GLOSSAIRE DES METIERS DE LA PIERRE




A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

A

Abacule : Petit cube de marbre, de pierre (ou de verre), utilisé pour la réalisation des mosaïques ou des marqueteries.

Abaque ou tailloir : Partie supérieure du chapiteau de colonne sur laquelle porte l'architrave.

Abat-jour : Ouverture aménagée dans un mur de façade et dont la partie basse est très inclinée de l'extérieur vers l'intérieur, ceci afin de favoriser l'entrée de la lumière.   

Abattage : En carrière : action de détacher, d'extraire un bloc de pierre d'un gisement. En taille de pierre : dégrossir un parement ou pratiquer un épannelage grossier sur une face.

Abattement : Résultat de la réduction des dimensions d'une pierre, ou de l'épaisseur d'une assise, par abattage - En français notarial du milieu du XVIIIe siècle, portion d'un mur de soutènement qui s'est abattue. D'où l'expression "relever un abattement". Synonyme : écroulement.

Abattis ou Ecales : Décombres et gravats jonchant le sol, à la suite d'une démolition - Fragments de pavés provenant de leur taille en carrière.

Abattre : Faire tomber un bloc de pierre détaché du front de masse - Abattre une arête : supprimer à l'aide d'un outil une des arêtes d'un morceau de pierre. casser ou arrondir une arête vive.

Abbaye : Ensemble des bâtiments d'une communauté monastique dirigée par un abbé ou une abbesse ; cet ensemble comprend en particulier une église (l'abbatiale), un ou plusieurs cloîtres, une salle du chapitre (salle capitulaire) et une bibliothèque, des cellules (petites chambres individuelles), un parloir, ainsi que cuisine, cellier, réfectoire.

Abbatiale : Église d'une abbaye.

Abée : Amenée de l'eau d'entraînement d'un moulin - Canal de dérivation de cette eau si le moulin est à l'arrêt.

Abergement : Réalisation et résultat d'un ouvrage de raccordement d'étanchéité à la périphérie d'une souche de cheminée, au droit de sa jonction avec la couverture.

ABF ou Architecte des Bâtiments de France  : Architecte devant contrôler et faire respecter les règles strictes d'aspects de bâtiments projetés dans un périmètre protégé ou aux environs de bâtiments particuliers (Eglises, monuments spécifiques). L'ensemble des dossiers d'autorisations d'urbanisme, situés dans les secteurs soumis à ABF, doivent être soignés au risque d'être refusés.

Abloc : Important pilier soutenant un bâtiment.

Abondance (Corne d'abondance) : Motif d'ornementation représentant une corne débordante de fleurs, de céréales et de fruits.

Abreuvoir : Fine saignée ou rainure brute pratiquée, en “pattes d'araignée” ou "fougères", dans les joints des pierres de taille, pour faciliter la mise en place du coulis de jointoiement, et améliorer ainsi l'adhérence des blocs.

Abricotine : Marbre de même nature que la brèche violette.

Abside : Partie de l'église en demi-cercle, située derrière le choeur. Auparavant employé pour désigner la Tribune ou grande niche surmontée d'une voûte qui terminait les basiliques antiques.

Absidiole : Petite abside hébergeant une chapelle construite en hémicycle autour de l'abside. Lorsqu'elle est située autour du déambulatoire, elle s'appelle "chapelle rayonnante".

Académie d'architecture : Société de spécialistes qui a succédé en 1952 à la Société Centrale des Architectes, fondée en 1840. Elle assure, auprès des Architectes et Constructeurs, un rôle de conseil artistique et technique.

Acanter : incliner, pencher un bloc de pierre en le calant afin de permettre au tailleur de pierre d'ébaucher plus facilement une face.

Acanthe : Ornement sculpté imitant la feuille d'acanthe (plante herbacée ornementale) visible notamment sue les chapiteaux corinthiens.

Accolade ou arc en accolade ou arc en talon : Forme qui couronne le linteau d'une porte. Il s'agit de deux courbures opposées (courbe et contre-courbe), symétriques et alternativement convexes (en haut) et concaves (en bas) -"2 S renversés et opposés"- et dont la rencontre forme un angle aigu au faîte.

Accoler : Entrelacer des motifs ornementaux, rameaux, arabesques, etc., en particulier sur une colonne.

Accotoir : Tout changement de direction d'un parement ou d'une moulure qui ne se fait pas à angle droit.

Accoudoir : Couronnement d'une balustrade ou d'un mur à hauteur d'appui  du coude.

Accoupler : Associer à un autre élément analogue, ou jumelé par paires (colonnes accouplées).

Accul : Extrémité d'exploitation d'une carrière à ciel ouvert ou galerie sans issue dans une carrière souterraine.

Ache : Plante ombellifère dont la feuille à trois lobes, stylisée, a été largement utilisée au Moyen âge comme ornement, surtout dans l'architecture gothique.

Acropole : Citadelle construite sur la partie la plus élevée et la mieux défendue d'une cité de la Grèce antique (réservée à la défense et aux dieux protecteurs de la cité).

Acrotère : Dans l'antiquité : Socle (piédestal) soutenant des ornements, disposés au sommet ou sur les deux extrémités d'un fronton. Par extension, ils désignent les ornements eux-mêmes (statues, vases, ...). En architecture moderne : on appelle mur acrotère ou acrotère, un muret situé en bordure de toitures terrasses pour permettre le relevé d'étanchéité (mur besquaire).

Adoption : Cérémonie pendant laquelle un jeune est « adopté » par la communauté des Compagnons et qu'il reçoit le titre d'Aspirant.

Adossé : Qualifie tout élément de construction (corps de bâtiment, appentis, fontaine, colonne, conduit de fumée...) dont l'arrière prend appui contre un mur ou un bâtiment plus important.

Adouci : En taille de pierre: Résultat du frottement de la surface d'un matériau dur (pierre) avec un abrasif, de telle sorte qu'il ne subsiste pour seules irrégularités que les rayures très fines dues à cet abrasif. (L'aspect obtenu est la taille adoucie) - L'adouci est un artifice utilisé pour la construction de paliers d'angle en incurvant le tracé des nez de quatre marches entre le limon et la ligne de foulée.

Adoucissement : Élément de façade décoratif comblant un angle, un retrait. Contour incurvé du raccord de marche d'escalier au limon. Raccord d'éléments avec chanfrein, arête abattue.

Aérage ou Aération : Amélioration de la qualité de l'air frais dans une carrière souterraine, le plus souvent par ventilation mécanique. Il comporte un équipement motorisé d'évacuation (aspirateur, extracteur, ventilo-aspirateur...), ou bien d'insufflation forcée d'air frais.

Affaissement : Descente de plusieurs assises d'une maçonnerie au-dessous de leur niveau normal sur une partie de leur longueur. L'affaissement ne doit pas être confondu avec le tassement, qui est un affaissement prévu au départ, comme par exemple lors du décintrement d'une voûte clavée.

Affaler : Donner du mou dans la manipulation d'un cordage de levage, laisser descendre une charge suspendue.

Affamer : Interrompre un profil ou une moulure par un arrêt droit, oblique ou arrondi.

Affermir : Consolider une voûte, un mur, etc.

Affiler : Donner du fil à un outil tranchant, après son meulage.

Affranchi : Excédent ou gras d'épaisseur laissé dans un bloc de pierre équarri ou dans un morceau taillé. L'épaisseur prévue est obtenue après retaille ultérieure.

Affronté : En statuaire : Animaux affrontés, animaux se faisant face.

Affûter : Aiguiser un outil pour le rendre plus coupant. Outils d'affûtage: la meule, la pierre à faux, la pierre à huile,  le tiers point, la lime, ... 

AFNOR : En France, les normes, homologuées ou expérimentales, sont gérées et publiées par l'AFNOR, Association Française de Normalisation, sous le sigle commun NF (Norme Française).

Agrafe : Ornement placé au sommet d'un arc (sur la clef), formé généralement d'une sculpture représentant des motifs floraux ou un mascaron. En construction : Pièce métallique destinée à relier deux assises de pierre ou à fixer un revêtement de dalles verticales contre un mur.

Agréé en Architecture  : Titre créé par la loi de 1977. Celui-ci permet aux maîtres d'oeuvre «agréés» par une commission nationale d'exercer la profession d'architecte. Cet agrément est subordonné à un dossier prouvant le savoir-faire et la pratique professionnelle.

Aileron : Console située sur chacun des cotés d'une lucarne, d'un portail ou d'une autre partie d'architecture et faisant amortissement.

Aisselle : Partie de la voute d'un four (depuis sa naissance jusqu'à la moitié de sa hauteur).

Ajour : Petite ouverture . Motif d'ornementation percé pour laisser passer la lumière.

Albâtre calcaire ou Marbre onyx des anciens ou Albâtre égyptien ou Albâtre de la Bible ou Albâtre oriental : L'albâtre calcaire, réputé le plus beau, est le plus utilisé. C'est une pierre tendre, blanche composé de carbonate de calcium et de carbonate de magnésium. Rarement blanc, sa surface présente souvent des ondulations colorées du miel au rouge sombre. Bien poli il ressemble à du marbre.

Albâtre gypseux ou Alabastrite : C'est une variété de gypse. Cette roche blanche et translucide est formée de petits cristaux de gypse. Elle ressemble superficiellement aux marbres blancs les plus purs. On la différencie aisément par sa faible dureté (elle se raye à l'ongle). L'albâtre gypseux se sculpte facilement et doit être poli avec précaution, on ne peut pas obtenir le poli brillant. C'est une roche très fragile, à ne jamais exposer aux intempéries car le gypse se dissout lentement dans l'eau, et perd sa transparence par l'effet de la chaleur.

Allège : Mur construit sous l'appui de fenêtre et qui est généralement moins épais que le mur de construction.

Alvéolisation: Pathologie de la pierre, rencontrée surtout sur les maçonneries sujettes aux remontées capillaires. Les sels entraînés par l'eau cristallisent quand elle s'évapore, éclatent la pierre et forment des petits cratères en alvéoles.

Amortissement : Tout ornement qui termine un ouvrage d'architecture. C'est, par exemple, le couronnement d'un édifice, la partie qui termine une façade ou un contrefort. Il se dit aussi d'une moulure saillante qui couvre les corniches de baies extérieures, pour les garantir de la pluie.

Amphiprostyle (ou amphyprostyle) : Désigne un temple (grec et romain)  présentant une rangée de colonnes sur chacune de ses deux façades avant et arrière. Ex. : leTemple d'Athéna Niké.

Amphithéâtre : Edifice de forme ronde ou ovale ou les anciens donnaient des jeux et dont le pourtour était formé de plusieurs rangs de gradins . On dit aussi , mais au pluriel , arènes , pour désigner les ruines des amphithéâtres romains en France , alors que l'arène est la place centrale de l'amphithéâtre , du latin arena , sable .

ANAH - Agence Nationale pour l'Amélioration de l'Habitat  : Agence prodiguant des aides pour les travaux d'amélioration de l'habitat aux propriétaires occupants et bailleurs et les syndicats de copropriétaires.  http://www.anah.fr

Anatexie : Fusion partielle des roches dans la croûte terrestre.

Ancien : Compagnon expérimenté, ayant voyagé, souvent sédentaire mais pas obligatoirement âgé.

Ancon : Console ou corbeau qui soutient une corniche dans un coin ou sur une encoignure .

Ancre : Barre de fer passée dans l'oeil d'un tirant. Elle empêche, soit l'écartement ou la poussée des murs, la poussée des voûtes, ou garantie le maintient de grand conduit de cheminée. Elles peuvent prendre différentes forme (lettre X ou chiffres pour indiquer la date de construction d'un 'immeuble).

Ancrage : En carrière : Dispositif permettant de conforter le plafond (ou ciel) de carrière souterraine dont la chute par décollement est à craindre. en l'accrochant aux bancs supérieurs par un boulon d'ancrage . Les boulons d'ancrage, qui agissent par action mécanique dans des trous forés, consistent en une coquille d'expansion (de modèle différent selon le type de roche), une tige d'acier (filetée ou munie d'une tête forgée) et une plaque d'appui. La coquille d'expansion est généralement composée de lames cannelées en fonte malléable et d'un coin conique fileté installé à une extrémité de la tige. Le serrage de l'écrou à l'intérieur du trou foré force le cône contre les lames qu'il pousse alors contre les parois du trou. Plus la tension du boulon est forte, plus la coquille d'expansion est serrée contre la roche.

Angle abattu : Angle dont l'arête a été chanfreinée.

Angle d'attaque (de l'outil) : Orientation de l'outil par rapport à la surface de la pierre à travailler.

Anglet : Petite cavité en angle droit séparant les bossages.

Angulaire : Qui forme un angle. Pierre angulaire : pierre fondamentale qui constitue l'angle d'une construction. Au sens figuré : Fondement.

Anneau : Moulure concave ou plate , entourant le fut d'une colonne . Ornement figurant le maillon d'une chaîne pour décorer une frise , une balustrade ou une colonne .

Annelet : Petites pièces carrées placées sur le chapiteau de l'ordre dorique, et qu'on nomme aussi filets ou listeaux.

Annelures : Anneaux décorant une colonne ou un piédestal cylindrique.

Anorthosite : Roche ignée intrusive formée à 80-90% de feldspath sodicalcique (plagioclase). Elle est appelée commercialement le granit noir.

Aphanite : Roche magmatique dont la structure est à grain très fin (Andésite, Basalte, Basanite, Dacite, Leucitophyre, Phonolite, Rhyolite, Trachyte).

Aplomb : Verticalité d'un mur indiquée par le fil à plomb.

Appareillage ou Appareil : Disposition de l'ensemble des joints horizontaux et verticaux d'une maçonnerie de pierres apparentes.

Appareilleur : Responsable technique qui trace la coupe des pierres d'appareil. il maîtrise parfaitement le  dessin  et la  stéréotomie et réalise généralement les panneaux (ou gabarits) à l'échelle et les bordereaux de débit.

Apprenti : Jeune en phase de formation initiale d'un métier, préparant un CAP ou un BEP par exemple.

Appui : Partie supérieure de l'allège en pierre, située au bas des fenêtres sur laquelle repose le dormant de la croisée. Elle présente une pente et un rejingot chargés de repousser les eaux pluviales. Tablette qui couronne les balustrades pleines ou ajourées.

Arabesque : Ornementation à base de motifs végétaux stylisés et caractérisée par le croisement et l'enchevêtrement des lignes sculptées ou peintes. Elle apparaît dans l'art des Abbassides au 9è siècle.

Arasement : Mise à niveau du lit d'attente (lit de dessus) de tous les morceaux de pierre composant la dernière assise d'une construction ou une assise en attente.

Arbalète : Profil en forme d'arbalète.

Arc : Construction à l'aide de courbes qui raccorde des piliers, jambages, pilastres, ...

Arcade : Ensemble formé d'un arc reposant sur deux supports verticaux.

Arcature : Groupe de petites arcades (aveugles ou non) dont l'ensemble forme un décor mural.

Architecture vernaculaire : Type d'architecture propre à un pays, à un terroir, à une aire donnés et à ses habitants.

Architecture élisabethaine : Courant donné à la première phase de l'architecture de la Renaissance en Angleterre, et doit son nom à la reine Élisabeth Ire d'Angleterre, faisant suite au style Tudor. Elle précède le style Jacobéen et le Palladianisme introduit par Inigo Jones.

Arcs Boutants : Demi-arc placé à l'extérieur d'un édifice, pour contre-buter une poussée. Il transmet la poussée de la voûte jusqu'au sol ou, plus souvent, jusqu'à une pile dont la masse contribue à ramener la poussée au sol.

Arc de décharge : Assemblage de pierres en forme de demi-cintre ou de triangle ayant pour but de soutenir la maçonnerie au-dessus d'un linteau. La charge s'exerce non plus sur le milieu du linteau mais sur les extrémités de celui-ci, ce qui garantie théoriquement le risque de rupture. Le vide entre le linteau et l'arc de décharge ne doit pas être obturé, sinon la charge est transmise au linteau.

Arc doubleau : Arc saillant sous une voûte qui subdivise celle-ci et parfois la renforce localement (très présent dans l'architecture gothique).

Arc en anse de panier : Courbes tracées en nombre impair formant un demi-ovale elliptique à 3, 5 ou 7 centres.

Arc en berceau brisé ou Arc brisé : La partie sommitale de cet arc forme un angle plus ou moins aigu.

Arc en ogive ou tiers-point ou ogive équilatérale : Deux courbes dont le sommet et les deux naissances sont équidistants  forment un triangle équilatéral.

Arc en plein cintre : Courbe formant un demi-cercle parfait.

Arc outrepassé : Le tracé de la courbe de cet arc est supérieur à un demi-cercle, l'arc se prolonge en dessous de la plus grande ouverture.

Arc surbaissé : Arc formant un cercle inférieur au demi-cercle parfait.

Arc surhaussé : le demi cercle de cet arc se prolonge par des parties droites.

Arc triomphal : Arc marquant la transition entre la nef et le chevet.

Arcade : Ouverture en arc cintré incluant ses montants et points d'appui.

Arcature : Réunion d'arcades formant un ensemble décoratif.

Arc-boutant : Maçonnerie en forme d'arc qui s'appuie sur un contrefort pour soutenir de l'extérieur la poussée d'un mur, d'une voûte ou d'un arc.

Architrave : Partie de l'entablement posée immédiatement sur les colonnes et portant la frise et la corniche. Dans la plupart des temples anciens, les architraves étaient d'un seul bloc de pierre ou de marbre, de l'axe d'une colonne à l'autre.

Archivolte : Bande large qui fait saillie sur le nu du mur, suit le cintre d'une arcade et va d'une imposte à l'autre. Les archivoltes sont ornées des mêmes moulures que l'architrave et ressemblent à une architrave cintrée.

Ardoise : Roche métamorphique (schiste) à grain très fin  tendre et feuilleté, gris ou noir, elle est utilisé notamment pour les toitures.

Armoiries :  Emblèmes propres à un Etat, une ville, une famille...

Arpentage : Opération par laquelle un géomètre mesure la superficie d'un terrain. Un arpent représente, selon les régions, 34 à 50 ares. L'arpent se divise en quatre "quartiers", en trois "tercels" ou en cent "perches".

Arrachage : En carrière : Opération qui consiste à détacher de la masse un bloc de pierre scié à la haveuse sur ses 4 côtés. Pour cela, on introduit dans le trait de sciage situé au bas du bloc : des coins éclateurs enfoncés à la masse ou des "Poëles" hydrauliques gonflées par pompage ou des coussins de levage haute pression à air.

Arrière-voussure : Voûte réalisée derrière une porte ou une fenêtre, dans l'épaisseur du mur, pour couronner l'embrasure ou faciliter l'ouverture des vantaux.

Arrière-voussure de Marseille : Arrière-voussure en arc surbaissé rencontrant une ouverture en plein-cintre.

Arrière-voussure de Montpellier : Arrière-voussure droite rencontrant une ouverture en plein-cintre.

Arrière-voussure de St Antoine : Arrière-voussure en plein-cintre rencontrant une ouverture droite.

Art roman :Désigne le courant artistique développé en Occident à la fin du 11è et dans la première moitié du 12è siècle.

Aspirant : Jeune effectuant son Tour de France et ayant été adopté, se préparant à devenir Compagnon.

Assise : Rangées de pierre de même hauteur alignées horizontalement.

Assise de rejaillissement : Toute pierre dont le chant inférieur est à moins de 15 cm au-dessus d'une surface en saillie (autre que le sol).

Atre : Partie de la cheminée où l'on fait le feu - Atre d'un four : La partie plane du four.

Attique : Le dernier étage qui termine le haut d'une façade - Un petit étage exhaussé, avec ou sans pilastres, qu'on élève au-dessus des pavillons angulaires, ou au milieu d'un grand bâtiment.

Attique continu : Attique qui règne au pourtour d'un bâtiment, sans interruption.

Attributs : objets symboliques très employés au XVIIIéme siècle. Exemples, la balance est l'attribut de la justice.

Avaloir ou chambre à fumée : Caisson maçonné ou en tôle venant coiffer le foyer d'une cheminée à foyer ouvert et permettant de diriger, pour évacuation, les fumées vers le conduit de fumées.

Avant-bec : Angle, éperon de chaque pile d'un pont, se présentant en pointe vers le courant.

Avant choeur : Partie d'une église située entre la grille du chœur et l'autel.

Avant-corps : Partie d'un bâtiment qui est en saillie sur l'ensemble de la construction.


B

Bahut : Mur bas appui d'une grille ou d'une arcade.

Baie : Ouverture fermée ou non d'une porte ou d'une fenêtre dans un mur, une cloison.

