussures.













   Enfin, effectuez un repérage des éléments en numérotant chacune des pierres par assise de la façon suivante :

- Assise de Soubassement 1 = S1, 1ère pierre = 1, ce qui donne S1/1... et ainsi de suite : S1/2, S1/3, S1/4 ...

- 1ère d'Elévation = E1, 1ère pierre = 1, ce qui donne E1/1... et ainsi de suite : E1/2, E1/3, E1/4 ...

- 2ème d'Elévation = E2, 1ère pierre = 1, ce qui donne E2/1... et ainsi de suite : E2/2, E2/3, E2/4 ...

   Choisissez un repère différent pour chaque type de pièce : L, pour linteau ; V, pour voussure ; T, pour tableau, AP, pour appui, etc.




   Chaque élément de façade étant ainsi repéré, "calepiné", sur le plan, un bordereau de fabrication est réalisé. Il regroupe chacune des dalles en indiquant leur quantité, leurs dimensions, leur surface et surtout leurs repères, indispensables pour la fabrication et la pose.

(ce travail peut être réalisé sur un tableur, OpenOffice, Excel, ...)


La pose du revêtement

Respectez tout d'abord quelques principes :

   La température du support et la température extérieure sont à surveiller. Le collage ne doit pas être effectué lorsqu'il gel ou si le support est gelé. Dans tous les cas, la température ambiante doit être supérieure à 5 °C.

   La pose ne peut pas être effectuée par vent sec.
Par grande chaleur, surtout si le support a été longtemps exposé au soleil, vous devez humidifier la veille. La température du support ne doit jamais être supérieure à 30°C.
Pour remédier à ces deux inconvénients, vous pouvez bâcher l'échafaudage pour couper du vent et atténuer l'exposition au soleil.

Veillez à bien respecter les consignes de préparation du mortier-colle:
* La bonne proportion de l'eau de gâchage
* Le temps de repos de la pâte et son remalaxage juste avant utilisation
* La durée pratique d'utilisation
   Il est préférable de réaliser le gâchage du produit au malaxeur électrique lent (500 tr/min maximum). Toutefois, un gâchage manuel est toujours possible, mais pour des petites quantités.

De manière générale, la surface encollée en une fois ne doit pas entraîner un dépassement du temps ouvert du produit de collage (délai maximum entre l'encollage du support et la pose des dalles) :
* Avec les mortiers-colles à durcissement normal la durée du temps ouvert est de 15 à 20 min
En optant pour un mortiers-colles à durcissement allongé (E), il est possible de travailler une plus grande surface avant l'application des dalles puisque la durée du temps ouvert est d'au moins 30 min

* Avec les mortiers-colles à durcissement rapide, la durée du temps ouvert est de 5 à 10 min. Attention : pour rappel - En extérieur, l'emploi des mortiers-colles à durcissement rapide est limité à la réalisation des petites surfaces : bandeaux, tableaux, …
   La colle est appliquée sur le support à l'aide d'un platoir denté ou d'un couteau à enduire et d'une spatule crantée.
L'outil tenu sous un angle d'environ 45°, étirez horizontalement ou verticalement la colle sur le support en une couche d'épaisseur régulière. N'enduisez pas plus de 1 mètre carré à la fois afin que la colle ne sèche pas avant que vous n'ayez pu disposer toutes les dalles de revêtement.

   Pour encoller les dalles de revêtement procédez de la même façon en étalant le produit sur le contre-parement de la pierre, mais dans le sens opposé à celui du support mural.

   Appuyez sur la dalle afin de bien écraser la colle - vérifiez son aplomb au niveau. Pour bien régler votre dalle, vous pouvez vous aider du maillet de carreleur (en évitant de frapper sur les coins des dalles pour ne pas les casser).
Afin de garantir une épaisseur de joint régulière, insérez des croisillons aux angles des dalles en vérifiant bien leur position.

   Toutes les découpes d'ajustement des dalles sont réalisées à la scie sur table, équipée d'un disque "diamant" adapté à la dureté du matériau : pierre, granit,...

Vous pouvez vérifier régulièrement que l'écrasement est correct en décollant une dalle du support : au moins 70% des sillons de colle doivent être écrasés

Au fur et à mesure de votre avancée, essuyez les bavures de colle ou d'adhésif avec une éponge légèrement humide avant que la colle n'ait le temps de prendre.

   Pour les angles sortants de la façade, les raccords façade/tableau, façade/voussure, etc. , vous pouvez choisir de laisser apparent le chant de la dalle de revêtement (en lui donnant une finition propre).
Une autre solution, consiste à donner à votre revêtement l'aspect du massif. Pour cela, il faut réaliser des angles en " bec d'oiseau ", c'est à dire des coupes chanfreinées à 45° pratiquées dans l'épaisseur de la dalle. Dans ce cas, il faut laisser un plat de 5 mm afin de ne pas fragiliser l'arête et aussi pour faciliter la réalisation d'un joint de finition net et chanfreiné.


Les parties courbes

   Il faut apporter un soin particulier et respecter certaines règles concernant les parties courbes (colonnes, murs cintrés,...).
En pierre naturelle, il est possible de réaliser des segments de forme courbe, mais ce type de fabrication représente généralement un coup important. Il est donc plus courant de poser des facettes droites qui épousent la forme arrondie.
Mais, attention, pour une bonne tenue, leur longueur est limitée selon le rayon de la partie courbe.

Ce dessin précise la largeur maximale des éléments de revêtement autorisée en fonction du rayon de courbure du support.