Balancé ou Balancement : En construction d'escalier : Marches de largeur variable, dans le quartier tournant d'un escalier

Balcon : Plate-forme à garde-corps en saillie sur une façade, accessible par une baie ou un escalier.

Balcon filant : Balcon continu d'un pignon à l'autre.

Balconnet : Garde-corps de baie de porte-fenêtre sans plate-forme. Très petit balcon.

Baldaquin ou Dais : Ouvrage architectural en forme de petite voûte, décoré d'arcades et de pinacles, formant saillie au-dessus d'une statue soutenu par des colonnes et couronnant un trône, un autel.

Baleine : Scie à pierre tendre (passe-partout), très étroite, souple et flexible, permettant de suivre aisément un tracé courbe donné par un panneau ou de passer aisément entre 2 tracés

Balèvre : Saillie sur le parement de pierres.

Balteus : Dans les amphithéâtres romains, mur qui sépare deux étages de gradins, et qui, percé de portes donne sur une galerie couverte, qui permet aux spectateurs d'accéder à leurs places.

Balustrade : Alignement de balustres fixés entre un socle et une main courante formant appui et constituant un garde-corps ajouré le long d'un escalier, d'une terrasse ou d'un pont.

Balustre : Petit pilier façonné, rond ou carré, situé dans une balustrade et placé entre le socle et la main courante.

Banc : En carrière : Chaque assise naturelle de pierre limitée par deux "lits de carrière" consécutifs. Banc de ciel : en haut - Banc de pied ou Banc de roulage : en bas. Banc séparatif : banc de roche épais séparant deux étages d'exploitation superposés.

Bande lombarde ou Lésène : Éléments d'architecture caractéristiques de l'époque romane. Bandes verticales, semblables à des pilastres, mais de très faible saillie, répétées à intervalles réguliers sur les murs des façades, des tours ou des absides, qui sont reliées à leur sommet par une frise d'arcatures en plein cintre.

Bandeau : Plate-bande unie extérieure, en saillie sur le nu du mur et située au niveau du plancher. Elle écarte les eaux de ruissellement du mur.

Bandeau de pont : Appareil d'arc de pierre marquant en façade les extrémités de la voûte de pont (plate-bande curviligne, comprise entre l'intrados et un extrados fictif).

Banquette : Petite élévation ou large degré de pierre.

Baptistère : Petit édifice bâti près des église où ont lieu les baptêmes.

Barbacane ou Chantepleure : Petite ouverture étroite à intervalles réguliers dans un mur de soutènement servant à l'écoulement des eaux - Fenêtre de hauteur normale mais très étroite.

Bard ou Bayard : Solide brancard en bois porté à bras par deux hommes et servant à transporter de petits blocs de pierre.

Bardage : Au sens premier, transport des pierres sur un bard, ou civière à bras, sur un chantier; par extension, transport des pierres par divers moyens (traîneau, brouette, rouleaux de bois, etc.) sur un chantier. Parement et protection de façade d'une construction qui peut être constitué de pierres pelliculaires agrafées.

Barlong (Barlongue) : Se dit d'une forme allongée, en général rectangulaire, dont la longueur est orientée perpendiculairement à la direction principale ou de référence. Un clocher barlongue est plus large que haut.

Barre à mine : En carrière Barre d'acier de section circulaire ou octogonale à une extrémité aplatie formant taillant en arc ou en "V". Cet outil servait à forer la roche pour y placer une mine. Sa fonction première a aujourd'hui été dévoyée puisqu'on l'assimile à la pince de levage.

Barre à louper : En carrière, puissante barre en acier de 70 à 160 kg et jusqu'à 3,20 m de long à l'extrémité évasée. Elle est destinée déplacer ou lever les blocs ou bien à déliter les pierres schisteuses.

Barrière d'octroi : Barrières souvent disposées entre des pavillons symétriques. L'octroi est un ancien droit d'entrée payable aux portes de ville et liée à l'importation de marchandises sur leur territoire (l'octroi a été totalement supprimé en 1943).

Basalte : Roche magmatique volcanique très commune, composée de très petits cristaux de feldspaths au sein de verre et de quelques cristaux visibles à l'œil. Le basalte provient de la fusion partielle de roches situées parfois a plus de 100 kilomètres de profondeur.

Bas-côté : Vaisseau latéral d'une église.

Base ou Embasement : Elément bas continu et en saillie, au pied d'un bâtiment, d'une colonne.

Basilique : Dans l'Antiquité Romaine, édifice rectangulaire consacré au commerce et à la justice. Aujourd'hui, lieu de culte de la religion chrétienne, qui a reçu du pape le droit d'être appelée ainsi pour diverses raisons (miracle, lieu de pèlerinage, présence du corps d'un saint ou d'une relique insigne, ou à titre honorifique).

Bas-relief : Sculpture dont le sujet en faible saillie ne se détache pas du fond.

Bastion : Ouvrage de fortification dans un système de défense et qui fait partie de l'enceinte du corps d'une place. Il présente en saillie deux faces et deux flancs. Il est relié à l'enceinte par ces derniers.

Batardeau : Construction formant une retenue d'eau, afin d'assécher un terrain où l'on doit effectuer des travaux (paroi simple de palplanches ou paroi double avec remplissage terre ou tout-venant de carrière).

Battant : Partie mobile sur gonds d'une porte ou d'une fenêtre (ouvrant).

Battre : Tracer des lignes sur une épure ou sur un sol au moyen d'un cordeau enduit de poudre colorante.

Bauge : Mortier de boue de terre ou est incorporé de la paille, du foin ou des branches.

Bayadère : Marqué de lignes ou zones multicolores.

Bec : Bec-avant ou Bec-arrière d'une pile d'un pont, saillie de pile de pont destinée à favoriser l'écoulement de l'eau. 

Bec-de-corbin :Moulure servant à décorer les chants,  le nez des marches d'escalier. Sa forme est constituée d'un quart de rond allongé et d'un filet.

Bec d'oiseau ou joint d'angle : Joint d'assemblage entre deux pierres de placage. Chacun des deux chants forme un angle rentrant de 45° et un léger méplat est laissé vers le parement. Une fois posé, l'angle n'est pas "vif" et donc moins fragile. Un joint de finition vient combler la rencontre des deux méplats.

Bécoin ou Emboîture ou Boîte à coin : En carrière : trou creusé dans la roche pour placé un coin, frappé à la masse de manière à provoquer une cassure visant à désolidariser un bloc.

Becquetage : En carrière : creuser une tranchée horizontale à l'aiguille, dessous (souchevage) et sur la longueur d'un bloc à extraire. Il peut être droit ou se réduire en profondeur, passant de 20 à 10 cm.

Bédane ou Bec-d'âne : Ciseau fer plat et épais, de section carrée, utilisé pour creuser la pierre.

Beffroi : Tour clocher militaire de guet où l'on sonnait l'alarme.

Belvédère : Pavillon, kiosque ou plate-forme, établi(e) en un lieu élevé, éventuellement avec une table d'orientation du point de vue.

Besant : Disque plat décorant les bandeaux ou les archivoltes dans le style roman.

Béton : Matériau de construction à grande résistance, obtenu par liaison d'agrégats divers (pierres, sable, ...) au moyen de pâtes faites de ciment ou chaux et d'eau.

Bifore : Qui a deux baies.

Biller : Faire pivoter un bloc horizontalement en plaçant dessous et en son centre un moellon ou un boulet.

Billettes : Ornement composé de séries de petites portions de cylindres séparés par des vides, et dont les rangs plus ou moins nombreux se chevauchent (tailloirs de chapiteau, archivolte, bandeau, ...).

Binard : Chariot à 2 ou 4 roues et à plateau mobile ou non. Tiré par des hommes, il était utilisé pour le transport des pierres de taille.

Biotite : Minéral appartenant à la famille des micas. L'élément coloré du granit est généralement la biotite.

Biseau ou chanfrein: Arête retaillée en biais à 45° ou selon un angle défini.

Biveau ou Sauterelle ou Fausse équerre : Equerre dont les branches sont mobiles de façon à permettre de relever tous les angles.

Biveau-cerce : Biveau dont l'une des branches est courbe.

Bloc brut : Morceau de pierre, équarri ou non, extrait du banc ou de la masse de la carrière.

Bloc capable : En carrière ou à l'atelier : Bloc ayant des dimensions compatibles avec celles d'une commande.

Bloc de commande : Bloc ayant des dimensions précises exigées par le client.

Bloc équarri : Morceau de pierre façonné par un carrier en forme de parallélépipède, dont les faces sont taillées grossièrement.

Bloc marchand : Bloc brut, mais équarris, prêt pour la vente.

Blocage ou Blocaille : Maçonnerie de moellons en pierre brute assemblés entre eux à sec ou au mortier. Couche de pierres compactées au sol.

Boisseau : Le boisseau désigne une partie maçonnée ou un élément préfabriqué formant le conduit de fumées de l'avaloir à la souche d'une cheminée .

Bordereau : Relevé détaillé d'éléments repérés et étudiés (exemple : bordereau de débitage, bordereau de prix,...).

Borie : Construction traditionnelle en pierres sèches, à voûte en tas de charge, qui servait au vigneron, au pâtre ou au berger à se protéger des intempéries (Provence).

Borne-Fontaine : Fontaine de petite taille, généralement adossée à un mur.

Bornoyer : Vérifier la planéité d'une face ou un bon alignement en fermant l'œil directeur et en fermant l'autre.

Bossage : Parement de pierre formant une bosse plus ou moins saillante par rapport à ses arêtes.

Bossage vermiculé : Bossage gravé de façon à imiter des traces de vers.

Bosse : Petite surépaisseur laissée sur le parement d'une pierre, pour indiquer que la taille n'en est pas métrée, et qu'on enlève ensuite en ragréant. Renflement (ventre) apparaissant sur un mur qui menace de ruine.

Boucharde : Marteau à deux têtes forgées ou amovibles utilisé sur la pierre dure. Les têtes sont munies de petites pointes pyramidales dont le nombre varie selon l'épaisseur de la surface à travailler et ou de la  finition recherchée. Pour aplanir une face, la pierre est frappée régulièrement afin d'en écraser le grain . La réalisation d'une ciselure sur le pourtour de la pierre est nécessaire. Il existe aujourd'hui des bouchardes à roulettes s'adaptant sur des marteaux pneumatiques. La finition obtenue est la taille bouchardée (petits impacts rapprochés, plus ou moins fins, entre ciselure).

Bouche de cavage : Galerie en pente permettant l'accès à une carrière souterraine.

Bouchon : Tampon constitué d'une boule de tissu. Imprégné d'abrasif, il permet de polir les matériaux.

Bouclement ou Ventre : Déformation d'un mur qui, sous l'effet d'une poussée latérale, devient bombé.

Bouffement : Déformation d'un mur dont le parement se détache de la masse. C'est le signe qu'il n'y avait pas assez de boutisses dans le parement pour solidariser celui-ci avec l'intérieur du mur.

Bougon : Extrémité active et amovible d'une lance de carrier (environ 35 cm de longueur). Son démontage permettait de procéder à la rectification du taillant à la forge.

Boule : Gros rouleau en bois (bouleau) employé pour déplacer les blocs.

Boule d'amortissement : Corps sphérique qui termine une décoration (pointe d'un clocher, lanterne d'un dôme, bas de rampe, piédestal, ...

Boulin : Traverse d'échafaudage en bois, désigne aussi le trou dans le mur supportant la traverse.

Bourroir : Outil cylindrique en bois ou en matière plastique utilisé par le carrier boutefeu pour tasser le sable ou l'argile au dessus d'une charge de poudre noire placée dans un trou de mine.

Bousin : Croûte friable qui recouvre la surface des pierres calcaires, et qui doit être enlevée avant leur mise en oeuvre (ne pas confondre bousin et calcin). Éliminer le bousin à la laye, c'est ébousiner la pierre.

Boute-roue ou Chasse-roue : Petite borne en pierre adossée en pied de porte ou en angle de mur afin d'empêcher la détérioration par les roues.

Boutisse : Pierre taillée et mise en œuvre de façon à ce que sa plus grande dimension se trouve placée dans le sens de l'épaisseur du mur.

Boutisse parpaigne ou boutisse traversière : Pierre plus longue que le moellon d'un mur, placée en boutisse dans toute la largeur du mur et présentant ses deux têtes en parement.

Bow-window ou Bay-window ou Oriel:  Avancée en encorbellement aménagée sur un ou plusieurs niveaux d'une façade. Faisant saillie sur la façade elle forme une loggia s'ajoutant à la pièce.

Bracon : En charpente : Étai installé obliquement et servant par exemple à soutenir un balcon ou une dalle de pont en encorbellement.

Bras du transept : Partie latérale ou aile d'un édifice religieux de part et d'autre de l'intersection du transept avec la nef longitudinale.

Brasier ou Recoupe : Agrégats issus de la taille de pierre (poussière). Mélangée au sable, le brasier peut être employée en particulier pour le rejointoiement des appareils à joints vifs (Attention : les éléments très fins issus du sciage mécanique augmentent le retrait).

Brayer : Cordage composé de plusieurs brins (brayers) dont on entoure les blocs de pierre afin de les monter mécaniquement.

Bréché/Bréchique : Se dit des marbres ou des pierres qui se fractionnent en éléments anguleux.

Bretté : Se  dit  des outils  de taille  de pierre qui comportent  des  dents  droites - Finition d'une pierre ou d'un parement avec des outils dentelés (marteau taillant, polka).

Brise-lame : Digue d'entrée de port.

Brise-soleil : Bandeau horizontal externe limitant l'arrivée des rayons du soleil sur une baie ou une rangée de baies.

Broche : Tige de fer aciéré, forgée en pointe à l'exemple du pic, et qui complète souvent l'action de ce dernier tout en l'affinant.

Bustier, Bustière : Sculpteur spécialisé dans l'exécution de bustes.

Butée : Masse utilisée pour recevoir les poussées d'une voûte. Elle peut être constituée par un contrefort, un arc-boutant, un mur perpendiculaire ou même simplement la masse de la terre ou de la roche en place dans le cas de voûtes souterraines ou de ponts.


C

Cadre d'anathyrose : Taille soignée d'un cadre sur la surface de joint entre deux pierres. Ce cadre, peu large, entoure la face de joint tandis que la partie centrale et légèrement creusée.

Caladage : En Provence et Languedoc, le terme caladage désigne le pavage, à l'aide d'éléments non normalisés, de sols de cours de maisons, d'aires à battre, d'écuries, de rues de villages (surtout celles en pente). Ces surfaces pavées, ou calades, sont constituées de panneaux de pierres posées sur chant, en rangées serrées, les interstices étant occupés par de la terre qui assure la cohésion du panneau.

Calcaires compacts : Ces roches se composent essentiellement de carbonate de calcium (calcite et/ou dolomite). Elles ont une masse volumique apparente généralement supérieure à 2500 kg/m3 (Les pierres bleues belges, le marbre du Jura et le Rouge
Ahcante en sont des exemples).

Calcaires métamorphiques : Ces marbres sont formés à partir des roches calcaires qui ont été lapidifiées (leur structure s'est durcie et enrichie sous l'action des eaux, des pressions et des températures) ou métamorphosées (leur structure s'est profondément modifiée sous l'action de la température ou par l'apport de substances nouvelles). Ces marbres cristallins sont constitués, comme les calcaires purs, d'un seul minéral : la calcite. Des substances étrangères transforment la roche originelle blanc de neige en marbre multicolore rubané, flammé, tacheté ou veiné.

Calcin : Mince et résistant dépôt de carbonate de calcium (calcaire) se formant à la surface des pierres calcaires à la suite de l'évaporation de l'eau de carrière et, après la pose, l'alternances des pluies et de l'ensoleillement. Le calcin rend la pierre plus dure et partiellement imperméable ce qui permet une évaporation (la pierre respire), il lui  permet de résister aux agressions. Ceci est une fonction de la porosité originelle de la pierre.

Calcoreux : Qualifie une pierre calcaire dont les grains sont peu soudés (calcaires tendres, craies, tufs).

Calepineur : Personne en charge de la réalisation du calepin.

Calepin ou plan de calepinage : Document qui permet de prévoir la nature des matériaux nécessaires à la réalisation du chantier, à  repérer les éléments pour optimiser les débits et effectuer la taille.

Canevas d'extraction : En carrière : Mailles du réseau d'extraction. Tracé au cordeau ou laser, Il détermine sur le sol de carrière la limite des blocs à extraire.

Canne : Symbole du voyage et de la droiture pour les Compagnons du Devoir; elle est courte pour les Aspirants et plus longue pour les Compagnons.

Cannelure : Longue moulure concave de profil ordinairement curviligne. Creusées verticalement ou en hélice, en nombre et à intervalles réguliers, elles décorent le fût d'une colonne, la panse d'un vase ou la surface d'un pilastre.

Capillarité, Remontée capillaire : Phénomène qui permet la remontée de l'eau à l'intérieur d'un matériau poreux et qui est attribuable à l'énergie d'interface entre l'eau et le matériau.

Carré de Chéops : Figure de la tradition ésotérique des compagnons bâtisseurs, représentant la base de la grande pyramide d'Égypte et sur laquelle on peut faire toute une série de tracés, tels que la section d'or, les angles principaux, les polygones, les mandorles, etc.

Carré du transept : Surface de recoupement de la nef d'un édifice religieux et du corps transversal avec lequel elle forme une croix.

Carrière : Lieu où sont extraits des matériaux de construction : pierre, granit, grés, sable ou autres minéraux. On distingue deux types d'exploitation : Les carrières souterraines (réseau de galeries) et les carrières à ciel ouvert (à l'air libre).

Cartouche : Ornement décoratif sculpté sur la façade d'un bâtiment. Il représente une Carte déroulée mettant en valeur une inscription, une devise, l'année de construction de l'édifice, son nom, des armoiries, ...

Cassure : Face d'un élément créée par sa rupture. En minéralogie, la cassure permet de connaître la structure interne d'un minéral : on distingue les cassures compactes, lamellaires, conchoïdales (stries courbes et concentriques), écailleuses, esquilleuses (présentant des aiguilles), plates, raboteuses, saccharoïdes (aspect granité du sucre), etc.

CAUE Conseil Architecture Urbanisme Environnement  : Le rôle d'un CAUE est d'aider et conseiller les non initiés aux règles régissant l'Architecture, l'urbanisme et l'environnement. Il existe plusieurs CAUE en France. http://www.archi.fr/CAUE/

Cave ou Cavée : Volume représenté par le vide laissé par l'extraction d'un bloc en carrière souterraine.

Cavet : Moulure concave dont le profil décrit le quart d'un arc de cercle.

Cendre : Partie d'une pierre qui tend à se désagréger au contact de l'humidité.

Cendrure : Défaut des pierres calcaires et des marbres, sous forme de cavité ou fente remplie de substance terreuse ou poudreuse.

Cénotaphe : Monument funéraire à la mémoire d'une personne, mais qui ne contient pas son corps (monuments aux morts de la dernière guerre, par exemple).

Cerce : Pièce de bois servant de gabarit, donnant le contre-profil d'une courbe et servant à vérifier ou tailler une courbe sur une pierre ou un panneau de bois.

Chaille : Nodule siliceux dans la pierre calcaire analogue aux cherts (concrétions siliceuses de la pierre).

Chaînage d'angle ou Chaîne d'angle : Appareillage de briques ou de pierres placées dans les angles d'un bâtiment. On lie de cette manière l'ensemble des murs d'une construction, créant un effet de chaînage et prévenant l'écartement.

Chaîne : Pilier en pierre de taille intégré dans toute l'épaisseur d'un mur en matériaux de petites dimensions, et qui sert à le fortifier et à le lier.

Chaîne d'alliance : Dans une cérémonie des Compagnons du Devoir, assemblée circulaire où les Compagnons disposés en cercle sur un seul rang se donnent la main et forment ainsi les symboles de l'unité et de la fraternité.

Chaîne horizontale : Appareillage formant chaînage en pierre taillée, placé dans un mur à hauteur du plancher.

Chaîne verticale : Appareillage formant chaînage en pierre taillée, placé dans un mur au niveau d'un refend.

Chaire : Petite tribune surélevée accessible par un escalier qui permet au prêtre d'être au-dessus des fidèles lorsqu'il prêche.

Chambre : Lieu de réunion des Compagnons de certains corps de métiers.

Chanfrein/Chanfreiné : Arête retaillée en biais à 45° ou selon un angle défini.

Chant : Surface constituée par les côtés d'une dalle.

Chante-perce ou Chante-clair : Barre de carrier en acier forgé possède un taillant en arc ou en "V" à une extrémité et un pic de l'autre côté. Elle était utilisée lors de l'extraction de la pierre pour pratiquer des forations dans la masse. Selon la dureté de la matière, les trous étaient plus ou moins profonds et espacés de façon à former une "ligne de coupe". Pour pratiquer, le carrier tenait la chante-perce à deux mains et frappait verticalement la pierre.

Chantier/Tas/Billot/Tasseau : Table située en atelier permettant de supporter une pierre à tailler. La nature est variée : bloc de pierre, madriers, maçonnerie de moellons, table manufacturée...

Chantier d'extraction : Lieu précis dans la carrière ou l'extraction des blocs est effectuée.

Chantournée : Se dit d'une surface dont le contour est formé d'une suite de courbes et de contrecourbes.

Chapelle : Une chapelle est un édifice religieux secondaire dans une paroisse. Elle n'appartient pas à l'église mais à des fonds privés : une famille, un seigneur, un dignitaire de l'Église, un hôpital, une école...
Dans un grand édifice tel qu'une cathédrale ou une basilique, une chapelle est une subdivision, privée, de l'édifice où étaient célébrées des cérémonies distinctes. Lorsqu'une chapelle est rattachée à un château, elle peut être qualifiée de "castrale".

Chaperon ou Couvertine : Assise de pierre située au sommet d'un mur et formant couverture et protégeant le mur des eaux pluviales. Sa face supérieure peut être en pente simple, à deux pentes, bombée, en arc, ..., et ses chants moulurés.

Chapiteau : Pierre taillée placée au sommet d'une colonne, d'un pilier ou d'un pilastre, et théoriquement plus large que le diamètre du fût afin d'assurer sa protection. Un chapiteau est formé de trois parties: l'abaque ou tailloir (partie haute), l'échine (partie médiane) et l'astragale (partie inférieure).

Charbon : Roche sédimentaire combustible faite de la transformation de débris végétaux (feuilles, spores, débris ligneux divers).

Chasse ou Chasse-Jorgé ou Pitche : Outil percuté à la massette servant à éclater le bord d'une pierre lors du processus de taille ou bien  à bossager une face, casser un moellon.

Châssis de sciage : Machine équipée d'une ou de plusieurs lames droites diamantée sciant les blocs bruts en tranches. La découpe proprement dite se fait par va-et-vient des lames qui descendent dans la pierre, un écoulement d'eau permanent empêche la surchauffe des segments de diamant soudés sur les lames.

Chaufournier : Ouvrier conducteur du four à chaux destiné à la production de la chaux vive.

Chaux : Oxyde de calcium (CaO) obtenu par la calcination des pierres à chaux ou pierres à plâtre. Elles sont aériennes si leur prise s'effectue sous l'action du gaz carbonique de l'air et hydraulique lorsque ce résultat est obtenu sous l'action de l'eau.

Chaux calciques : Chaux enrichie en calcium

Chaux calciques hydratées : Chaux éteintes constituées principalement d'hydroxyde de calcium.

Chaux de carbure : Produits dérivés de la fabrication d'acétylène à partir de carbure de calcium.

Chaux de coquillages : Chaux éteintes fabriquées par la calcination de coquilles suivie d'extinction.

Chaux dolomitiques : Chaux vives constituées principalement d'oxyde de calcium et de magnésium.

Chaux dolomitiques hydratées : Chaux éteintes constituées principalement d'hydroxyde de calcium, d'hydroxyde de magnésium et d'oxyde de magnésium.

Chaux éteintes : Chaux aériennes constituées principalement d'hydroxyde de calcium et éventuellement de magnésium, résultant d'une extinction contrôlée de chaux vives. Elles n'ont pas de réaction exothermique lorsqu'elles entrent en contact avec l'eau. Elles sont produites sous forme de poudre ou de pâte.

Chaux hydratée (chaux éteinte, ou chaux aérienne) : Hydroxyde de calcium (Ca(OH)2)

Chaux hydraulique : Qui durcit sous l'eau. Elles comportent les chaux hydrauliques naturelles (XHN) obtenues par calcination de calcaires contenant de l'argile à l'état naturel et les chaux hydrauliques artificielles (XHA) que sont les ciments.

Chaux vives : chaux aériennes constituées principalement d'oxyde de calcium et de magnésium produites par la calcination de calcaire et/ou de dolomie. Les chaux vives ont une réaction exothermique lorsqu'elles entrent en contact avec l'eau. Les chaux vives se présentent en différents états granulaires, allant de la roche à des matériaux finement pulvérisés.

Chemin de carrière : Puits réalisé dans une carrière pour la fouiller - Ouverture pratiquée le long d'une montagne pour en tirer la pierre.

Chemin de fer : Rabot de tailleur de pierre. Il s'utilise sur les pierres tendres à fermes et est constitué d'un corps en bois servant de poignée et de support sur lequel sont insérées des lames en acier.

Chemin de fer bordelais : Chemin de fer typique de la région bordelaise

Chemin de fer dévorant : Tout chemin de fer dont les lames sont équipées de dents.

Chemin de fer parisien : En bois de hêtre, plus léger que le bordelais, la poignée est ajoutée au support de lame.

Chemise : Muraille enveloppant une tour ou quelque édifice fortifié.

Chemisage : Action d'enduire l'intérieur d'un conduit de fumée afin d'assurer sa protection et son étanchéité ou mise en place d'un tubage métallique intérieur, dans le but d'assurer l'étanchéité.

Cheneau : Caniveau, qui peut être en pierre, recueillant les eaux de pluie au bas d'une toiture et les dirigeant vers les tuyaux de descente. De conception plus élaborée il est plus lourd qu'une gouttière.

Chevet : Partie extrême d'une église, derrière l'autel.

Cheval : Banc de bois en forme de rondin à 3 pieds sur lequel les découpeurs d'ardoise s'asseyaient à califourchon. Il servait de support pour casser le bord des plaques d'ardoise en leur donnant la forme souhaitée.

Cheval de terre : En carrière Espace où la matière manque et se trouve remplacée par une masse de terre.

Chevet : Partie d'une église située à l'extrémité (souvent orientale) de la grande nef. Certaines églises possèdent un chevet complexe constitué d'une abside entourée d'un déambulatoire et de chapelles rayonnantes.

Chèvre : Appareil de manutention et de levage composé le plus souvent de trois poutres, appelées hanches, disposées en pyramide triangulaire dont le sommet soutient une poulie dans laquelle passe une corde ou élingue manœuvrée à l'aide d'un treuil.

Chien-assis : Lucarne formant une saillie sur le toit d'une maison et destinée à éclairer et aérer un comble. Elle est couverte par un seul rampant (avec, théoriquement, une pente inverse à celle du toit).

Chœur ou Carole : Partie de l'église où se déroulent les cérémonies autour de l'autel et où se tiennent le clergé et les chantres qui participent à la célébration liturgique. L'église comprend deux parties: la nef pour les laïcs et le chœur pour le clergé. Au XIIe siècle, le chœur s'entoure d'un déambulatoire, en prolongement du collatéral de la nef, afin de permettre les processions autour du sanctuaire.

Chopin : Banc de pierre ou gros bloc placé dans une carrière souterraine et servant de quai de chargement.

Ciel de carrière : Plafond d'une carrière souterraine.

Ciel ouvert (carrière à) : Carrière exploitée au jour.

Cintre ou Panier : Forme provisoire en bois, charpentée, placée sous l'intrados et destinée à soutenir les voussoirs d'un arc ou d'une voûte pendant sa construction.

Cintré : Courbure hémisphérique concave de la surface intérieure d'une voûte ou d'un arc.

Cipolins : Les cipolins sont au sens large des marbres généralement de teinte claire, formés de cristaux de calcite enchevêtrés à cassure saccharoïde qui peuvent comporter de nombreuses inclusions de micas, de serpentines et de chlorites.

Ciseau à bout rond : Ciseau plat dont l'extrémité est arrondie. Utilisé pour tailler des formes concaves.

Ciseau crête de coq : Ciseau plat dont l'extrémité évoque la forme de crête (assez proche du ciseau à bout rond). Utilisé pour tailler des formes concaves particulières.

Ciseau : Outil en fer forgé percuté comportant à une extrémité un tranchant biseauté. Il permet de dégrossir une face, de tailler une moulure, de faire les ciselures, les évidements.
On utilise, pour les pierres tendres, des ciseaux à manche bois percuté au fer (massette, marteau pneumatique), pour la pierre dure
des outils entièrement fer sont utilisés.

Ciseau gradine ou gradiné : Ciseau à dents en "grain d'orge" utilisé pour dégrossir la pierre.

Ciseau bretté : Ciseau à dents plates. Comme la gradine, il sert à dégrossir une face ou une moulure mais d'une manière plus précise.

Ciselure/Ciselé : Pour dresser une face de pierre dure, une bande d''environ 2 cm est réalisée avec le ciseau sur le pourtour du  parement d'une face. Elle sert de référence pour la taille et protège l'arête lorsque l'intérieur du parement est fini avec un outil percutant (Pic, broche ou boucharde).

Ciselure relevée : Ciselure soignée, formée d'impacts de ciseau réguliers, bien parallèles entre eux et perpendiculaires aux arêtes.

Clape : Sur la commune de Gordes, dans le Vaucluse, nom en français local donné aux grandes lauses calcaires ayant servi de matériau de construction aux grandes et petites "nefs" en pierre sèche qui en ornent la partie ouest. Epaisses de 10 à 15 cm, ces dalles ont été extraites de "découvertes" faites dans le socle rocheux ou retirées du sol lors de travaux de défonçage et d'épierrement.

Claustra : Maçonnerie à vides réguliers et répétitifs pour parois de pièces à ventiler, pour enceintes décoratives, pour clôtures, etc.

Claveau  : Pierre appareillée dans une plate-bande (linteau). Le nombre de claveaux est toujours impair avec une clef centrale. Les faces de joints sont biaises et rayonnes sur la longueur de façon à assurer leur auto stabilité.

Clef de voûte : Claveau situé le dernier au centre d'une voûte et maintenant à elle seule l'équilibre de toute la construction.

Clef pendante : Clef de voûte, généralement ouvragée, prolongée en saillie sous l'intrados.

Clivage/Clivé : Action consistant à fracturer une pierre selon des surfaces planes dans des directions privilégiées lorsqu'ils sont soumis à un effort mécanique (un choc ou une pression continue). Le clivage manuel s'effectue à l'aide de burins plats (ou “brichauts”). Le clivage mécanique s'effectue à la cliveuse, presse hydraulique composée d'une lame qui sépare en deux la pierre sciée.

Cloître : Galerie couverte s'ouvrant par des arcades avec colonnes et chapiteaux sur la cour centrale du monastère généralement de forme carrée.

Clou : Défaut dans la pierre ou le marbre constitué d'une inclusion, d'un noeud ou rognon de matière étrangère très dure qui gène la taille et le polissage.

Coefficient de taille ou de difficulté de taille : Indice de l'Association française pour la normalisation (AFNOR) fixant une échelle de classement des pierres en fonction de d leur difficulté de mise en oeuvre.  Les numéros d'identification sont les suivants : Pierre tendre de 0,5 à 3,5 - Pierre demi-ferme de 4 à 5,5 - Pierre ferme de 6 à 7,5 - Pierre dure de 8 à 10,5 - Pierre froide de 11 à 12.

Coin ou clavette : En carrière Pièce de bois ou de fer biaise placée dans l'encoignure et frappée à la masse jusqu'à fendre la pierre.

Collatéraux : Désigne des bas-côtés de la nef, peu élevés.

Colonne : Support en forme de cylindre composé de bas en haut, d'une base, d'un fût et d'un chapiteau (ou tailloir).

Colonne fasciculée : Élément porteur vertical composé d'un faisceau de fûts jointifs, ayant l'aspect de colonnes juxtaposées autour d'un pilier.

Collège des métiers :Chez les Compagnons du Devoir, structure interne de l'Association où sont développées les actions de formation, de recherche et de mémoire.

Comble à crochets : Toiture dont les arêtes sont ornées de pierres en forme de crochets.

Compagnon : Chez les Compagnons du Devoir, Appellation donnée à l'Aspirant après sa Réception pour attester de son appartenance au Compagnonnage - Plus généralement, Ouvrier qui travaille pour un entrepreneur.

Concrétion : dépôt épais constitué de sels solubles et de particules aéroportées emprisonnées dans ces derniers et formant une masse qui adhère à la surface.

Confession : Petite crypte où reposent les restent d'un martyr ou d'un saint.

Conformateur : Peigne composé d'un assemblage de fine lamelles en acier mobiles. Appliqué sur une moulure ou un profil, il permet d'en effectuer le relevé précis.

Conglomérats : Roches sédimentaires formées à 50 % au moins d'éléments d'un diamètre supérieur à 2 mm. Les conglomérats regroupent:
• les brèches à éléments en majorité anguleux, ou graviers
• les poudingues à éléments arrondis, ou galets.

Console : Pierre en saillie sur un mur destinée à porter une charge (balcon, corniche, etc.). La console est généralement galbée en talon et peut être ornée de motifs sculptés.

Contrat de fortage : Droit d'exploitation d'une carrière cédé par un propriétaire à un exploitant carrier moyennant une redevance.

Contre-à-coup : Mur de pierres sèches derrière lequel on jetait les déchets de carrière pour ne pas gêner l'exploitation.

Contrefort : Pilier massif de maçonnerie de pierre. Il est engagé dans un mur qui reçoit une poussée, afin de l'épauler, d'en prévenir le renversement. La culée d'un arc-boutant est parfois nommée contrefort.

Contre-fruit : Obliquité d'un mur qui se déverse vers l'extérieur ou qui surplombe légèrement. 

Contremarche : Dans un escalier, c'est la partie verticale de la marche, hauteur de la marche.

Contremur : Mur bas, à un seul parement, édifié parallèlement contre un autre mur plus élevé et avec lequel il n'a aucun liaisonnement. Appliqué contre la paroi extérieure d'une cabane, il permet de renforcer ou de contenir le mur initial si celui-ci menace de s'écrouler. Appliqué contre la paroi en aval d'un mur d'enclos, il permet de se débarrasser rationnellement de la pierraille extraite du champ. Certains murs peuvent conjuguer ces deux fonctions.

Contreparement : Face opposée au parement, soit l'arrière d'une pierre de façade. Marquée "CP" en atelier.

Contrepasse (Scié à contrepasse): Se dit d'un bloc scié dans le sens perpendiculaire à son lit horizontal naturel. Cette option n'est pas courante, elle doit être précisée sur le calepin. Dans la liste de débit des éléments (longueur x largeur x hauteur : à contrepasse).

Contre-marche : Face verticale d'une marche d'escalier.

Corbeau : Pierre partiellement encastrée dans un mur et supportant une charge quelconque par sa partie saillante.

Cordeau : Corde en chanvre ou en lin, de diamètre très fin. Fixé au sol, le cordeau sert à délimiter l'implantation d'une construction (fondations) ou, tendu entre deux angles, il sert de repère pour l'alignement de la maçonnerie.
Il peut être déroulé d'un boîtier contenant une poudre colorante bleue ou rouge : le cordeau est plaqué au sol, bien tendu et un opérateur le soulève au centre et la lâche. Il laisse ainsi un trait coloré sur le sol. Il est ensuite rembobiné dans son boîtier.

Corniche : Pierre en surplomb et en saillie, elle est moulurée et sert de couronnement continu à un entablement, une élévation ou un piédestal. Elle a pour utilité d'écarter les eaux pluviales de la façade. Dans les ordres d'architecture, où elle est placée sur la frise de l'entablement.

Corps de logis : Bâtiment d'un seul tenant regroupant les pièces d'habitation.

Corps de métier : Appellation générique donnée aux métiers, incluant les multiples spécialités et variantes de bases de ce métier.

Coterie : Appellation générique donnée aux compagnons travaillant en hauteur, souvent sur des échafaudages : tailleur de pierre, maçon, charpentier, couvreur, plâtrier, plombier.

Couleurs : Chez les Compagnons du Devoir, rubans portés en étole (en sautoir) sur lesquels sont imprimés les symboles de l'enseignement progressif du Compagnonnage.

Coup de Sabre : L'expression imagée "coup de sabre" désigne traditionnellement une succession de joints verticaux alignés, visible dans le parement d'un mur. Cet alignement vertical des joints, qui va de pair avec la pose des pierres "en pile d'assiettes", est considéré comme un défaut de construction, source inévitable de désordres. Effectivement, une règle élémentaire de la maçonnerie à sec est l'imbrication verticale des pierres lors de la superposition des assises, de façon à obtenir des joints croisés ou découpés. Le respect de cette règle renforce la cohérence de la maçonnerie et la stabilité du mur.

Coupe d'onglet : Découpe à 45° sur un chant.

Coupole : Voûte hémisphérique lorsqu'elle est en plein cintre. Dans les églises byzantines, elle symbolise le ciel. Vue de l'extérieur, c'est un dôme.

Coursive : Galerie extérieure couverte, desservant plusieurs logements.

Coussins de carrière ou Coussin de levage : En carrière à ciel ouvert : Matériel utilisé en carrière à ciel ouvert servant à verser au sol une masse sciée sur toutes ses faces : glissés dans le trait de sciage verticale, plusieurs coussins sont gonflés à l'air, jusqu'au basculement. En carrière souterraine : le même type de coussin est glissé au bas d'un bloc scié sur ses 4 côtés et , lors du gonflement à l'air, le levage provoque la cassure arrière du bloc.

Craon/Crasse : Terre ou débris de taille en carrière .

Crapaud : Concentration de micro cristaux de couleur différente formant une tâche dans une pierre - En carrière Treuil à trois roues.

Crayon de carrier : En carrière : Barre à mine à pointe d'un côté et tranchant de l'autre.

Crétiaux : Pierres de taille en saillie sur une couverture en pente présentant un méplat horizontal pratiqué sur le glacis, pour faciliter la circulation sans risques et les travaux d'entretien.

Cric/Cric à patte : Appareil de levage des blocs de pierre constitué d'une masse de bois sur laquelle est fixé un mécanisme de crémaillère en fer (roue dentée, manivelle et cliquet anti-retour).

Crinoïde : Fossile d'animal marin présent en grande quantité les calcaires dits "calcaires à entroques" ou "calcaires à encrines", ainsi que dans certains marbres.

Crochet : Décor végétal sculpté qui se retourne pour former un bourgeon, un feuillage. Sur un tour à pierre : Ciseau forgé et tranchant (droit, convexe ou en pointe).

Crocodile : Grande scie à pierre tendre, de forme trapézoïdale manipulée par un seul opérateur. En carrière  :elle servait aussi pour réaliser des havages.

Croisée : Menuiserie ou châssis vitré à un ou plusieurs vantaux. Par extension synonyme de fenêtre.

Croisée d'ogives : Voûte d'arêtes dont les intersections entre les différents compartiments sont recouvertes et accusées par des arcs ou des nervures saillantes, convergeant dans une clef commune et prenant naissance sur les points d'appui. Ce dispositif permet aussi de voûter des travées de plans non rectangulaires ou ayant plus de quatre points d'appui, notamment dans les déambulatoires.

Croisée du transept : Travée située à l'intersection entre les croisillons du transept d'une part et de la nef prolongée par le chevet, d'autre part.

Croisillon : Dans un encadrement de fenêtre, traverse de pierre perpendiculaire au meneau, qui partage une fenêtre dans le sens de la hauteur. Chacun des deux bras du transept d'une église.

Croix latine : Le plan en croix latine est composé d'une partie allongée ou nef et d'un corps transversal, le transept.

Crypte : Chapelle souterraine aménagée pour recevoir les reliques d'un saint, sous une église, presque toujours sous le choeur.

Crosse : Tout élément qui se recourbe.

Culée : Appui d'extrémité d'un pont. La culée comporte généralement un mur de front et des murs latéraux.

Cul-de-four : Voûte formée d'une demi-coupole qui couvre les absides et absidioles.


D

Dalle : Carreau de pierre scié, destiné à un dallage au sol ou à un revêtement de façade.

Dallage :  Revêtement de sol formé de dalles en pierre.

Dallage en bandes : Dallage formé de bandes linéaires d'une ou plusieurs largeurs constantes et de longueurs libres.

Dame-économe : Chez les Compagnons du Devoir, appellation donnée à la femme qui gère l'hôtellerie d'une Maison de Compagnons.

Dame-hôtesse : Chez les Compagnons du Devoir, appellation donnée à la femme qui gère l'hôtellerie et accueille les jeunes d'une Maison de Compagnons.