La pose des facettes se fait toujours par double encollage en bain plein, sans vide d'air autour de la pièce.


Les joints de finition

   Les pierres naturelles sont posées avec des joints d'au moins 4 mm de large - les joints nuls sont interdits.
Les joints de fractionnement ou de dilatation du support doivent être répercutés dans l'épaisseur du revêtement et du mortier-colle.
Ils peuvent être remplis : d'un mastic élastomère 1re catégorie ne tachant pas la pierre, par un profilé métallique protégé contre la corrosion ou bien par un profilé PVC.

  Des joints au mastic élastomère 1re catégorie doivent combler chaque zone de butée du revêtement, à la jonction entre les dalles et le dormant des menuiseries (indépendamment de l'isolation pratiquée entre le gros-oeuvre et le dormant).

   Avec un mortier-colle à durcissement normal, le jointoiement peut intervenir dès le lendemain ; par temps froid ou humide, ce délai peut être allongé.
Avec un mortier-colle à durcissement rapide, le jointoiement peut intervenir 3 à 6 h après la pose.

   Dans le cadre d'une recherche plus traditionnelle, avec une pierre rustique, à gros grain ou encore bossagée, vous pouvez réaliser des joints au mortier de chaux
, cela donnera un aspect plus granuleux, plus adapté qu'un joint lisse.

Joints au mortier de chaux hydraulique ou de chaux aérienne

   La chaux hydraulique offre une meilleur résistance au détriment d'une prise à coeur très lente, la chaux aérienne sèche rapidement mais est plus fragile. L'un convient mieux à la maçonnerie, l'autre à la décoration (un mélange des deux est possible).

Fabrication du mortier à la chaux :
• Joints fins : mélangez environ 1 volume de chaux avec deux volumes de sable tamisé fin (0-2 mm).
• Joints larges : mélangez environ 1 volume de chaux avec trois volumes de sable gros (entre 0-3 et 0-6 mm)
• Ajoutez l'eau pour obtenir une consistance plastique - Plus liquide dans le cas des joints fins - Plus épaisse dans le cas de joints larges.

   Humidifiez la pierre si celle-ci est poreuse ou si le temps est très sec ; remplissez les joints en utilisant une spatule en prenant soin de garnir le joint jusqu'au fond, sans laisser de vides.
Pour éviter les rayures sur les pierres tendres ou adoucies, vous pouvez utiliser une petite raclette souple en matière plastique.
   Les pierres sont nettoyées soigneusement à l'éponge et à l'eau claire au au fur et à mesure de l'avancement des joints, et dans tous les cas, avant que le mortier n'ait complètement fait sa prise.


La réalisation au mortier à joint "spécial façade"

   Ce mortier, prêt à l'emploi et d'aspect lisse, s' adapte mieux au joints fins.

Fabrication du mortier à joint :
• Versez en pluie la poudre dans l'eau.
• Travaillez le mélange à la truelle jusqu'à avoir supprimé tous les grumeaux.
• La colle doit avoir la consistance finale d'une épaisse pâte à crêpes et s'écouler de la truelle.
• Laissez reposer le mélange une demi-heure environ avant son utilisation.

   Le respect du dosage en eau du mortier de jointoiement permet d'obtenir les caractéristiques optimales et, si vous avez opté pour un joint coloré, de garantir une couleur du joint homogène d'une gâchée à l'autre.

   Remplissez les joints en utilisant une spatule en prenant soin de garnir le joint jusqu'au fond, sans laisser de vides.
Pour éviter les rayures sur les pierres tendres, adoucies ou polies, vous pouvez utiliser une petite spatule souple en matière plastique (voir paragraphe précédant).

   Après un séchage d'environ une heure, nettoyez un à un les joints à l'éponge humide, en la rinçant très fréquemment, sans appuyer et en diagonale pour ne pas creuser.


L'entretien de votre revêtement en pierre

   A la fin du chantier, il est important de bien laisser sécher le revêtement durant une période de une à trois semaines. Au cours de cette période de séchage, avec certaines pierres, il peut se produire des phénomènes d'efflorescences (cristaux de sel solubles qui traversent les pores de la pierre et se cristallisent en surface après évaporation, en formant des taches blanchâtres à brunâtres) ; dans ce cas, seul un nettoyage à l'éponge légèrement humidifiée dans de l'eau claire est conseillé.

   Pour garantir la longévité de votre façade et la protéger des salissures, vous pouvez appliquer un produit hydrofuge ou anti-tâche adaptés à la pierre. Cette opération s'effectue après séchage complet du revêtement.
Il est souhaitable de faire un essai préalable sur une petite surface.
Il est à noter également que, pour une parfaite efficacité, ce type de traitement est à renouveler régulièrement (tous les deux ou trois ans selon le produit, le matériau et son exposition)

Pour plus d'informations sur l'entretien et, si besoin, le détachage de la pierre naturelle, vous pouvez consulter nos rubriques

                                      Comment nettoyer les façades ou bien encore Comment nettoyer les sols


Liens utiles - Produits

   Le site Weber propose des produits de bonne qualité théoriquement distribués par tous les bons vendeurs de matériaux.
Cela ne veut pas dire qu'il n'en existe pas autres d'aussi bonne qualité, bénéficiant de la certification CSTB (rappelez-vous...).

Demandez conseil à votre revendeur en vous assurant surtout de la comptabilité des produits avec la pierre naturelle.

Le site Weber





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