Dé : Partie d'un piédestal comprise entre la base et la corniche - Petite pyramide tronquée en pierre placé sous un poteau de bois pour le garantir de l'humidité, un trou percé sur la face supérieure du dé reçoit un goujon ménagé à l'extrémité inférieure du poteau afin de garantir son maintient- Élément de pierre d'une balustrade de section parallélépipède disposé entre les balustres, aux angles et à intervalles réguliers.

Débiter : Fractionner une masse de granit pour en faire des éléments ouvrés.

Décintrage : Action consistant à ôter le cintre bois utilisé pour supporter  une voute maçonnée. Cela n'est possible qu'après un durcissement convenable du mortier de pose. Pour éviter un déséquilibre du cintre qui coincerait, il faut desserrer les étais par petites touches les uns après les autres, jusqu'à ce qu'un jeu suffisant (2 cm environ) permettre au cintre de se dégager.
Autrefois les cintres étaient appuyés sur des étais en bois placés dans des "boîtes à sable" qu'il suffisait de percer pour laisser s'écouler le sable et provoquer la descente des étais.

Découverte ou Découvert : En carrière : Déblais supérieurs inutilisables comme pierre de taille dans une carrière. Il peut être composé de terre, de cailloux, de pierre à défauts,...

Défermer : En carrière : Pratiquer une ouverture dans un front de taille en extrayant un premier bloc (défermage).

Dégauchissage ou Dressage : Aplanissement d'une face ou du parement d'une pierre. Dégauchir ou dresser une face, c'est la rendre plane en en faisant sauter les aspérités, les bosses.

Déliaison : Etat d'une maçonnerie dont les pierres ne se recouvrent pas assez d'une assise sur l'autre (elles sont en déliaison ou déliaisonnées).

Délit (en délit) : Côté d'une pierre opposé au lit naturel qu'elle a en carrière - Joint ou veine que présentent un bloc d'ardoise, des roches, des terrains - Sur un chantier, consiste à poser une pierre dans un sens (vertical) différent de celui de la stratification (horizontal). Cette position peut constituer un défaut.

Démaigrissement ou Dépouille : En diminuer la grosseur, en ôter quelque chose. On dit d'un moellon à la queue démaigrie qu'elle est taillée "en dépouille".

Demi-boutisse : Logiquement, une demi-boutisse est une boutisse dont la longueur fait la moitié de l'épaisseur du mur.

Denticule : Motif ornemental utilisé dans l'architecture grecque classique, romaine et néoclassique. Des rectangles séparés les uns des autres par un vide (métatome) sont laissés à intervalle régulier sur un large listel. La projection de leurs ombres découpées rompt les traits de lumière horizontaux d'une moulure d'entablement linéaire.

Dérasement : Destruction des parties hautes d'un mur pour l'araser à un niveau inférieur. Déraser un mur, c'est l'araser à un niveau inférieur. 

Dérochement : Enlèvement de pans de la roche affleurant un terrain au moyen d'outils comme la barre à mine, les coins en fer ou encore de la poudre. Dérocher, c'est décoller ou éclater la roche.

Desquamation : Processus de dégradation de la roche se caractérisant par le détachement de lamelles ou écailles superficielles.

Dévers : Inclinaison - Distance séparant l'aplomb du haut d'un mur déversé de l'aplomb du bas de ce mur

Déversement : Déformation d'un mur dont la partie haute s'éloigne de l'aplomb sous l'effet d'une poussée ou d'un désordre dans les fondations. Le déversement ne doit pas être confondu avec le dévers.

Diaclase : Phénomène au cours duquel une roche se fend sans que les parties disjointes s'éloignent l'une de l'autre (ne pas confondre avec la faille). Ce type de fracture est souvent orienté perpendiculairement aux limites de stratification et est dû au fait des pressions auxquelles est soumise la roche .

Disjointure : Ecartement des pierres d'un mur les unes des autres.

Défermer : en carrière Exécuter la dernière tranche ou le dernier trait de scie qui va permettre de libérer le bloc de la masse.

Dégauchir/Dégauchissage : dresser à l'outil une surface pour la rendre plane.

Délit :Plan transversal à la direction générale des lits d'un banc de carrière de pierre. Cassure plus ou moins franche qui interrompt une veine ou un banc. Face d'une pierre perpendiculaire à son lit de carrière.

Délitage : Destruction progressive d'une pierre qui se délite.

Déliter ou Cliver : Fendre ou débiter un minéral dans le sens de son lit de carrière.

Déliter (Se déliter) : En parlant d'une pierre, c'est la voir s'éclater ou se délaminer dans le sens du lit, en plaques ou en feuillets qui se détachent, naturellement ou sous l'action du gel.

Démaigrir : Réduire la dimension d'un bloc par la taille d'une face.

Dent-de-chien : ciseau  formé d'un fer fendu en deux pointes.

Dents-de-scie :Frise d'ornement en bas-relief formant un zigzag, caractéristique de l'art roman sur les archivoltes, bandeaux et corniches.

Déambulatoire : Galerie de circulation autour du choeur reliant les bas-côtés de la nef et ouvrant sur l'abside et les absidioles.

Délégué de Métier : Compagnon du Devoir élu, représentant de son corps de métier.

Délégué Régional : Compagnon du Devoir chargé de mission auprès du Conseil, responsable des actions de formation et de gestion d'une Province (ou d'une région).

Demoiselle : Pierre ayant une belle face, assez régulière et profonde pour trouver sa place dans le parement d'un mur.

Dentelet : Petit cube de pierre taillée qui entre dans la composition des denticules.

Denticule : Ornement composé d'un alignement de petits modillons plus ou moins cubiques en bas-relief (dentelets), séparés par des creux appelés métoches ou métatomes (ces derniers ont en principe une largeur égale à la moitié de celle des éléments saillants). On trouve en particulier des denticules sous les larmiers et entablements de corniches doriques et composites.

Dessiccation : Elimination de l'humidité d'un corps.

Diaclase/Filière : Terme qui désigne un épisode géologique au cours duquel une roche se fend sans que les parties disjointes s'éloignent l'une de l'autre (ne pas confondre avec la faille). Il n'y a ni déplacement (pas de rejet), ni remplissage.

Diagenèse : Ensemble des processus qui affectent un dépôt sédimentaire et le transforment progressivement en roche sédimentaire solide.

Dolleau : Petite hache à deux tranchants avec laquelle les ardoisiers donne la forme et les dimensions voulues à leurs ardoises.

Dolomie : Roche sédimentaire forme de carbonate de calcium et de magnésium (dolomite) et résultant souvent de la transformation de sédiments calcaires par apport (à partir de l'eau  de mer) de magnésium, qui se substitue à des ions calcium.

Dôme : Toit hémisphérique d'une construction, construit sur un espace circulaire, carré ou octogonal.

Donjon : (du latin dominus, tour du seigneur) - Tour maîtresse d'un château fort médiéval.

Dorique : Le second des cinq ordres d'architecture grecque, dans lequel le rapport de la hauteur de la colonne à son diamètre est de 8 modules. On le place entre le toscan et l'ionique, parce qu'il a plus de modules que le toscan et moins que l'ionique. Il se distingue par sa simplicité.

Doucine : Moulure composée de 2 quarts de cercle, l'un concave, l'autre convexe.

D.P.L.G. : Sigle définissant les architectes "Diplômés Par Le Gouvernement". Ce sigle précise que l'Architecte à effectué ses études dans une école publique à la différence des Architectes DESA ou ENSAIS.

Dure (pierre ou roche) : Terme commun pour désigner la qualité des pierres dont la résistance correspond aux indices 8 à 10 de l'échelle de difficulté de taille (normes AFNOR).

Durillon : Petit nodule très dur dans le marbre, qui gène son sciage et qui nuit à son polissage.


E

Ébousiner : Enlever au marteau le bousin, partie tendre ou terreuse qui recouvre une pierre.

Echappée : Dans un escalier, l'échappée correspond à la distance mesurée verticalement entre le dessus du nez des marches et le rampant ou le plafond situé à l'aplomb. Elle correspond, en fait, à la distance de passage d'un usager. Cette distance doit être au minimum de 2 mètres pour permettre un usage normal de l'escalier.

Échauguette ou  Poivrière : Guérite à toit conique placée en encorbellement à l'angle d'un bastion, de châteaux forts, de tours pour en surveiller les abords.

Eclaté : Aspect de la taille brute de fente. Gros éclats, bosses et creux de formes diverses.

Ecrase : Moellon de pierre tendre placé en nombre sur un lit de poussière en pied de masse. En se disloquant, ils permettent d'amortir la chute d'un bloc extrait.

Effondrement : Technique de défonçage employée au XIXe siècle dans les terrains pierreux ou rocheux pour créer des sols agricoles : à coups de barre à mine, de masse, de pic, voire à l'aide de la poudre, on défonçait le substrat rocheux sur au moins 75 cm de profondeur, avant de réduire la roche en menus morceaux et d'apporter de la terre.  Employé couramment pour creuser des fosses où planter des arbres rentables ou des plants de vigne, l'effondrement servait également à créer des terrasses de culture à mur de soutènement sur des versants escarpés.

Effleurissement :Effritement superficiel et pulvérulent d'une roche.

Efflorescence : Dépôt blanchâtre à la surface d'un matériau poreux, tels le béton, la pierre et la céramique, qui résultent de l'évaporation d'une eau saturée de sels solubles (sels de déglaçage par exemple) introduits par les mortiers ou par les remontées capillaires, et qui se cristallisent lors du séchage.

Egrisage/Egrésage : En taille de pierre: Littéralement : poncé à la meule de grés. Ponçage grossier d'une surface permettant d'effacer les irrégularités (traces de sciage) tout en donnant un aspect légèrement rugueux (L'aspect obtenu est la taille égrisée).

Elégissement : Opération consistant à élégir une pierre, c'est-à-dire à en réduire les dimensions.

Éléments traces (recherche des éléments traces) : En géochimie : Méthode qui consiste à rechercher les composants chimiques des roches, présents en très petites à infimes quantités, afin de bien caractériser une pierre ou un marbre.

Embasement/Empattement : Base continue en saillie, au pied d'un bâtiment.

Emboîture ou Bécoin : En carrière : trou creusé dans la roche pour placé un coin, frappé à la masse de manière à provoquer une cassure visant à désolidariser un bloc.

Émeril : Petite zone très dure (clou) dans un marbre blanc.

Embrasure : Espace ménagé dans l'épaisseur d'une construction par le percement d'une baie.

Emmarchement : Agencement des marches d'un escalier - Ensemble de marches d'un escalier - Largeur d'un escalier, donnée par la longueur de ses marches.

Empattement : Surépaisseur d'une maçonnerie dans sa partie basse.

Encoignure : Angle intérieur formé par deux pans de mur - Angle, coin, renfoncement - En carrière : tranchée creusée en "V" dans la roche sur une profondeur d'environ 15 cm. Des coins y sont placés et frappés à la masse pour provoquer une cassure visant à désolidariser le bloc.

Enduit : Terme générique utilisé pour tous les produits appliqués en finition sur les façades avec pour objectif d'améliorer la résistance à la pénétration de l'eau et l'esthétique.
L'enduit de façade traditionnel est composé d'un mortier de liant hydraulique (ciment artificiel, chaux hydraulique, mélange des deux dans des proportions variables, "mortier ou enduit bâtard) de sable calibré et d'eau conformément au DTU 26-1. Il est appliqué normalement en 3 couches dont le dosage en liant est dégressif :
  • 1ère couche : gobetis
  • 2ème couche : corps d'enduit
  • 3ème couche : finition
L'enduit peut être appliqué de différentes manières : manuelle ou mécanique.
Les principaux aspects de finition sont :
  • Brossé - tamponné à la brosse vers la fin de la prise.
  • Bouchardé - travaillé après 3 semaines de durcissement à la boucharde.
  • Feutré ou Frotté fin - La surface est passée à la taloche munie d'un feutre (Enduit taloché fin).
  • Frotté grossier - Enduit dont on amène la laitance en surface en le frottant avec un bouclier ou taloche en bois (Enduit taloché, Taloché gros).
  • Gratté - Gratté avec un outil appelé gratton (taloche munie de pointes) ou racloir, 2 à 4 heures après sa mise en oeuvre.
  • Grésé ou Poncé - Enduit de 2 à 6 jours poncé à la pierre au corindon ou à la ponceuse électrique à disque souple.
  • Jeté - Obtenu par jet de mortier à la truelle permettant de réaliser un aspect grossier, rustique.
  • Lavé - Enduit recevant après quelques heures une projection d'eau suivie d'un passage à l'éponge.
  • Lissé - La finition est obtenue par talochage ou lissage à la truelle de la dernière couche de mortier (Enduit taloché moyen). - Peigné ou Raclé - Enduit qui après 2 à 6 heures est raclé à l'aide d'un peigne métallique.
  • Poli - Sorte d'enduit grésé appelé GRANITO, poli au disque abrasif fin.
  • Projeté - Projeté manuellement ou mécaniquement avec une tyrolienne. l'aspect est rustique.
  • Ribbé ou Strié - Frotté après 10 à 20 mn avec une taloche souple par mouvements allongés ou parallèles pour former des stries. Le ribage peut se faire aussi par mouvement circulaire.
  • Tramé - Enduit recevant après 5 à 20 mn le passage d'un rouleau qui réalise une trame d'aspect différent suivant le type de rouleau utilisé (mouchetis, rustique, relief écorce, ...).
  • Tyrolien - Enduit d'aspect rustique projeté à l'aide d'un appareil appelé Tyrolienne. L'aspect peut être fin, moyen, gros. L'enduit peut être également écrasé après projection.

Enduit Hydraulique projeté dit Monocouche : Contrairement à l'enduit hydraulique traditionnel dont les composants sont mélangés sur place, ce type d'enduit arrive prêt à "gâcher" et il s'applique en 1 ou 2 couches, d'où gain de temps. Cette application est généralement mécanique, l'aspect peut être varié : projeté fin, gros (rustique), écrasé, gratté, ribbé, ... Ce type d'enduit à une fonction d'imperméabilité et fait l'objet d'avis technique.

Enduit de ragréage : Il s'agit le plus souvent de produit prêt à l'emploi mis en oeuvre sur les bétons bruts afin de masquer les défauts de surface (bullage, nid de cailloux, désaffleurement) pour obtenir un état de surface prêt à recevoir un revêtement.

Enfiche : Dans une carrière souterraine, cavité latérale ouverte dans une galerie.

Entablement : Partie de l'élévation d'un édifice d'ordonnance classique placée au-dessus et qui comprend l'architrave, la frise et la corniche - Dernier rang de pierres qui est au haut d'un bâtiment, et sur lequel pose la charpente de la toiture - Moulure, corniche qui surmonte et décore une porte ou une fenêtre - Partie supérieure d'un quai.

Entamure :  Les pierres du premier lit d'une carrière nouvellement exploitée.               

Entrelacs : Motif décoratif composé de lignes qui s'entremêlent.

Epaisseur : Terme de géométrie fixant la troisième dimension des pierres (longueur, largeur et épaisseur). Lors du sciage "à passe" d'une pierre, l'épaisseur est la hauteur sur lit.
               
Epaisseur nominale : Epaisseur théorique d'une pierre taillée comptée entre son parement et son contreparement.

Epaisseur réelle : Epaisseur d'une pierre taillée comptée entre son parement et son contreparement.

Épannelage : Procédé d'ébauche des volumes d'un bloc de pierre par pans et chanfreins, en laissant autour des formes une certaine quantité de matière.

Épaufrure ou Épaufrement ou Ecornure : Eclat brut accidentel sur le parement, l'arête ou le coin d'un bloc de pierre .

Epaulées ou Construction par épaulées : Construction d'un mur non pas assise après assise sur toute sa longueur mais par tranches successives sur toute sa hauteur. L'épaulée est donc une de ces élévations.

Epierrage ou Epierrement : Dans les régions de culture où la roche affleure, opération consistant à débarrasser le sol des pierres qui gênent.  Cette opération peut se faire soit lors du défrichement d'une nouvelle parcelle, soit lors du défonçage d'une parcelle déjà cultivée, soit encore lors des diverses façons agricoles.  Elle a pour résultat la création d'amas d'épierrage ou tas d'épierrement (ex : les cayrous du haut Quercy ou les murgers de Bourgogne) et de murs ou murets en pierres sèches délimitant les parcelles (ex. : les parets du haut Quercy).

Epigénie : remplacement lent au sein d'une roche d'un minéral par un autre, molécule à molécule, ce phénomène étant lié à un apport de substance au point considéré, d'où le terme également employé de métasomatose. Elle est souvent rencontrée dans le processus de fossilisation.

Épure : Dessin qui représente, avec précision, à une échelle donnée, la projection géométrique, dans les trois dimensions, des diverses parties d'un objet. Ce terme s'applique aussi à la représentation précise et en proportions d'une figure plane.

Équarrir : Tailler à angles droits (mettre à l'équerre) les faces d'une pierre. En carrière : Préparation effectuée par un carrier sur un bloc brut visant à lui donner une forme parallélépipédique propre à la vente.

Equerrage : Mesure de l'angle de deux faces contiguës d'une pierre.

Escalier balancé : Escaliers tournant d'un quart, de trois quarts ou d'un tour complet. Les marches situées dans un quart tournant ont une largeur variable.               

Escalier hélicoïdal ou en colimaçon ou à vis : Escalier formant une hélice.

Escoude : Outil de carrier en forme de long pic aminci éventuellement forgé d'une pointe, d'une double dent ou d'un tranchant. Cet outil est utilisé pour créer des tranchées dans la roche afin d'extraire les blocs.

Esse ou marteau à souchever : Outil de carrier présentant 2 pics et un long manche. Cet outil est utilisé pour creuser le dessous des bancs ou lits de carrière (le souchet).

Étau de masse : Zone de carrière contournée car non exploitable en raison de défauts.

Étonnement : Décollement du parement d'une pierre travaillée par percussion à la boucharde par exemple (création de microfissures).

Exfoliation : Effeuillement de la roche.

Extrados : Surface extérieure d'une voûte clavée, de forme convexe. L'extrados est censé épouser la forme de l'intrados ou surface intérieure de la voûte, de forme concave.


F

Face : Surface plane d'une pierre équarrie, soit naturellement, soit par la taille.

Faille : Fracture traversant la roche. Elle la décale verticalement, horizontalement ou obliquement.

Faire quartier : Basculer une pierre d'un quart de tour pour tailler une autre face ou la barder par exemple.

Faux attique : Sorte de piédestal continu placé au-dessus de l'entablement d'un ordre d'architecture, et moins haut que l'attique.

Feldspath : En géologie Minéral que l'on trouve fréquemment dans les roches éruptives. Ce sont les minéraux les plus abondants de l'écorce terrestre, dont ils contiennent la majeure partie de l'aluminium, la quasi-totalité du sodium et du potassium, une grande partie du calcium et du silicium.

Fenestrage : Élément composant et subdivisant une fenêtre. Ce terme peut aussi désigner l'ensemble et la disposition des fenêtres d'un bâtiment ou d'une partie de bâtiment.

Ferme (pierre) : Terme commun pour désigner les qualités de pierres dont la résistance correspond aux indices 6 et 7 de l'échelle de difficulté de taille (normes AFNOR).

Feston : Ornement sculpté figurant une guirlande de fleurs et de feuilles entrelacées.

Feuille d'eau : Elément décoratif en forme de feuille fine et allongée.

Feuillure : Entaille à l'équerre pratiquée sur la longueur de l'arête d'une pierre et servant à recevoir le bord d'une pièce.

Fichage : Remplissage des joints d'une maçonnerie de pierres taillées posées sur cales, sous son lit de pose, à l'aide d'une fiche.

Fiche ou Zébre :Outil composée d'une lame de tôle dentelée, munie d'un manche en bois. Cette lame sert au ficheur, qui, avec cet outil, introduit peu à peu le mortier sous le bloc. Lorsque ce mortier a acquis une certaine consistance, il le bourre au moyen d'un refouloir.

Fier : Qualifie une pierre dure difficile à travailler, et qui a tendance à éclater de façon imprévisible sous les outils.

Fil : Défaut de continuité dans la pierre se caractérisant par une fissure étroite traversant une masse dans une direction aléatoire.
               
Fil hélicoïdal : Installation de sciage en carrière ou en atelier inventée en 1854 par un ingénieur français, Eugène Chevalier.
Principe : une cordelette, composée de trois fils d'acier, est montée en boucle et entraîne dans sa course un produit abrasif, appelé "service" (mélange d'eau et de sable siliceux puis de carbure de silicium ou Carborundum) son frottement sur la masse ou le bloc coupe la pierre par usure.

Filandre :Veine tendre qui traverse un bloc de pierre.

Filandreux ou Filardeux :Qualifie une pierre qui comporte trop de fils pour être utilisée comme pierre de taille.

Filière : Cassure verticale, effet du plissement géologique. Elle est plus ou moins perpendiculaire au lit. Lorsqu'elles cernent un bloc ou un banc de pierre elles en facilitent l'exploitation. On parle alors d'"extraction à la filière".

Flambage : Déformation en compression longitudinale d'un matériau dans une direction perpendiculaire à la force appliquée.

Flamme : En carrière Veinage du granit qui correspond à des nuances de différentes couleurs, ou à un défaut d'homogénéité - Ornement ou amortissement en forme de langue de feu.

Flèche : Couverture pyramidale ou conique, en hauteur, qui couronne un clocher, une tour ou la croisée d'un transept - Hauteur d'un arc (en opposition à la portée).

Fleuret : En carrière : Outil de foration de la roche formé d'une tige généralement hexagonale avec, à une extrémité, des taillants intégrés en forme de croix ou plats. Il s'adapte sur les perforatrices, les marteaux pneumatiques et certaines haveuses.

Fleuron : Ornement sculpté isolé figurant un motif floral (fleur ou feuille) étagé et stylisé. Il peut décorer le sommet d'un gâble, d'un pignon.

Foliation : Disposition des minéraux en feuillets dans certaines roches métamorphiques (en  particulier celles riches en micas : micaschiste et gneiss).

Fondation ou Fondement : Tranchée et maçonnerie pratiquée pour placer l'assise d'un édifice .

Fontaine : Construction ornementale servant à l'écoulement des eaux d'une source. Elle est souvent agrémentée d'éléments sculptés comprenant un ou plusieurs bassins, des jets d'eau.

Foration ou Forage ou Drilling : En carrière : Creusement mécanique d'un trou dans la roche (marteau perforateur, perforatrice, foreuse, driller).

Foret : Tige filetée en acier perçant des trous par rotation.               

Formation initiale : Première formation permettant d'accéder aux savoir-faire basiques d'un métier.

Fosse (Extraction en fosse) : En carrière : Chantier d'extraction progressant en profondeur.

Foulée : Longueur du pas moyen d'un adulte qui monte ou descend un escalier, d'oú découlent les formules de calcul des marches.

Four : en carrière Tranchée horizontale pratiquée à la lance ou à l'aiguille pour l'extraction d'un bloc. Four à genoux ou à soupied : tranchée du bas. Four du haut : tranchée du haut. Four du milieu : tranchée intermédiaire.

Fourrure : Dans un mur à deux parements, la fourrure est la blocaille intermédiaire sans laquelle les pierres de parement glisseraient vers l'intérieur et le mur s'effondrerait par le milieu. En plus de stabiliser et d'assujettir les pierres de parement, la fourrure procure un drainage et crée une base pour les assises supérieures. La blocaille se liera d'autant mieux aux pierres de parement que ces dernières auront leurs joints croisés transversalement.

Frise : Partie de l'entablement placé entre l'architrave et la corniche - Bande horizontale décorée.

Front de carrière : Paroi verticale délimitant l'exploitation d'une carrière.               

Front de taille/Façade : En carrière : Paroi verticale de roche, qui correspond au stade horizontale d'avancée de l'extraction en cours.               

Fronton : Ornement d'architecture, le plus souvent triangulaire, qui surmonte l'entrée d'un monument. Il est composé d'un cadre mouluré et d'un tympan.

Fruit : Légère inclinaison ou pente qui est donnée aux parements d'un mur de façon à ce que celui-ci soit non pas strictement vertical mais d'épaisseur décroissante de la base au sommet. Cette technique vise à renforcer l'équilibre et la solidité du mur en contrecarrant les forces tendant à déjeter celui-ci d'un côté ou d'autre. Le fruit est obtenu d'autant plus aisément que les pierres de chaque assise seront posées très légèrement inclinées ou en pente vers l'intérieur de la maçonnerie. La technique du parement "à fruit" est courante pour les murs de soutènement.

Fût : Partie d'une colonne, située entre la base et le chapiteau.


G

Gabare : Grande embarcation utilisée pour le transport des marchandises et notamment des pierres. Elle naviguait sur les rivières et les estuaires.

Gabarit ou Panneau : Plaque de bois, de métal ou de matière plastique découpée à l'échelle selon le profil exact des moulures à tailler. Ce modèle est posée sur le bloc pour marquer le profil correspondant avec une pointe à tracer ou un crayon. Le tailleur de pierre peut suivre ce profil.

Gable ou Gâble : Elément architectural consistant en un couronnement de forme triangulaire souvent ajouré et orné, qui coiffe l'arc d'une voûte ou d'une baie.

Galerie (extraction en Galerie) : Méthode d'extraction en carrière souterraine qui consiste à exploiter la roche en exploitant des galeries confortées par des piliers de soutènement.               

Gargouille : Ouvrage en saillie d'une façade et souvent sculpté permettant l'évacuation des eaux pluviales des toitures à distance des murs.

Gauche : Surface qui n'est pas plane.

Gélif / Gélive : Qui se fend, se désagrège sous l'effet du gel, en opposition à "non gélif".

Gélifraction : Fragmentation des roches à la suite de l'alternance de gels et de dégels.

Gélivure : Ensemble de fissures provoquées par le gel dans la pierre.

Geste de métier : Mouvement ou action permettant une réalisation technique spécifique.

Giron : Dans un escalier, distance horizontale de nez de marche à nez de marche (sur laquelle on pose le pied).

Glacis :Pente douce, au-dessus de la saillie d'une corniche, permettant l'écoulement des eaux pluviales.

Glyptothèque : Musée consacré à la pierre et la sculpture.

Gneiss ou gneissique :En géologie : Roche métamorphique à grain grossier Roche composée de quartz, de mica et de feldspath.

Godron : Motif d'ornementation allongé de forme ovoïde, creux ou en relief. elle décore la panse rebondie d'un vase, d'une urne, d'une vasque de fontaine...

Gouge : Outil en fer forgé percuté comportant à une extrémité un tranchant biseauté concave. Il permet de tailler les moulures en creux.

Goutte d'eau ou Larmier : Cannelure en quart de cercle faite en sous-face d'entablement, de bandeau, de corniche, d'appui... Elle coupe l'écoulement des eaux contre la sous-face (appelé aussi  ou goutte pendante).

Gradine : Ciseau à dents en "grain d'orge" utilisé pour dégrossir la pierre.

Granit : Appellation devenue commerciale et générique utilisée par les carriers pour désigner toutes les roches grenues (par opposition aux marbres, sans grain visible).

Granite : En géologie : Famille de roches ignées intrusive, de texture grenue, homogène, composée essentiellement de quartz et de feldspaths, accompagnés d'un ou plusieurs minéraux silicatés noirs.

Granodiorite : Roche magmatique plutonique grenue composée, principalement de quartz et de feldspath.

Granulat : Nom générique donné aux fragments de roches entrant dans la composition des matériaux tel que le mortier, le béton ou le bitume. Il est fragmenté dans différentes donnant  les sables, les gravillons ou les graves.

Gravelet ou Ciselet : Petit ciseau de tailleur ou de graveur - Gravelet " carbure " (de tungstène) utilisé pour graver le granit.

Grenue : Se dit d'une roche dont les grains sont visibles, ou perceptibles au toucher.

Grès : Roche sédimentaire détritique constituée de grains de silice et de sable quartzeux agglomérés par un ciment naturel.

Grossier : Pierre calcaire qui contient de nombreux éléments fossiles.

Grotesques : Ornement sculpté dans lequel se mêlent des rinceaux, des animaux fantastiques et des figures humaines.

Gangue : Matière stérile accumulée autour d'un minéral ou d'un objet quelconque.

Guette : Tourelle surmontant l'escalier d'accès au sommet d'une tour de château médiéval.

Guichet : Petite ouverture dans un mur ou une porte servant de passage aux piétons.

Guirlande : Motif ornemental figurant des feuillages, des fleurs et des fruits reliés par des rubans en feston ou en couronne.

Gypse ou Pierre à plâtre ou Spath satiné : Sulfate de calcium hydraté appartenant à la famille des évaporites. Le gypse est le minerai qui permet de fabriquer le plâtre.


H

Hague : en carrière Mur en pierre sèche monté en carrière souterraine entre deux piliers. Il maintient les bourrages de remblais qui renforcent le ciel de carrière.

Habillé (Bloc habillé) : Nom donné à un bloc de granit après son dégauchissage.

Haloclastie : Processus de fragmentation de la roche lié à la cristallisation de solutions salines. Elles pénètrent dans la roche par les fissures, les diaclases et surtout le réseau de pores. Lorsque qu'il y a évaporation de cette eau, les sels cristallisent et exercent une pression sur les parois des pores générant une rupture des cloisons rocheuses ou la désunion des assemblages minéraux.

Haquet : Charrette composée d'un plateau long sur des roues hautes, avec brancards et que l'on attelait à un cheval pour transporter les ardoises.

Harpe (Harper) : Pierres situées dans les chaînes des murs, les jambages de fenêtre ou les piedroits de porte et dont la longueur alterne (une longue, une courte, une longue, une courte,...). Voir également lancis.

Hauteur nominale : Dimension d'un élément taillé, comptée d'axe en axe des joints horizontaux (de lit de pose à lit d'attente.

Haut-relief : Sculpture dont le relief, très marqué, donne l'impression que les figures se détachent totalement du fond.

Havage ou Passée : En carrière : Abattage mécanique effectué à l'aide d'une haveuse et consistant à creuser dans la roche une saignée horizontale ou verticale,  mince et profonde (un trait), pour détacher un bloc de la masse de la carrière.

Haveuse : En carrière : Machine électrique équipée d'une chaîne de coupe ou de fleurets utilisée pour le havage de la roche (tronçonneuses à pierre). Elles sont apparues en France durant la seconde guerre mondiale, importées par les Allemands, qui s'en servaient pour les aménagements de sites souterrains lors de la guerre. Il existe des haveuses qui effectuent les coupes horizontales, les coupes verticales et les deux coupes, par rotation du bloc guide. La désolidarisation du bloc de la masse sur sa face arrière se fait généralement par arrachage.

Haveuse à doubles fleurets : Machine créant des saignées verticales et horizontales qui fût utilisée dans la carrière Lefèvre à Bonneuil-en-Vallois. Elle "mécanise" le principe de la lance de carrier.

Haveuse horizontale ou Soucheveuse : Haveuse à chaîne montée sur deux colonnes métalliques serrées entre le plancher et le ciel de carrière. Elle réalise uniquement les coupes horizontales, dont le souchet (d'où l'appellation soucheveuse).

Haveuse verticale : En carrière : Haveuse à chaîne montée sur deux colonnes métalliques serrées entre le plancher et le ciel de carrière. Elle réalise uniquement les coupes verticales.

Hérisson : Rangée de pierres dressées verticalement ou en oblique, en fondation ou en couronnement.

Hornblende : En géologie : Minéral silicaté appartenant au groupe des amphiboles alumineuses, de couleur brune (riche en fer et en titane) ou de couleur verte (riche en magnésium et en aluminium), rencontré dans les roches magmatiques ou métamorphiques.

Hotte (de cheminée) : Partie décorative de la cheminée située au- dessus du linteau (ou manteau), jusqu'au plafond. C'est un caisson qui peut être réalisé dans différents matériaux (briques, tôle, pierre, ...). Elle vient cacher l'avaloir et le conduit de cheminée  et doit répondre à plusieurs normes de sécurité (isolation, chambre de décompression, grilles d'évacuation, ...)

Hourder : Relier des moellons, des briques, etc., avec un mortier ou un plâtre.


I

Ignée (Roche ignée) : Roche éruptive se formant quand un magma se refroidit et se solidifie, avec ou sans cristallisation complète des minéraux le composant.

Ilménite : Oxyde de fer et de titane noir grisâtre.

Indice BT01 : Le BT01 désigne l'indice national du bâtiment tous corps d'Etat. C'est la référence officielle de révision de prix de construction qui mesure l'évolution du coût des facteurs de production dans le bâtiment. L'Indice BT01 est publié chaque mois par le Ministre chargé de la construction et de l'habitation.

Initiation : Chez les Compagnons du Devoir, ensemble des symboles proposés aux Aspirants et aux Compagnons pour leur cheminement humain.

Intrados : Surface intérieure et concave d'un arc ou d'une voûte (en opposition à l'extrados).

Ionique : L'un des trois ordres de l'architecture grecque. Le soubassement est droit et épuré. Les colonnes sont composées d'un fût cannelée d'une hauteur de neuf fois son diamètre. La base ronde est moulurée. Le chapiteau ressemble à un coussin plat roulé en volutes et retombe de 2 côtés. L'entablement est constituée successivement de l'architrave, la frise, la corniche. Le fronton termine l'ensemble. (exemples de temples ioniques: Ephèse, Athènes, et les ruines de Naucratis, en Egypte).

Itinérant : Chez les Compagnons du Devoir, se dit d'un Aspirant ou d'un Compagnon effectuant son Tour de France.


J

Jambage : Les deux montants verticaux en pierre encadrant une fenêtre ou une cheminée et sur lesquels repose le linteau ou le manteau de cheminée.

Jauge : Règle crantée permettant de reporter une dimension donnée, par exemple pour donner à toute une série de voussoirs la même épaisseur.

Jeu de fond : Terme employé pour désigner un fond sculpté.

Joint : Endroit où se joignent des pierres entre elles En géologie :Fissure naturelle qui traverse les roches, souvent en lignes droites et parfaitement nettes. Marqué par une flèche doublée "-->->"  en atelier - Chez les Compagnons du Devoir, anneau en or que portent certains Compagnons en souvenir de la liberté de circulation qui était accordée aux Compagnons au Moyen-Âge.

Joint d'angle (ou bec d'oiseau) : Joint d'assemblage entre deux pierres de placage. Chacun des deux chants forme un angle rentrant de 45° et un léger méplat est laissé vers le parement. Une fois posé, l'angle n'est pas "vif" et donc moins fragile. Un joint de finition vient combler la rencontre des deux méplats.
Joint de refend: Joint entre deux éléments aboutissant en façade dans une saignée de section rectangulaire ou carrée.               

Joint de stratification : Espace vide qui sépare les masses d'un ensemble de roches.               

Joint démaigri : Joint légèrement rentrant sur son épaisseur. A la pose, cela permet de charger un peu plus de mortier en contreparement.               

Joint grain d'orge : Joint entre deux éléments comportant des arêtes chanfreinées.

Joint marbrier : Joint fin  de 1 à 3 mm de largeur (attention :  la pose à joint nul est hors normes).               

Joints montants : Joints verticaux, décalés les uns par rapport aux autres. S'ils se suivaient, ils formeraient ce qu'on appelle un coup de sabre.

Joints secs : Joints sans mortier.

Joints vifs : Joints d'épaisseur infime entre des pierres taillées.


K

Kiosque : Petit pavillon-terrasse surélevé par un soubassement et ouvert de tous côtés. Il est destiné à servir d'estrade pour divers spectacles.


L

Laie ou Laye ou Marteau taillant : Outil manuel formant une hache constitué de deux tranchants droits et parallèles au manche bois. Il est employé par les tailleurs de pierre pour dresser les faces des pierres tendres et demi-fermes. Les carriers l'utilisaient également pour régulariser sommairement les blocs bruts d'extraction.

Lancette : Arc brisé dont les deux centres sont à l'extérieur de la base, donnant un arc très aigu.

Lancis : Formes de pierres longues  entrant dans le montage des angles de murs et des encadrements de baies.

Lapin : Surnom donné aux apprentis. Le lapin est la languette de métal qui permet de tendre le cordeau (traditionnellement, c'est l'apprenti qui tenait le lapin lors du battage au cordeau).

Larmier ou Goutte d'eau : Cannelure en quart de cercle faite en sous-face d'entablement, de bandeau, de corniche, d'appui... Elle coupe l'écoulement des eaux contre la sous-face (appelé aussi  ou goutte pendante).

Lauze ou Lause ou Lose ou Loze  : Pierre plate de schiste ou de calcaire. Elle est façonnée de forme rectangulaire ou en "écaille de poisson"  avec une martelette ou une marteline et percée ou encochée. Elle est ensuite utilisée pour la couverture des toitures de maison.

Layer : Dresser le parement d'une pierre avec la laie. La finition obtenue est la taille layée (fines ciselures parallèles en diagonales).

Lentille : Défauts des pierres, qui consiste en des inclusions très dures, ou de couleur différente.

Léopard : Marbre de Belgique à fond gris rougeâtre, moucheté de gris foncé.

Leptynolite : Roche cristalline à base de feldspath et de mica, donnant une pierre de construction à grain fin, de couleur sombre.

Lésène : Chacun des pilastres méplats qui, reliés à leur sommet par des frises d'arceaux, composent une arcature aveugle et peu saillante sur une façade (bande lombarde).

Levage : En carrière : Opération de fracture horizontale aux coins d'un bloc à sa base - Action de hisser une charge manuellement ou à l'aide d'un engin.               

Lever : Dresser le plan à l'échelle d'un terrain, d'une construction ou d'un ouvrage quelconque.

Lèvre : Bordure supérieure en saillie d'un chapiteau campaniforme (qui a la forme d'une cloche retournée ou d'une corbeille).

Levrette : Chemin de fer (rabot) de tailleur de pierre à plusieurs lames à un manche ou avec poignée. Cet outil est utilisé principalement pour réaliser les faces verticales des filets sur une pierre tendre.

Lézarde : Crevasse étroite et irrégulière affectant une maçonnerie dans toute son épaisseur. Elle trouve son origine dans des tassements irréguliers, des mouvements de la construction ou un défaut de liaisonnement entre les pierres. Un mur lézardé est un mur présentant ce genre de crevasse.

Liais : Pierre calcaire dure et compacte, à grain fin, se laissant assez bien polir, et non gélive. On l'extrait dans la Meuse, l'Oise, la Saône-et-Loire et l'Yonne.

Liant hydraulique : Produit faisant sa prise après addition d'eau (chaux, ciment).

Libage : Au sens strict, appareil formé de libes, c'est-à-dire de gros blocs de pierre sommairement équarris ou de grandes dalles. Par métonymie (pour bloc de libage, dalle de libage), gros bloc de pierre sommairement équarri ou grande dalle employé par exemple dans les fondations ou la masse d'une maçonnerie (hors des vues) ou encore dans les chaînages d'angle sommaires.

Libe : En Bourgogne, dalle de grande dimension et de faible épaisseur, extraite de carrière et employée autrefois comme élément de clôture (sous forme de dalles jointives ou de piquets), voire comme élément de construction (côtés et plafond de soue à cochon, de clapier, de couverture de puits, d'abri de jardin).

Lichen : Croissance parasitaire résultant de la vie en symbiose sur un support poreux d'un champignon et d'une algue (algue verte ou cyanobactérie). Les lichens se reproduisent en présence d'eau. Ils se nourrissent de minéraux. Ils peuvent coloniser toute surface perméable. Bien que très lente (1 mm par an), leur croissance s'accompagne de ramifications en profondeur dans la matière, les hyphes. Le thalle est la partie visible du lichen et peut prendre toutes sortes d'aspects. Le lichen qu'on appelle crustacé parce qu'il s'incruste de façon compacte mais peu saillante est très souvent observé sur les bétons et les pierres. Même s'il est destructeur en profondeur, le lichen protège la surface sous-jacente des effets de l'érosion, du vent, de la pluie et du gel parce qu'il est dur et résistant. Il est souvent préférable de ne pas intervenir pour l'extraire car cela ne peut qu'endommager la pierre.

Limon : Elément d'escalier supportant les extrémités des marches du côté opposé au mur.

Limés : Défauts de pierres calcaires qui présentent des crevasses remplies de matière non calcaire, peu adhérente à la pierre.

Linteau : Pierre horizontale droite ou ornementée formant la partie supérieure d'un encadrement de fenêtre ou de porte et soutenant la maçonnerie - Partie horizontale de l'ouverture d'une cheminée reposant sur les jambages et sur laquelle repose la hotte.

Lit d'attente : Par rapport au parement, face horizontale supérieure d'une pierre. Marqué par 4 traits croisés "#"  en atelier.
               
Lit de carrière : Sens dans lequel s'est produite la sédimentation dune roche lors de sa formation par couches successives, (généralement horizontales).
               
Lit de pose : Par rapport au parement, face horizontale inférieure d'une pierre (venant se poser sur une autre pierre). Marqué par un rond et une croix "en atelier.
               
Litage : Qualifie une disposition de roches sédimentaires en lits (couches) successifs et distincts.

Lithostratigraphie : Etude des empilements sédimentaires, d'un point de vue géométrique et pétrographique.

Lobe : Vide formé par des nervures ou des meneaux et limité par des portions d'arc. Découpe ou dentelure en arc de cercle formant un compartiment dans une rose ou un fenestrage.

Longue-corne : Partie d'un bloc extrait présentant un pan coupé important.

Longueurs libres : Longueurs non définie et aléatoire.

Longueur nominale : Dimension d'un élément taillé, comptée d'axe en axe des joints verticaux.

Louchet : en carrière Sorte de bêche étroite à long manche utilisée pour évacuer les déchets de taille dans les tranchées d'extraction horizontales.               

Louve : Forte pince en forme d'X, servant surtout à soulever les pierres et dont la mâchoire (qui explique ce nom) serre d'autant plus fortement que la masse à soulever est plus pesant.
Sur les chantiers, on emploie le verbe "louver" pour désigner l'opération consistant à hisser une pierre à l'aide d'une louve, ce qui a entraîné une certaine confusion avec le verbe "lever".

Lucarne : Fenêtre en saillie sur la pente d'un toit - Chien assis : = lucarne à une pente - Lucarne à chevalet = lucarne droite à deux pentes.

Lunette : Trou servant d'aération et/ou d'accès dans les carrières souterraines.

Lunette d'emmanchement ou œil d'emmanchement : Trou visible dans la masse métallique d'un outil, nécessaire à la fixation d'un manche en bois.


M

Mâchicoulis :( de mâcher - écraser- et coulis -action de couler) - Construction en surplomb des remparts permettant de jeter des projectiles verticalement.

Maçonnerie brouillée : Maçonnerie mélangeant des pierres de toutes dimensions.

Maçonnerie composite : Ouvrage dont la constitution est réalisée de deux ou plusieurs matériaux (pierres, briques, parpaings, etc.).

Maçonnerie de pierres sèches : La maçonnerie à pierres sèches (ou à sec ou sèche) est la pose de moellons, de plaquettes, de blocs, de dalles, bruts ou ébauchés, sans recourir à un quelconque mortier à liant, pour monter un mur, un voûtement. On ne la confondra pas avec la maçonnerie à joints vifs, qui désigne une maçonnerie de pierres de taille sans mortier.

Maçonnerie liée : Maçonnerie dont les éléments sont assemblés à l'aide d'un mortier avec liant (le contraire d'une maçonnerie sèche).

Magnétite : Oxyde naturel de fer aux propriétés magnétiques. 

Mail : Grosse masse de fer de carrier utilisée pour frapper les coins lors de l'extraction. 

Maillet : Marteau à grosse tête symétrique, en bois dur, utilisé par les tailleurs de pierre pour frapper un outil en fer. Lorsqu'il  il y a une courbure de la tête on parle de maillet cintré, quand le corps est rond on parle de maillet bole.

Main courante : Partie supérieure d'un garde-corps de balcon, d'escalier, de balustrade, formant barre d'appui sur laquelle glisse la main.

Maison : Chez les Compagnons du Devoir, appellation générique de l'habitation locale des Compagnons : point de passage ou Prévôté.

Maître d'apprentissage : Dans une entreprise, professionnel compétent, désigné pour guider l'apprenti dans ses acquisitions de métier.

Maître de métier : Compagnon du Devoir qui représente localement son métier.

Maître d'oeuvre : Personne assistant le maître d'ouvrage dans la réalisation de ses travaux. Le maitre d'oeuvre conçoit, précise, dessine le projet du maitre d'ouvrage et dirige les travaux. Les missions d'un maitre d'oeuvre sont multiples.

Maître d'ouvrage : Personne physique ou morale, passant commande d'un ouvrage. Vous souhaitez réaliser des travaux de rénovation, d'extension ou construire votre maison, vous devenez alors le maitre d'ouvrage. Le maitre d'ouvrage ne doit pas être confondu avec le maitre d'oeuvre.

Maître Jacques : Ouvrier qui aurait participé au chantier de construction du premier Temple de Jérusalem voulu par Salomon, le Roi Israël. Il serait, selon la légende, l'un des fondateurs du Compagnonnage (avec Soubise).

Maîtresse de Maison : Chez les Compagnons du Devoir, appellation d'une femme responsable de l'hôtellerie d'une Maison ou d'un point de passage.

Mangérite : Roche ignée intrusive, grenue, pauvre en quartz, avec feldspath potassique mais riche en plagioclase, et caractérisée par la présence d'un pyroxène ferromagnésien (hypersthène).

Manteau de cheminée ou Linteau de cheminée: Elément droit ou mouluré posé sur les jambages, au dessus de l'âtre d'une cheminée.

Marche balancée : Marche de largeur variable placée dans le quart tournant d'un escalier.               

Marmoréen : Qui est de même nature que le marbre : calcaire marmoréen, dureté marmoréenne.

Marmoriforme : Qui a l'apparence du marbre sans être de même nature

Marne : Roche sédimentaire argileuse comportant une quantité importante de calcaire, tendre et friable.

Marque : Tracé spécifique appliqué sur la face des pierres en atelier afin d'en faciliter la pose (marque d'appareil, parement, contreparement, tête, joint, lit de pose, lit d'attente).

Marque d'appareil : Repérage de positionnement des pierre dans un appareillage de pose réalisé par le calepineur (Exemple :
3/8- Pierre numéro 3 de l'assise numéro 8).


Marque glyptographique ou Marque lapidaire : Marque, originale et personnalisée, gravée sur la face d'une pierre taillée. Elle servait souvent à dénombrer les pierres taillées par un tâcheron afin d'en effectuer le paiement.

Marteau taillant : Outil manuel formant une hache constitué de deux tranchants droits et parallèles au manche bois. Il est employé par les tailleurs de pierre pour dresser les faces des pierres tendres et demi-fermes. Les carriers l'utilisaient également pour régulariser sommairement les blocs bruts d'extraction.               

Marteau taillant Grain d'Orge : Outil muni de dents en pointes appelées grains d'orge.

Marteau têtu : Marteau de carrier ou de tailleur de pierre à 1 ou 2 têtes plates incurvées. Il est utilisé pour équarrir les blocs bruts de carrière ou remplace la chasse en atelier pour dégrossir un parement. Le têtu de carrière est lourd et massif; il présente le plus souvent une tête carrée d'un coté qui chasse les bords du bloc et, de l'autre coté de l'outil, un pic pour araser les bosses.

Martelette ou Marteline : Petit marteau de poseur de lauzes. Son oeil d'emmanchement est prolongé pour une meilleure protection du manche. Une extrémité est plate et coupante : elle sert à dégauchir les lauzes. L'autre extrémité est pointue : elle  sert percer le trou  ou les encoches de fixation de la lauze.

Martin : Plaque de fonte munie d'une poignée et solidaire d'une pierre plate, avec laquelle on frotte sur un lit de sable mouillé ou de grenaille d'acier pour polir une surface : marbres, pierres dures, granits.

Martinet : Grosse molette de grès utilisée en marbrerie, pour égriser les dalles de marbre.

Mascaron : Têtes sculptées d'homme, de femme ou d'animaux fantastiques. Ces sculptures ornent souvent les clefs des linteaux de portail.

Masque : Visage humain, vu de face, ne présentant aucun trait caricatural.

Masse : 1- Gros marteau à deux pannes carrées et plates et à long manche. Son poids varie de 7 à 12 kg. Il est employé par les carriers pour frapper les coins dans les emboîtures lors du fendage des blocs. Il sert également à briser les blocs à remblais et faciliter leur évacuation. 2 - Ensemble des bancs de pierre d'une carrière.

Massette : Outil de frappe parallélépipédique en acier avec un manche en bois. Son poids varie de 0,5 à 1,5 kg. Elle est essentiellement utilisée  pour frapper des ciseaux ou la chasse.

Massette portugaise : Massette tronconique mieux équilibrée que la massette traditionnelle.

Médaillon : Elément décoratif de forme ronde ou ovales à l'intérieur duquel se trouve un motif.

Meneau : Montant vertical en pierre, de faible largeur, divisant en plusieurs vides la surface d'une fenêtre des monuments de style gothique ou Renaissance.

Meniane : Balcon ou petite terrasse soutenue par des colonnes en avant- corps au-dessus d'un porche ou d'une entrée. Par extension, désigne les colonnes supportant un balcon. Ce terme n'est guère usité que pour parler des édifices d'Italie.

Mère : Dans une Maison de Compagnons du Devoir, la Mère est une femme reconnue par les Compagnons qui accueille les jeunes et est à leur écoute.

Métamorphique (Roche métamorphique): Roche se formant par la recristallisation de roches sédimentaires ou de roches magmatiques sous l'action de la température et de la pression qui croissent avec la profondeur dans la croûte terrestre ou au contact d'autres roches (schistes et micaschistes, cipolins, gneiss, granites d'anatexie).

Métoche ou Métatome : Espace creux compris entre deux denticules ou deux modillons.

Métope : Intervalle qui, dans la frise de l'entablement dorique, sépare les triglyphes.

Meulière : Roche sédimentaire siliceuse, résultant de la silicification de roches carbonatées.

Pierre Meulière : Pierre ronde ou en cône tronqué servant à écraser le grain, les olives ou à meuler les outils pour les affûter.

Meurtrière : Mince ouverture verticale pratiquée dans un mur pour tirer sur les assaillants.

Mica : Minéraux formés principalement de silicate d'aluminium et de potassium. Avec le quartz et le feldspath, le mica est l'un des constituants du granite.

Microfissures : Ouvertures linéaires dont la largeur est inférieure à 0,2 mm.

Mirette : Sorte de spatule emmanchée composée d'un fil épais de forme diverses dont les modeleurs se servent pour enlever l'excédent de glaise sur une ébauche.

Miroir : Eclat accidentel formant une cavité dans le parement d'une pierre de taille.

Mise en œuvre : Pose des pierres dans la construction.               

Moche : Débris de tuffeau.

Modillon : Petite console renversée qui soutient une corniche.

Module : Mesures servant à établir les rapports de proportion entre toutes les parties d'un ouvrage d'architecture - Élément répétitif dans une structure architecturale (dallage, revêtement de façade, pierre d'appareillage,...).

Moellon : Petite pierre de construction posée brute. En maçonnerie traditionnelle on distingue : les moellons bruts, ébauchés (ou équarris).
Les moellons bruts ne sont pas taillés, ils peuvent être :
  • De forme aléatoire
  • Equarris, c'est-à-dire présentant d'eux-mêmes une face de parement grossièrement rectangulaire ou trapézoïdale
  • Délités, c'est-à-dire présentant, en plus d'une face de parement, des faces de lit et de joint plates et parallèles
Les moellons ébauchés sont sommairement taillés de façon à avoir leurs quatre arêtes de parement d'équerre, vives et bien dressées, et des retours d'équerre en face de lit et de joint. La taille de leur parement peut être :
  • tranchée avec des coins introduits dans des logements et frappés
  • éclatée à coups de têtu ou de chasse frappé le long des arêtes
  • smillée à la broche ou à la smille

Mohs (Échelle de Mohs) : Méthode de classement des pierres selon leur dureté.

Molasse ou Mollasse : Pierre proche du grès, de formation sédimentaire détritique, utilisée comme pierre à bâtir surtout dans le Sud-Est de la France et en Suisse. La particularité de cette pierre est le fait que son exposition prolongée à l'air la rend très dure. Certaines qualités de molasse sont gélives - Veine terreuse constituant un défaut dans une pierre calcaire.

Môle : Modèle,  dénomination des gabarits au moyen âge.

Molette : En marbrerie Désigne une meule en grès ou en biscuit de faïence utilisée pour le polissage.

Molière : En carrière Carrière de pierres à meule, on parle alors de pierres meulières. Par extension, la molière désigne la meule elle-même. Dans ce cas précis, la meule est une pierre (ronde ou en cône tronqué) servant à écraser le grain, les olives ou à meuler les outils pour les affûter.

Mortaisoir : En carrière Outil muni de deux tranchants étroits, perpendiculaires au manche bois. Il était utilisé pour créer les emboîtures et les encoignures recevant les coins.               

Mortier : Mélange de liant hydraulique (chaux, ciment, parfois les deux : Mortiers bâtard) de sable et d'eau.
Le mortier est utilisé comme élément de liaison des matériaux de maçonnerie (pierres, briques, moellons, parpaings, ...) ou comme enduit de finition sur une maçonnerie brute.

Mortier bâtard : Mortier dont le liant est un mélange de chaux et de ciment, cette association permet de limiter les retraits dus à l'emploi de ciment artificiel.

Mort-terrain : Terrain qui ne contient aucune matière exploitable.               

Mosaïque : Assemblage de petits cubes multicolores en marbre ou terre cuite, juxtaposés de façon à reproduire un dessin et liés par un ciment. L'art de la mosaïque fut particulièrement florissant dans la civilisation byzantine (Constantinople, Ravenne, Venise, Palerme...).

Mouliner : Polir le parement ou la tranche d'une dalle de pierre ou de marbre par frottement (moulinage) de sable mouillé avec une molette, ou avec une pierre plate fixée sur un martin.

Moulure : Se dit de tout ornement long présentant un profil continu et placé en saillie ou en retrait. Les moulures présentent différents profils (plats, ronds, concaves, convexes...), et portent en conséquence des noms différents : cavet, ove, tore... Chaque style architectural adopte des profils de moulures caractéristiques.

Moulure composée : Moulure dont le profil comprend plusieurs courbes (exemples : tore et scotie, doucine, talon).

Moulure creuse : Moulure taillée en creux, telle que le cavet.

Moulure lisse : Moulure dépourvue d'ornements.

Moulure plate : Bandeau, Réglet, Filet, Listel, Chanfrein, etc.

Moulure ronde : Tore, Boudin, Quart-de-rond, etc.

Moye ou Moie : Couche de pierre friable et tendre dans un banc de pierre, ou à la surface d'une pierre dure. Les moies doivent être éliminées : le parement d'une pierre de taille ne doit jamais présenter de moye, qui se désagrégerait peu à peu en laissant des cavités visibles (pierre moyée).

Moyer : Fendre ou scier une pierre de taille suivant le plan d'une moye.

Mur : Elément de gros oeuvre dressé verticalement fait de maçonnerie de pierre, de brique ou de béton banché

Mur à deux pans : Expression synonyme de mur à double parement.

Mur-boutant : Mur construit dans un plan perpendiculaire à un autre mur, et qui contribue à s'opposer au renversement de celui-ci, comme le feraient un contrefort ou un arc-boutant.

Murs gouttereaux : Dans une construction, le mur gouttereau est le mur de façade reliant les murs pignons, et portant une gouttière ou un chéneau.

Mur pignon : Face latérale reliant les deux murs gouttereaux (de façade). Elle peut être en pointe (toit à 2 pentes) ou horizontale (toit terrasse). En général, il ne comporte pas d'ouverture importante ou aucune ouverture (pignon aveugle).

Mur de refend : Mur porteur, de séparation intérieure, destiné à réduire les portées des poutres ou solives.

Mur de soutènement : Mur destiné à résister à la poussée des terres. Des ouvertures étroites appelées barbacanes doivent être présentes pour faciliter l'évacuation des eaux.

Muret ou Murette : Petit mur bas servant de clôture ou de séparation, sans rôle porteur.


N

Narthex : Porche ou vestibule d'une église en avant de la nef.

Nébulisation : Technique de nettoyage des façades par voie humide (ruissellement d'eau permettant le ramollissement des salissures; suivi d'un brossage).

Nef : Partie d'une église qui s'étend du portail jusqu'au choeur. Cet espace est réservé aux fidèles pour l'exercice du culte.

Nervures : Élément saillant d'une voûte. Dans l'architecture gothique, les nervures accusent et dissimulent les arêtes.

Nez de chien/Nez de cochon : Grosse cale en bois munie d'une poignée. Elle était principalement utilisée en carrière souterraine pour maintenir les blocs tranchés lors de l'extraction à l'aiguille ou à la lance.

Nez de marche : Bord de marche dépassant souvent sur la contremarche. Ce chant peut être droit, chanfreiné ou mouluré de diverses manière : quart de rond, boudin, bec de corbin, etc. Désigne également la partie verticale de l'appui de fenêtre, appelée aussi saillie.

Nombre d'or : Déjà présent dans les œuvres d'art de l'Égypte ancienne, il correspond à une proportion qui présente des propriétés mathématiques très particulières et qui est considérée comme particulièrement esthétique. On trouve aussi ce nombre d'or dans la Nature, car il correspond à une progression géométrique continue et à certaines formes de croissance des êtres vivants et des végétaux, coquillages, fleurs, etc.
Déterminer la section dorée
Soit un carré ABCD, dont on prend le côté pour unité. À partir du milieu E de AB, un arc de cercle de rayon EC recoupe en F le prolongement de AB. L'application du théorème du carré de l'hypoténuse donne EC2=EB2+BC2 c'est-à-dire EC2=(1/2)2+(1)2 =1/4+1=5/4. Donc EC=(V5)/2=EF et AE+EF=(V5)/2+1/2 = (V5+1)/2. AF est égal à 1,6180339... etc. fois l'unité. C'est un nombre irrationnel. On dit que le segment AF est partagé par le point B en "moyenne et extrême raison" et AB/BF=1/0,618=AF/AB=1,618. Le rectangle de côtés AB et BF et le rectangle de côtés AF et AB ont la même proportion et sont des "rectangles d'or".

Nœuds : Agglomération de minéraux très durs dans une roche.

Nu : Surface unie de parement (au nu de la façade) utilisée généralement en repère pour mesurer les éléments en saillie ou en retrait.


O

Oculi ou Oculus : Petite ouverture de forme circulaire, ménagée dans mur pignon, un fronton ou un dôme.

Œil d'emmanchement ou Lunette d'emmanchement : Trou visible dans la masse métallique d'un outil, nécessaire à la fixation d'un manche en bois.

Oeils-de-boeuf  : Ouverture de forme ronde ou ovale pratiquée dans un mur pignon, un fronton ou un dôme.               

Ogive : On a parfois appelé abusivement ogive l'arc brisé (et art ogival, l'art gothique qui a employé systématiquement cette forme d'arc). Ce terme ne doit s'appliquer qu'aux arcs ou nervures saillantes qui recouvrent les arêtes des voûtes d'arêtes depuis les supports (à la naissance de la courbe) jusqu'à la clef de voûte où convergent ces ogives, entre lesquelles se trouvent les compartiments de la voûte.

Oiseau : Civière qui se place sur l'épaule et sur laquelle les maçons portent les pierres (et le mortier pour la maçonnerie).

Olivine : Variété de silicate de magnésium et de fer de couleur verte.

Ophicalcites : Marbre serpentineux, est au sens large une brèche à éléments serpentinisés dont les fissures se sont remplies de ciment calcaire.

Opus incertum : Appareillage irrégulier de petits moellons ou de dallage en pierre de dimensions et de formes irrégulières.

Opus mixtum : Appareillage mélangé combinant différents appareils dans un même ensemble architectural. Il alterne dans un mur de lits de moellons de pierres et de lits de briques.

Opus monspelliensis : Appareillage de construction de murs qui fut principalement utilisé à l'époque romane dans la région située autour de la ville de Montpellier.

Opus piscatum : Appareillage de construction en arête-de-poisson réalisé en disposant des pierres plates inclinées à environ 45° et en changeant successivement de sens.

Opus quadratum : Technique de construction murale romaine qui utilise des blocs de pierre parallélépipédiques en assise horizontale (pour le grand appareil de 70 × 40 × 40 cm) .

Opus reticulatum : Appareillage de mur de parement antique romain fait de petits moellons en pierre de forme pyramidale posés sur un angle (environ 15 cm de côté).

Opus romain : Appareillage formant un module régulier de pierres rectangulaires et carrées.

Oolithique : Qualifie une roche composée de petits grains de calcaire arrondis, plus ou moins gros comme des oeufs de poisson (les oolithes), liés par un ciment calcaire naturel.

Opus sectile : Appareillage découpé réalisé avec des plaquettes de marbre ou de pierre de couleur découpées et assemblées de façon à constituer un dessin figuratif.

Opus spicatum ou appareillage en épi de blé : Appareillage réalisé avec des pierres plates posées inclinées sur la tranche et, alternativement en épi (zig-zag).

Opus vittatum : Appareillage en bandelettes de mur de parement antique romain fait de petits moellons rectangulaires en pierre, disposés en assises régulières alternées.

Oratoire : Lieu destiné à la prière, petite chapelle.

Orgueil/Hypomochlion : (du grec <i>orgao</i> : je m'élève) Grosse cale placée devant un bloc à soulever ou à riper. Elle sert de point d'appui lors du levage avec une pince de carrier.

Oriel ou Bay-window ou Bow-window : Avancée en encorbellement aménagée sur un ou plusieurs niveaux d'une façade. Faisant saillie sur la façade elle forme une loggia s'ajoutant à la pièce.


P

Paf : Qualifie un grès de dureté moyenne, qui se laisse bien tailler en pavés de bonne qualité (le grès pif étant trop dur, et le grès pouf trop fragile).

Panneau : Gabarit en bois ou en zinc découpé au profil de la pierre à tailler.

Panneresse : Pierre placée dans la maçonnerie avec sa longueur en parement.

Pantoufle : Espace vide important dans le parement entre deux pierres qui ne peuvent être serrées à cause d'une bosse ou d'un angle obtus.

Parement : Le côté de la pierre qui doit paraître en dehors du mur.

Pare-loup :Expression désignant un type particulier de couronnement de mur d'enclos, destiné à repousser les loups. Il s'agit d'un rang de grands moellons pointus et tranchants. Ils sont posés à plat et en forte saillie sur le haut du mur de clôture, côté extérieur. Le débord des pointes rejette à l''extérieur la bête qui tente de grimper : des interstices sont laissés entre ces moellons et les pattes de l'animal essayant de prendre appui sur la partie supérieure reste coincées. Il se blesse ou reste coincé, pendu.

Paumelle : En carrière, des coins sont placés dans l'encoignure et frappés à la masse pour fendre la pierre. Les paumelles sont des pièces droites en métal placées dessus et dessous un coin, sans contact avec les arêtes de la pierre, de façon à ce qu'elles n'éclatent pas.

Pentagramme : On désigne sous ce nom l'étoile à cinq branches, construite à partir du pentagone régulier, figure importante pour les pythagoriciens et que les francs-maçons appellent aussi "étoile flamboyante".

Pierruche : Poussière issue de la découpe de pierres.

Pif : Qualifie un grès très dur, difficile à tailler mais de bonne qualité.

Pile ou Pierre à eau : En Provence, évier en pierre dans laquelle les ménagères faisaient la vaisselle et tous les lavages relatifs à la préparation de la cuisine.

Plumée : Plan effectué au taillant ou au ciseau sur tout le périmètre d'une face. D'une largeur de 2 à 6 cm de largeur il sert de référence lors de la taille d'un parement.

Pont thermique : Point de la construction où la barrière isolante est rompue pour des raisons de mise en œuvre défectueuse ou de manque de rigueur dans la conception de l'ouvrage. Les ponts thermiques constituent des zones de forte déperdition thermique, l'humidité peut s'y condenser.

Pouf : Un grès pouf est un grès tendre, de dureté insuffisante pour en faire des pavés -  Les parties pouffes ou les pouffes d'une pierre ou d'un marbre sont les parties qui se désagrègent facilement à l'humidité ou sous les chocs (on dit des arêtes pouffes) - Désigne de façon générale une pierre tendre ou friable qui ne peut être équarrie à arêtes vives, ou dont les arêtes taillées s'émoussent rapidement.

Paléontologie :  Etude des fossiles.

Palier (extraction en palier) : En carrière : En galerie souterraine comme en carrière à ciel ouvert, extraire la pierre de manière échelonnée sur des niveaux successifs. Cette méthode peut être choisie pour diverses raisons : multiplication des chantiers d'extraction, matériel d'extraction utilisé, qualité du matériau à extraire,...

Palmette : Motif d'ornementation en forme de feuille de palme stylisée.

Panse : Partie renflée d'une colonne ou d'un balustre.

Parageau ou Parageot ou Parajot ou Parajeau : Ouvrier, aide du fendeur d'ardoise.

Parapet : Petit mur dressé à hauteur d'appui, garde-fou.

Parpaing : Pierre de tuffeau qui servait dans la construction et dont les dimensions étaient constantes : 42 x 22 x 15 cm.

Passe (Faire une passe) : Effectuer un sciage sur un bloc, généralement avec une débiteuse.               

Passe (Scié à passe): Se dit d'un bloc scié dans le sens de son lit naturel. Cette opération répond à la règle courante en matière de sciage, elle est donc rarement précisée au calepin d'un chantier. Dans la liste de débit des éléments (longueur x largeur x hauteur), la "hauteur" est donc la hauteur sur lit.
               
Passée ou Havage : En carrière : Abattage mécanique effectué à l'aide d'une haveuse et consistant à creuser dans la roche une saignée horizontale ou verticale,  mince et profonde (un trait), pour détacher un bloc de la masse de la carrière.

Passe-partout : Grande scie à pierre tendre, actionnée par 2 personnes.               

Patine : Ton et coloration que prend la pierre avec le temps, l'usure et l'encrassement - Par extension, toute technique de finition artificielle donnée à la texture de surface ou la couleur d'une pierre dans le but de lui donner un aspect ancien  ou de l'embellir.

Paumelle : En carrière Lors de l'extraction au coins, petite plaque de bois ou de fer ajoutée sous le coin de fer mis en place. Mieux caler le coin permet une meilleure efficacité de la frappe.               

Pavé mosaïque : Pavé de granit de 10 cm de côté fabriqué à partir de 1924.

Pavillon d'angle : Corps de bâtiment d'un édifice important, construit à un angle.

Pays :  Appellation générique donnée aux Compagnons, autres que tailleur de pierre, maçon, charpentier, couvreur, plâtrier, plombier.

Peigne : Outil Servant à surfacer le grés. Plusieurs pics forgés sont maintenus en place par une clavette dans un support mortaisé. L'assemblage forme un taillant servant à surfacer. La finition obtenue est la taille smillée (longs sillons parallèles, fins et serrés).

Pendage : Inclinaison, pente d'une couche sédimentaire.

Percussion lancée (mode) : Classement anthropologique déterminant un mode d'action musculaire prolongée par un outil tenu en mains et projeté contre la matière (pic, marteau taillant, polka,...)

Percussion posée avec percuteur : Classement anthropologique déterminant un mode d'action qui consiste à poser l'outil sur la matière et à venir le frapper avec un outil de percussion lancée de type massette (la broche, le ciseau, la gouge,...)           

Percussion posée sans percuteur : Classement anthropologique déterminant un mode d'action qui consiste à poser l'outil sur la matière en faisant agir sur lui une force musculaire (scie, chemin de fer, riffloir,...)               

Perfectionnement : Chez les Compagnons du Devoir, action de formation pendant le Tour de France.

Perré : Revêtement en pierre sèche ou liée que l'on aménage au pied ou sur le flanc d'un talus sujet à des glissements ou d'une tranchée susceptible d'être dégradée par les eaux. Dans un perré, les pierres sont fichées dans la terre perpendiculairement à la ligne de pente. Pour obtenir une surface lisse, il suffit de dégauchir le parement des pierres avant la pose. Le calage n'a pas besoin d'être aussi méthodique que pour un mur vertical.

Pétrographie : Partie de la géologie qui a pour objet l'analyse, la description et la  classification des roches.

Phylactère : Banderole avec texte représentée sur des sculptures ou des fresques.

Pic ou Pique ou Marteau à deux pointes ou Marteau à pointe : Marteau lourd et trapu, cintré et muni de deux pointes pyramidales. Il est surtout utilisé en carrière pour ébaucher des blocs ou réaliser des saignées dans les roches.               

Pied d'œuvre (Mettre à pied d'oeuvre) : Apporter à proximité du bâtiment que l'on construit.

Piédestal : Support isolé avec base et corniche, qui soutient une statue, une colonne, un vase,...

Piédouche : Petit piédestal carré ou circulaire mouluré supportant une boule, un buste, une petite figure, un vase,... On dit : un buste monté sur piédouche ou en piédouche.

Piédroit : Dans une porte, chacun des deux montants verticaux supportant un arc ou un linteau.

Pierre d'attache : Il s'agit d'une pierre perforée, fichée dans un mur pour servir à attacher un animal domestique.

Pierre de civière : En français notarial du milieu du XVIIIe siècle, pierres ne pouvant être soulevées par un homme seul et exigeant, pour leur transport, d'être chargées sur une civière (brancard ou bard) portée par deux hommes.

Pierre essuyte : En vieux français, pierres sèches. "Essuyte" vient du participe latin exsuctus, desséché.

Pierre de taille : Pierre dont toutes les faces sont dressées - Pierre naturelle destinée à être ouvragée et présentant les aptitudes et la qualité nécessaires à la taille de pierre ou à la sculpture (en opposition au granulat, au calcaire et à l'argile).               

Pierres magmatiques ou ignées : Roches provenant de la solidification du magma par refroidissement de la croûte terrestre comme, par exemple, le granit.

Pierre mouvante : En français notarial du milieu du XVIIIe siècle, pierre pesant dans les 30-40 kg et pouvant être bougée par un homme seul.

Pierre pelliculaire : Plaque de pierre de faible épaisseur utilisée en habillage de façade.

Pierre reconstituée ou Béton pierre : Béton dont le liant est en général du ciment blanc et l'agrégat de la pierre concassée choisie particulièrement pour sa couleur et/ou sa dureté.

Pierres sédimentaires : Roches résultant de l'accumulation et du compactage des sédiments ou de précipitations chimiques au cours de l'évolution géologique. Par exemple : le calcaire et le grès.

Pierres métamorphiques : Roches issues de la transformation des roches sédimentaires et magmatiques sous l'action de la pression et de la température. Par exemple : transformation du calcaire en marbre ou du granit en gneiss.

Pierre rustique : Pierre dont on conserve l'aspect brute et naturel ou bien travaillée dans le but de lui donner cette apparence.

Pierre sèche : Assemblage de moellons en pierre sans l'aide de mortier. C'est une construction dont l'harmonie et la solidité sont assurés par le poids de chaque pierre brute ou grossièrement retaillée, sa forme, son inertie, et surtout sa position par rapport aux autres.

Pierrière ou Perrière : Carrière.

Pierruche : Sciure de pierre.               

Pile d'assiette : Dans un mur de moellons, image décrivant la pose en superposition de plusieurs pierres plates sans croisement des joints d'une assise à l'autre. Disposition contraire aux règles de l'art.

Pilastre : Pilier ou colonne engagée dans un mur ou un support de portail et formant saillie.

Pinacle : Ouvrage en pierre, de forme pyramidale ou conique, souvent ajouré et orné de fleurons. Il sert de couronnement décoratif à un contrefort et sert aussi à équilibrer les poussées.

Pince de carrier : Barre de fer utilisée comme levier pour lever ou riper un bloc. Son extrémité est légèrement biaise, plate et munie d'un talon servant de point d'appui au sol ou sur un orgueil (cale).

Pinçage : Action qui consiste à soulever un côté de la pierre à l'aide d'une pince.

Piquetage : Martelage au pic d'une roche ou d'un enduit.               

Pitche ou Chasse ou Chasse-Jorgé : Outil percuté à la massette servant à éclater une arête, bossager une face ou casser un moellon.

Plan basilical : Qui reprend le plan des édifices antiques, généralement rectangulaire, avec une ou plusieurs nefs.

Plate-bande : Linteau de porte ou de fenêtre droit, formé d'une seule pierre ou de claveaux appareillés.

Plâtre : Matériau obtenu par la cuisson du gypse. L'emploi du plâtre comme liant hydraulique pour enduit extérieur est très ancien et à été principalement utilisé en région parisienne. Il s'agit ici de plâtre gros de construction ou de mortier de plâtre chaux (chaux aérienne/éteinte) et non pas de plâtre fin (utilisé sous forme d'enduit intérieur, de staff, de stuc, etc.).

Pleurs : Suintements d'eau tombant en goutte-à-goutte du ciel d'une carrière souterraine.

Plombée : Qualification d'une pierre qui se taille difficilement à l'outil.

Plotières : A l'atelier, pièces de bois de grosse section (plots) au nombre de deux sur lesquelles une pierre peut être posée pour être taillée.

Poinçonnement : Dans un mur de pierre sèche, donc sans mortier, chaque pierre reçoit le poids de la partie du mur qui est au-dessus d'elle et le transmet à la pierre qui est en dessous. Si les pierres présentent des aspérités, des arêtes, sur leurs faces horizontales, cela entraîne un phénomène dit de poinçonnement : de fortes pressions localisées se traduisent par des écrasements, des fissures. Ainsi il n'est pas rare d'apercevoir, dans une maçonnerie sèche, des pierres fissurées, ayant eu à supporter une trop forte charge sur un point d'application trop restreint.
Le remède au poinçonnement est l'emploi d'un mortier de terre en couches minces, permettant de régulariser les assises du mur et de mieux répartir la charge.

Point de passage : Très petite Maison de Compagnon du Devoir ne comprenant que quelques Itinérants et pas de Prévôt.

Pointe de gâteau : Motif décoratif en relief formant une étoile composée de plusieurs pyramides. Elle rappelle les parts découpées d'un gâteau.

Poivrière ou Échauguette : Guérite à toit conique placée en encorbellement à l'angle d'un bastion, de châteaux forts, de tours pour en surveiller les abords.

Polychrome : De plusieurs couleurs.

Polylobe : Élément d'une rose ou d'un fenestrage, comportant plusieurs lobes accolés.

Pontiote : En carrière Coin de fer frappé à la masse.

Porphyre ou porphyroïde : Le porphyre est une roche magmatique filonienne, qui présente des grands cristaux de feldspath noyés dans une pâte aphanitique. On distingue le porphyre rouge antique et le porphyre vert antique.

Portail : Entrée principale d'un bâtiment, d'un parc - Grande porte d'entrée dans une église avec son détail  architectural. 

Potée ou Potée d'étain : Préparation d'étain sous forme de poudre utilisée lors de la dernière phase de polissage d'un granit.

Poussée : Composante horizontale de l'effort exercé sur ses supports par un arc ou une voûte.

Praticien :  Ouvrier qui sculpte la forme exacte au marbre ou à la pierre en respectant un modèle en plâtre. Son travail est facilité par le metteur au point qui dégrossi le bloc à sculpter. Le praticien est souvent un excellent sculpteur mettant son savoir-faire au service d'un maître.

Prévôt : Compagnon du Devoir en fin de Tour de France, responsable d'une Maison de Compagnons.

Prévôté : Maison de Compagnon du Devoir placée sous la responsabilité d'un Prévôt ; les Prévôtés ont des capacités variables, comprises entre 30 et 120 jeunes.

Province : Unité géographique compagnonnique équivalant à une région française.

Provincial : Compagnon du Devoir élu, bénévole, représentant de sa Province.

Pyrite : Sulfure naturelle de fer de couleur jaune doré.

Pyroxène : Silicate entrant dans la composition des roches volcaniques.


Q

Quadrilobé : Se dit d'une figure géométrique formée par la réunion de quatre lobes.

Qualibat  : Qualification présentée par une entreprise permettant de connaître et suivre l'entreprise ayant cette certification, car la charte mise en place à laquelle l'entreprise doit répondre est stricte. http://www.qualibat.com/

Quart-de-rond : Moulure dont le profil décrit le quart d'un arc de cercle.

Quartier-tournant : Portion d'escalier entraînant un changement de direction de la ligne de foulée (un tournant).  les marches situées dans cette zone sont dites balancées.

Quartz : Forme cristalline de la silice, dure et insoluble. 

Quartzite : Roche métamorphique provenant de la transformation d'un grés siliceux par  recristallisation des grains de quartz.

Querner : Diviser un bloc de pierre ou de schiste (ardoise) avant sa découpe. 

Queue : Partie d'une pierre posée en boutisse qui disparaît dans la maçonnerie sans la traverser de part en part. Profondeur (ou largeur) d'un moellon en pierre.

Quille : Bloc brut d'extraction dont la hauteur sur lit est plus importante que sa longueur ou sa largeur. En carrière souterraine : rondin de bois disposé verticalement pour soutenir un bloc d'extraction (extraction par quille).


R

Rader : Diviser un bloc de pierre ou de marbre en deux en réalisant deux tranchées au ciseau (dessus et dessous). Lorsque  le sens de la cassure est ainsi suffisamment "marqué", le bloc se divise d'un simple coup de masse ou de massette.

Rafle : Défaut présent dans une ardoise et consistant en un trait blanc composé de quartz.

Ravalement : Opération qui consiste a nettoyer une façade par grattage, lavage, sablage ... et le cas échéant la réfection des enduits. Le ravalement des façades en pierre au "Chemin de Fer" est vivement déconseillé (élimination du calcin de protection de la pierre).

Réception : Cérémonie des Compagnons du Devoir durant laquelle un Aspirant reçoit le titre de Compagnon.

Recette : Emplacement de stockage des blocs au pied d'une carrière à ciel ouvert.

Rechampissage : Rénovation d'une gravure sur pierre qui a tendance à s'effacer. Le graveur gratte les lettres et remet de la peinture ou de la dorure.

Rectangle d'or : Rectangle dans lequel le rapport de proportion entre la longueur du petit côté et celle du grand côté correspond à la section dorée 1/1,618… et qui possède la propriété, lorsqu'on lui accole un carré le long de son grand côté, de former un grand rectangle ayant la même proportion et ainsi de suite.

Redan ou Redent : Décrochement venant briser la continuité d'un profil - Partie saillante d'une paroi (puits, galerie en carrière) - Motif saillant ornant un arc ou le contour d'un ouverture.

Redoute : Petit ouvrage de fortification médiéval, isolé et fermé.

Refend : Léger défoncé pratiqué au bords des parements des pierres de façade pour marquer ou simuler les assises de pierre et les joints verticaux.

Refend (Mur de refend) : Mur porteur transversal ou longitudinal placé à l'intérieur d'un bâtiment.

Refouillement : Creux dans un matériau. En sculpture, action d'accentuation des saillies en évidant les parties creuses.

Refouloir : Outil servant à la confection des joints de pierres posées sur cales en bois. Il a la forme d'une spatule large à manche en bois dont l'extrémité est dentelée. Elle sert à tasser le mortier au fond du joint d'une pierre, après que le ficheur est introduit le mortier.

Réglementation : Les Règles de l'Art sont transcrites dans divers documents réglementaires dont les principaux sont :
  • Les normes produits éditées par l'AFNOR. Elles donnent la définition des produits traditionnels d'usage courant et d'expérience éprouvée.
  • Les DTU (Documents Techniques Unifiés) sont des normes de mise en œuvre des produits suivant une méthode traditionnelle.
  • Les Avis Techniques (émis par une commission spécialisée sous la présidence du C.S.T.B.). Ils ont pour but de permettre l'utilisation de produits ou procédés non traditionnels, sous réserve du respect total des observations formulées.
  • Les Cahiers de Prescriptions Techniques (CPT) sont établis et publiés par des commissions spécialisées du CSTB. Ils précisent les conditions d'emploi et de mise en œuvre de certains produits ou procédés nouveaux.
  • Les recommandations professionnelles sont publiées par des organismes pour informer les professionnels des prescriptions à respecter dans l'attente de la remise à jour périodique de certaines Normes ou DTU.
  • L'Appréciation Technique d'Expérimentation (ATEX) est une procédure rapide d'appréciation technique d'un produit, d'un procédé ou d'un équipement qui ne fait pas encore l'objet d'Avis Techniques. Une ATEX n'est valable que pour un seul chantier.

Rejaillissement :Action, mouvement de ce qui rejaillit. Sur une surface horizontale dure, l'eau éclabousse ainsi les murs extérieurs et favorise la dégradation des matériaux.

Rejingot : Partie surélevée située à l'arrière d'un appui de fenêtre sur laquelle repose la traverse du dormant. Son rôle est de stopper l'eau de pluie.

Relever les ciselures : Tailler, au ciseau droit, le méplat autour du parement d'une pierre dure.

Résident (nouvel itinérant) : Chez les Compagnons du Devoir, jeune en apprentissage ou en perfectionnement logeant à la Maison des Compagnons.

Résille : Fin réseau en  pierre laissant des jours entre les parties formant l'armature décorative.

Ressaut : Saillie qui dépasse une surface, formant une avancée sur le plan vertical - On dit d'un escalier, qu'il fait ressaut, si l'appui n'est pas continué sur une même ligne suivant sa rampe.

Restanque : En régions méditerranéennes, mur drainant en pierre sèche, permettant de créer des terrasses cultivables sur des terrains pentus.

Retable : Dans une église, construction verticale peinte ou sculptée contre laquelle est appuyé l'autel.

Retombée : Les retombées sont les assises de voussoirs les plus proches du plan de naissance d'un arc ou d'une voûte. Ces assises, de faible inclinaison, peuvent être posées sans cintrage ou panier de support. L'assise des sommiers est donc la première retombée.

Revêche : Se dit d'un marbre ou d'une pierre qui prend mal le poli.

Rive : Bord d'une pièce. Par exemple rive en zinc protégeant le dessus des corniches ou les appuis de fenêtres.

Rivelaine : Pic d'extraction emmanché à deux pointes pyramidales.

Rognon : Inclusion minérale dure visible dans une roche d'une autre nature.

Rôleur : Compagnon du Devoir chargé d'une responsabilité particulière dans la vie de la Maison ou chargé de conduire les fêtes et les cérémonies.

Ronde-bosse : Désigne en sculpture tout ouvrage, ou partie d'ouvrage en haut-relief, entièrement détaché de tout fond, contrairement à la demi-bosse ou au bas-relief. On écrit au pluriel des rondes-bosses. La sculpture en ronde bosse s'écrit sans trait d'union.

Rosace : Motif décoratif circulaire, en forme de rose ou d'étoile à plusieurs branches, en général sculpté, en relief, sur une paroi. Ce terme est parfois employé abusivement pour les roses, motif généralement ajouré qui assure l'éclairement.

Rose : Grande baie circulaire subdivisée par des remplages (armatures ouvragées en pierre), le plus souvent munie de vitraux. Elle peut être isolée, ou placée au-dessus d'une série de lancettes, ou encore constituer l'élément central d'une grande verrière. La composition des remplages est variée, se compliquant du premier art gothique jusqu'à l'art flamboyant du XVe siècle.

Rosette :  Petite ornementation sculptée en forme de bouton de rose.

Roules :  Cylindres de bois placés en série sous un bloc de pierre pour le déplacer horizontalement.

Rubané : Qualifie certains pierres qui présentent des moirures en bandes rappelant plus ou moins l'aspect de rubans. Elles ne représentent pas un défaut de la pierre.

Rudenture : Baguette sculptée, dont les cannelures des colonnes sont remplies par le bas jusqu'au tiers.

Rudiste : Fossile de bivalve de l'ère secondaire que l'on trouve par exemple dans la pierre de Fontbelle (Charente).


S

Sabre (Coup de sabre) : C'est une fissure longue et très fine dans un mur ou dans un bloc de pierre - Se dit d'un mauvais  appareillage de maçonnerie dont les joints verticaux de deux assises superposées s'alignent alors qu'ils devraient se croiser.

Salin : Se dit d'un marbre à texture grenue.

Salle capitulaire : Salle où se réunit un chapitre, c'est-à-dire l'ensemble des moines ou des chanoines.

Salomon : Roi d'Israël vers 950 av J.C., qui entreprit de gigantesques chantiers et qui serait, selon la légende, l'un des fondateurs du Compagnonnage (avec Soubise et Maître Jacques).

Salpêtre : Nitrate de potassium - On appelle aussi salpêtre le résultat de la perte de l'eau de cristallisation de ce sel donnant une couche pulvérulente blanchâtre se formant sur les murs humides (remontées d'humidité par capillarité dans les matériaux).

Sanctuaire : Endroit de l'église où se trouve l'autel principal.

Sarcophage : Tombeau dans lequel les anciens mettaient les corps; Il était fait d'une pierre qui, d'après les croyances de l'époque, hâtait la disparition des chairs.

Schiste argileux : Dépôt sédimentaire d'aspect feuilleté, constitué de fins grains d'argile. Lorsqu'une telle strate est présente à l'intérieur d'une pierre sédimentaire, un délitement peut se produire à la suite d'une exposition à l'eau de ruissellement puisque celle-ci est à même de liquéfier l'argile et de vider la strate.

Sciotte : Petite scie à pierre tendre dont le manche est situé au dessus de la lame.

Sec : Dans un bloc de pierre ou de marbre, désigne une courte microfissure affectant en général une arête (et visible seulement si l'on mouille le matériau).

Sèche (Maçonnerie en pierres sèches) : Ouvrage de pierres, de moellons, etc. monté sans mortier. Un mur en pierres sèches est celui qui est construit par empilage de pierres non liées par un mortier.

Section : Dessin en coupe donnant la section d'un élément ou d'une partie d'une construction. La section droite est une section dont le plan est perpendiculaire à l'axe de l'élément coupé.

Sédentaire : Se dit d'un Compagnon du Devoir qui a terminé son Tour de France et qui s'est fixé en un lieu déterminé.

Serpentinites : Marbres constitués par des serpentines accompagnées de chlorites et de minéraux non transformés (olivine, pyroxène, amphiboles). Ce sont des roches vertes, compactes, de faible dureté (rayables avec un couteau, mais pas par l'ongle).

Serviette plissée : Motif sculpté qui donne l'illusion d'une serviette pliée (plis religieuse, en accordéon...).

Seuil : Dalle au sol formant la partie inférieure d'une porte ou d'une porte-fenêtre.

Shale : Roche sédimentaire à grain fin et souvent friables.

Sidobre : Région montagneuse française située au sud du Massif central. C'est un territoire granitique de 15,3 km de longueur sur 6,6 km à sa plus grande largeur, couvert de forêts. Son point culminant se trouve au lieu-dit "Le Patau" (707 mètres)

Singe : Surnom donné au patron. Au Moyen-Âge, les Compagnons charpentiers abattaient eux-mêmes les arbres dont ils mettaient ensuite le bois en œuvre ; c'est le patron qui montait à la cime de l'arbre pour la couper : ce surnom a traversé les siècles…

Singeries : Motifs décoratif inspirés de l' Extrême-orient.
                                                                                                                               
Socle : Base ou piédestal destiné à recevoir une colonne, un buste, une statue, ...                                                               

Solin : Petite bande de plâtre ou de mortier destinée à assurer l'étanchéité entre les rives des murs et la couverture ou autour des souches de cheminée.

Sommier : Pierre qui reçoit la retombée d'une voûte et porte sur les piédroits.
               
Soubassement : Partie inférieure d'une construction, sur laquelle porte l'édifice et qui porte elle même sur la fondation.

Soubise : Architecte qui aurait participé au chantier voulu par Salomon et qui serait, selon la légende, l'un des fondateurs du Compagnonnage (avec Maître Jacques).

Souche de cheminée : Elément en maçonnerie placé sur la toiture et renfermant un ou plusieurs conduits de fumée.
                                                                               
Souchet : En carrière :  Le souchet est situé au-dessous des bancs de pierre exploitables.                                                                                                                                               
Souchevage/Soucavage : En carrière : Technique d'extraction de la pierre. Pour commencer à exploiter les bancs situés juste au-dessus, les carriers creusent le souchet de manière à créer un espace vide horizontal, puis effectuent des tranchées sur les côtés du bloc à extraire. Il se dit néanmoins plus communément de tout ouvrage que les carriers font sous chaque banc ou lit de pierre, pour les séparer les uns des autres. C'est l'ouvrage le plus difficile et le plus risqué de tous, fait dans une posture très contraignante, le carrier étant ordinairement couché sur de la paille, pour pouvoir détacher et creuser la pierre avec son pic ou son aiguille.

Soupirail : Ouverture pratiquée dans le soubassement pour laisse passer la lumière, l'air, dans les locaux en sous-sol.

Sous-face : Face horizontale inférieure.

Sphinx : Chimère de l'Égypte antique. Elle possède une tête et une poitrine de femme sur le corps d'un lion. Les sphinx sont représentés couchés sur le ventre, les pattes de devant étendues, et la tête droite.

Statue : Figure en pied, de plein relief, représentant une divinité, un personnage humain, une allégorie, un animal.

Stéréotomie/Tomotechnie : Science de la coupe des pierres et des éléments de charpente, permettant la taille à l'avance de ces éléments. Elle fait appel à des notions de géométrie descriptive souvent complexes, en même temps qu'à des connaissances en matière de statique et de résistance des matériaux. Les premiers éléments de cette science se sont développés, à partir du XIIe siècle, sous le nom d'art du trait.
                                                                               
Stratigraphie : Etudes des déformations des roches.

Stylolite : Structure de dissolution sous pression en forme de colonnettes s'interpénétrant au sein de roches calcaires, soulignée par une surface argileuse noirâtre.

Substrat ou Substratum : Matière - En géologie, couche inférieure sur laquelle repose une couche plus récente.

Sulfin : Dépôt pelliculaire sulfureux à la surface de la pierre calcaire exposée aux fumées industrielles. On appelle parfois ce dépôt la sulfatation de la pierre.

Symboles : Chez les Compagnons du Devoir, images qui permettent de comprendre le sens des valeurs partagées par les Compagnons : les symboles sont visibles sur la Couleur du Compagnon.                                                                                               


T

Tabatière ou Chassis tabatière : Lucarne composée d'un châssis dormant incliné et d'une vitre à charnière (communément appelée VELUX - marque commerciale déposée).

Tableau : Espace dans l'épaisseur de mur situé entre la porte ou la fenêtre et le parement ou le nu du mur extérieur.

Tâcheron : Ouvrier payé pour la réalisation d'une tâche.

Taillanderie : Forge qui fabrique des outils en acier. Ensemble des outils fabriqués par un taillandier.

Taillandier ou Blanchœuvrier : Aujourd'hui, forgeron spécialisé dans la confection des outils tranchants. Autrefois, il travaillait pour de nombreuses corporations et notamment pour la fabrication des outils de carrier (lances, pics, têtu...) et de ceux des tailleurs de pierre (ciseaux, taillants,...). Il était qualifié de " Taillandier grossier " lorsqu'il travaillait sur les gros outils de type masse ou têtus.

Taille de pierre : La taille de pierre regroupe un ensemble de techniques pour façonner un bloc de pierre une forme géométrique préconçue

Taille-blocs : Débiteuse équipée de 2 disques (un vertical et l'autre horizontal) permettant de découper des bandes de faible épaisseur directement à partir d'un bloc massif.

Taillerie : Usine où l'on débite et façonne la pierre à partir du bloc brut.

Tailleur de pierre : Le tailleur de pierre conçoit, sur mesure, des éléments architecturaux ou décoratifs en pierre de taille. En atelier : à partir d'un plan dessiné et de gabarits, il trace avec précision sur un bloc de pierre scié le modèle à tailler. Ensuite, pour tailler la pierre il utilise des méthodes et des outils adaptés à sa dureté (tendre à dure). Sur le chantier : Une fois son ouvrage terminé, il procède à sa mise en œuvre sur le chantier. Le tailleur de pierre est appelé à intervenir sur des ouvrages en pierre très variés :
  • En construction : encadrement de portes et fenêtres, voûtes, balcons, dallages, escaliers …
  • En  décoration d'intérieur et d'extérieur : cheminées, dallages, parements de façade, pavage, décoration …
  • En mobilier d'extérieur : fontaines, aménagement urbain ...

Tambour : Mur de plan circulaire sur lequel repose la coupole

Tambours de colonne : Pierres cylindriques de section circulaire, polygonale ou polylobée qui, superposées, composent le fût d'une colonne, d'un pilier, ou le noyau d'un escalier à vis.

Tas de charge :Disposition particulière, à la naissance d'un arc, par laquelle le joint de lit des claveaux est horizontal sur une ou plusieurs des premières assises et ne devient rayonnant qu'ensuite. Ces assises forment comme une console qui permet aux constructeurs de n'avoir pas besoin de cintre au niveau du tas de charge.

Tas de sable : Motif décoratif en relief représentant une pyramide rectangulaire.

Tendre : Qualifie une pierre calcaire de faible masse volumique (moins de 1850 kg par m3), facile à tailler. Les pierres très tendres et tendres correspondent aux n° 1 à 4 du classement normalisé des pierres par difficulté de taille.

Terrace : Maisons en rangée, au minimum de trois unités contiguës, qui sont séparées par un mur coupe-feu mitoyen. Ce concept d'habitation a été popularisé en Angleterre par l'architecte John Nash (1752-1835).

Terrasse ou Cheval de Terre  : Défaut d'un bloc de pierre ou de marbre, sous forme d'une cavité glaiseuse.

Terre  : Nom qui était donné à la poussière de pierre provenant de l'extraction.

Tête : Face de bout vue sur une pierre de taille. Son repère pour la pose est signalé par la marque d'appareil "T".

Tête de chat ou Tête de chèvre : Dans le langage des maçons, moellon brut arrondi.

Tête de mort : Dans le langage des maçons, pierre informe, inexploitable.

Têtuer : Équarrir un bloc ou un parement à l'aide d'un marteau têtu.

Tire-terre : Dans les carrières souterraines, petite raclette qui était utilisée pour évacuer la poussière de pierre des tranchées d'extraction.

Toise : Mesure de longueur équivalant normalement à 6 pieds ou 72 pouces, soit environ 1,94 m.

Tore : Moulure pleine de profil courbe, en portion de cercle ou d'ovale ou en demi-cœur.

Torche : Coussin à pierre composé de paille de seigle tressée et cousue par 2. Elles étaient utilisées pour caler les pierres durant le transport jusqu'au chantier de taille ou de pose.

Tors : Torsade sculptée composée de feuillage de rubans, de rangs de perles.

Tour de France : Chez les Compagnons du Devoir, déplacement périodique de lieu de vie, de ville en ville, de pays en pays, permettant de multiplier les expériences professionnelles ainsi que les rencontres et les acquisitions générales et culturelles.

Tournassin : Sorte de couteau dont la lame est montée en "T" sur une tige emmanchée. Il est utilisé en modelage ou au tournage pour racler l'excédent de glaise.

Trace : Pic d'extraction du sud-ouest de la France.

Trachyte : Roche volcanique riche en feldspaths alcalins et à teneur en silice assez élevée et appartenant au groupe des roches felsiques.

Traîneau : Instrument de bardage destiné au transport des pierres volumineuses. Il consiste en plusieurs traverses clouées sur une grosse branche fourchue et en une chaîne d'attelage permettant tractage  par un mulet ou des bœufs.

Tranche : Plaque de pierre possédant 2 faces parallèles sciées, obtenue en sciant un bloc brut au fil diamant, au monolame, au  multilame,  au disque, au passe partout, etc. La tranche brute peut être flammée, adoucie ou polie après le sciage.

Transept : Nef transversale coupant une église perpendiculairement à la nef principale et lui donnant une forme de croix.

Travail d'Adoption : Chez les Compagnons du Devoir, ouvrage de métier réalisé en vue de l'Adoption, témoignant d'un savoir-faire professionnel.

Travail de Réception : Chez les Compagnons du Devoir, ouvrage de métier réalisé en vue de la Réception, souvent appelé chef-d'œuvre, témoignant d'un savoir-faire professionnel.

Travée : Espace architectural compris entre deux supports.

Travertins : Calcaire sédimentaire continental de teinte grise à jaunâtre. La roche est plus ou moins vacuolaire, avec des vides parfois remplis. Le travertin s'est généralement formé par précipitation de calcaire à proximité des sources chaudes.

Trémie : Percement ou trou dans le plancher que traverse un escalier.

Triangle égyptien : Parfois appelé triangle pythagoricien, ou, improprement, triangle d'or (ce qui crée une confusion avec le rectangle d'or), c'est un triangle très particulier, car ses côtés sont commensurables en nombres entiers, étant dans le rapport 3-4-5, nombres dont, en outre, le total fait douze. Ce triangle permet de vérifier, sur un chantier, un angle droit, et les compagnons utilisent, pour cela, la corde à treize nœuds.

Triforium : Galerie ouverte, située au-dessus des bas-côtés, et s'étendant sur le pourtour intérieur de la nef d'une église. Parfois galerie de circulation, parfois simple arcature décorative, le triforium a surtout pour fin d'occuper le mur aveugle correspondant à la pente du toit du collatéral, dans le comble duquel se trouvent fréquemment des demi-arcs contribuant à la stabilité des voûtes. Compte tenu de sa hauteur limitée, il comporte plusieurs baies pour chaque travée.

Triglyphe : Ornement de la frise dorique qui représente l'extrémité des solives posée sur l'architrave, et qui a ordinairement des rainures profondes et verticales.

Tribune : Galerie haute, de même largeur que le bas-côté qu'elle surmonte.

Triglyphe : Motif d'ornementation rectangulaire, plus haut que large, légèrement saillant sur la frise d'un entablement d'ordre dorique. Il est creusé de deux cannelures verticales taillées en biseau et comprises entre des listels, dont les deux extrêmes sont entaillés de façon à former une demi-cannelure ou chanfrein, ce qui donne un total de trois cannelures. L'intervalle entre les triglyphes s'appelle métope.

Triolon : Cylindre de fer placés en série sous un bloc de pierre pour le déplacer horizontalement.

Trophée : Décoration sculptée composés soit d'armes de guerre, soit d'éléments empruntés aux arts, à l'industrie, aux professions. A Paris, la porte Saint-Denis, l'arc de triomphe du Carrousel, la colonne de la Grande-Armée, place Vendôme, etc., sont décorés de trophées.

Trou de boulin : Trou dans un mur pouvant accueillir une traverse d'échafaudage.

Trompe :Support aux quatre angles d'une coupole permettant de passer du plan carré de la partie de base au plan circulaire de la voûte.

Trumeau : Partie d'un mur située entre deux portes ou deux fenêtres.

Tue-vent ou Loge : Abri de fendeur d'ardoise ou de tailleur de pierre fait de panneaux de chaume .

Tympan : Dans un portail d'église, c'est la surface verticale située entre la voussure intérieure et le linteau. Il suit la forme de la voussure : plein cintre, brisé, polylobé, en accolade ou en anse de panier. Le tympan offre une surface idéale pour la sculpture en bas ou haut-relief.


U

Urne : Vase, pouvant être réalisé en pierre. Elle peut avoir diverses fonctions : conservation des cendres des défunts ou ablutions lors des rites religieux.


V

Vantail : Chaque partie mobile d'une porte, d'une croisée, d'une persienne, etc.

Vase d'amortissement : Vase en pierre décoratif posé aux extrémités d'un fronton, au sommet d'une façade, sur les piédestaux d'angle d'un balustre posé en attique.

Veine : Ligne teintée qui sinue dans la pierre ou le marbre et ne constituant pas forcement un défaut - Filon de roche.

Ventre : Partie d'un mur qui s'avance en saillie anormale, se bombe, hors de son aplomb. On dit que le mur fait ventre (ou qu'il boucle).

Veinage ou Veinure : Ensemble des veines et marbrures d'un matériau.

Verdoux ou Verdeaux : Collines de déblais de chutes et de poussière résultant de l'exploitation d'ardoisières.

Vergée : se dit d'une ardoise cassante dans le sens de la longueur.

Vermiculée : Finition de parement d'une pierre travaillée en creux de façon à imiter des traces de vers (bossages vermiculés).

Virga : Règle qui était à la fois l'instrument de mesure-étalon et l'insigne de la fonction du maître sur les chantiers du Moyen Âge.

Vitreux : Qui présente l'aspect plus ou moins translucide du verre.

Volute :  Enroulement décoratif en forme de spirale (angles du chapiteau ionique, consoles, ailerons de lucarne, ...).

Voussure : Partie cintrée qui encadre le portail dune église (au-dessus du tympan). Les voussures accueillent souvent des sculptures - Courbure d'une voûte - Partie cintrée d'un plafond.

Voûtains ou Compartiments : Parties de voûtes situées entre deux nervures (ou entre deux arêtes vives).

Voûte : Ouvrage de maçonnerie cintré formant un arc constitué par des pierres taillées. La voûte s'appuie sur des murs, des pilastres ou des colonnes.

Voûte d'arête : Voûte constituée par la pénétration de deux berceaux à angle droit.

Voûte en berceau : Voûte en arc de cercle.

Voyage : Appellation générique du Tour de France des Compagnons du Devoir.


W

Wagon ou Patinot : Élément de conduit de fumée destiné à être incorporé dans la maçonnerie : ses angles comportent des oreilles de liaisonnement qui le différencient du boisseau classique.


X

Xyste : Dans les gymnases antiques, désignait une galerie couverte.


Z

Zébre ou Fiche : Outil composée d'une lame de tôle dentelée, munie d'un manche en bois. Cette lame sert au ficheur, qui, avec cet outil, introduit peu à peu le mortier sous le bloc. Lorsque ce mortier a acquis une certaine consistance, il le bourre au moyen d'un refouloir.

Zénithal : En architecture Un éclairage zénithal désigne un éclairage, naturel ou artificiel, qui vient du haut.

Zéolite : Nom générique d'une famille d'aluminosilicates naturels présents dans certaines roches volcaniques.

Ziguet : Petite aiguille de carrier de 1.80 mètre de long. En carrière souterraine, une fois un premier bloc extrait, le carrier se plaçait dans la cavité laissée et pouvait évider l'arrière des autres blocs grâce à cette petite aiguille.

Zigzags : Ils désignent un motif d'ornement de l'architecture romane normande formant une ligne brisée par des angles alternativement saillants et rentrants.



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